Intégration des logos : quelle méthode ?

Pour y avoir encore été confronté ces derniers jours, je m’aperçois que je n’ai jamais trouvé de solution miracle à la question de l’intégration d’un logo d’entreprise existant (et dont la modification n’est pas à l’ordre du jour) dans une création ou une refonte de site pour un client.En bref, c’est toujours un peu la

Pour y avoir encore été confronté ces derniers jours, je m’aperçois que je n’ai jamais trouvé de solution miracle à la question de l’intégration d’un logo d’entreprise existant (et dont la modification n’est pas à l’ordre du jour) dans une création ou une refonte de site pour un client.
En bref, c’est toujours un peu la merde.
D’une part parce-que je trouve – sans aucun snobisme de webdesigner qui se la pète – que 90% des logos de PME (le gros de ma clientèle) sont moches et souvent vides de sens – le syndrôme du crobard dessiné sur un bout de table par le petit neveu en première année d’école d’arts graphiques – mais également parce-que même quand ils sont réussis, il n’ont pas ete conçus dans une optique web, et rendent mal sur un écran.
D’où une prise de tête récurrente pour intégrer tant bien que mal le sigle vénéré de l’entreprise dans le site de cette dernière.
En général je pars (nous partons, quand nous travaillons en équipe sur un projet) du logo pour décliner un premier design et présenter une maquette au client. Enfin, c’était vrai jusqu’à il y a peu.
Mais après réflexion et parce-que nous avons à intégrer de nouveau un logo particulièrement hideux (mais dont on sent qu’il a été en revanche très travaillé) qui rend toute créa digne de ce nom presque impossible, j’ai décidé maintenant de procéder à l’inverse : on oublie le logo, on garde juste ses dimensions et son homothétie et on place le bloc à l’emplacement prévu, on prélève éventuellement une couleur fondamentale dans le logo, et on l’oublie vite, pour démarrer le design en toute indépendance. Et je n’intégrerai l’horreur qu’à la fin de la première maquette.
Ce qui, au passage, aura peut-être un effet induit : celui de montrer au client comment son logo est moche et l’intérêt qu’il y aurait à le refaire…
Qu’en pensez-vous ? Comment faites-vous pour gérer cette étape ?


26 commentaires

  1. Il ne faut pas oublier que le logo est là pour qu’on reconnaisse la marque/société au premier coup d’oeil.

    Une refonte ne s’impose pas comme ça, ça engage une nouvelle campagne de communication pour faire connaitre le nouveau logo… Le logo doit rester le pilier central de la communication visuelle, même s’il s’avère à vomir :/

  2. C’est vrai que les logos d’entreprise et particulièrement ceux des TPE/PME sont souvent difficiles à intégrer dans le design… De mon coté, et par deux fois déjà j’ai proposé à mes clients un nouveau logo "spécial" web sous forme de nouvelle marque, un peu comme les séries pour les constructeurs automobiles. Et ca semble bien passer auprès du client, des ses propres clients, etc…

    Un autre argument que j’utilise c’est que c’est le bon moment pour redonner un peu de nouveauté et de dynanisme et que de toutes façons les sociétés du CAC40 changent elles aussi radicalement et régulièrement leur logo.

  3. Aussi idiot que cela puisse paraître un logo n’est pas fait pour être "beau" (subjectif de toute façon), mais pour être identifiable, clair et lisible et surtout facilement mémorisable.

    D’une certaine façon un logo esthétiquement horrible, mais qui vous marque l’esprit est un bon logo.

    Effectivement parfois en tant que graphiste c’est frustrant de travailler sur un projet dont on n’aime pas la charte, cela dit se plier à des contraintes rend parfois aussi le travail plus intéressant.

    Pour ma part, le logotype -qu’il soit beau ou non- est integré au tout début de ma maquette, car c’est en quelque sorte un des éléments central et sa disposition ne doit pas être laissé au hasard.

