Suivez-nous

Sciences

La Chine détient un « soleil artificiel », et voici sa fonction

Pour résoudre la question de la production d’énergie écoresponsable, la Chine s’est inspirée du soleil pour en créer un modèle réduit, réalisant des fusions nucléaires neutres pour l’environnement.

Il y a

  

le

 
soleil artificiel chine
© Pexels / Pixabay

Et si la fusion nucléaire, qui alimente l’activité du soleil, était un modèle pouvant être réutilisé de façon artificielle pour produire une énergie propre ? Cela fera maintenant 14 ans que la Chine travaille sur la question, et développe un « soleil artificiel ». Il pourrait constituer une piste pour produire de l’énergie renouvelable, abondante et peu coûteuse.

En cette fin d’année, l’équipe en charge du développement de HL-2M (le nom donné à la machine enfermant le modèle de soleil artificiel) a indiqué que le projet serait prêt à être activé. Son déroulement se fera par étape, mais il s’agit bien du tout premier modèle reprenant le concept de fusion nucléaire du soleil, et qui atteint des températures aussi extrêmes.

Un soleil artificiel pour une énergie renouvelable

Le projet HL-2M a débuté il y a maintenant six mois. Depuis le mois de juin, les travaux se seraient bien déroulés selon l’agence de presse Xinhua. On s’attend à ce que le dispositif débute ses premiers tests en 