  4. Premiere chose : je m’interdis de dire ou de penser qu’un logo est "moche". Je prefere penser "Je n’aime pas".

    En général, le probleme avec ces logos ne sont pas tant leur forme que leur couleur… mais un logo doit toujours garder son importance, que celui-ci nous plaise ou non.

    Parfois, il faut savoir si ce logo ete decliné en noir et blanc, ou en bichro, afin deja d’atténuer tout le superflus des couleurs, et se concentrer effectivement sur le coeur de métier : les produits, services, pour compenser la faiblesse de presence du logo.

  5. Pour Discounteo tes voisins m’ont convaincu de revoir le logo initial avant de faire le site web

    Effectivement plus difficile à avaler mais pas impossible si la boite a un reel interet online. La peur de rater son investissement web pour une quesiton de logo peut etre un bon moteur. Aller visiter quelques sites de grandes enseignes avec un design affreux peut aider…

  6. Qu’entends tu pars un logo qui n’a pas été conçu dans une optique web et qui rend mal à l’écran ?

    De mon côté, je fais l’inverse, j’utilise le logo pour faire la maquette (les couleurs, les lignes de force -droites ou courbes, etc). Comme ça… pas de mauvaises surprises. 🙂

  7. c’est une vrai problématique, d’autant que certains logos sont effectivement bien pour le print mais immondes pour le web.

    Cependant, on peut "adapter" parfois le logo existant (l’épurer, changer la typo…) sans que le client se sente agressé par une critique de son logo.

  8. Il est aussi possible de décliner un logo en une seule couleur à partir du n&b, pour l’intégrer dans un graphisme général dans lequel il se fond mieux; si le client trouve le site beau et le logo décliné différemment bien intégré ça peut le faire; ça m’est arrivé pour un site avec un logo vert et violet décliné en violet uniquement, l’ensemble du site était bien foutu graphiquement, c’est passé comme une lettre à la poste.

  9. Je pense que ta méthode est la meilleure (design puis logo). Il est aussi possible "d’isoler" le logo dans un coin de la page(bordure, code couleur différent, …).

    Et puis il y a parfois pire à gérer (issu de ma petite expérience) : le changement de logo sans avoir la permission de toucher au site.

    Bien sûr, le second logo était plus moche, moins lisible (surtout sur écran) et encore plus "sacré" que le premier.

  10. N’oubliez pas qu’une maquette n’est pas simplement esthétique, elle doit être en relation avec le positionnement de l’entreprise.

    Le logotype lui même reflète le positionnement de l’entreprise. Je trouve abhérent de développer un site sans tenir compte du logotype.

    Le design ce n’est pas seulement de l’esthétisme, c’est surtout de l’ergonomie, de l’usabilité, de la réflexion et de l’originalité !

  11. J’ai le même problème qu’Eric, et c’est une plaie ces logos moches avec des couleurs impossibles.

    Le pire, c’est quand le client exige que tu fasses le site aux couleurs du logo, qui lui est gris et cyan… bon amusement !

  12. Une idée simple: j’ai posté les épreuves du logo sur mon blog et demandé l’avis des visiteurs.

    Une expérience similaire serait réalisable avec un logo existant (moche), pour que le client se rende compte de la perception. Reste alors à créer des sites très légers qui auront une existence courte (sans pour autant polluer).

    Résultat dans notre cas? la population qui a donné son avis est à 80% non bloggueuse (d’où des posts signés maladroitement) donc assez représentative de la population internet actuelle. Cela permet aussi d’avoir le retour d’autres graphistes…

  13. Je tombe par hasard sur cet article en cherchant justement comment les autres procèdent pour intégrer des vilains logos dans des compos web. Je m’aperçois logiquement qu’il n’y a pas vraiment de réponse toute faite.
    Perso, les rares fois ou j’ai essayé d’ignorer le logo comme tu l’indique, le retour client n’a pas été très concluant… Donc au boulot !

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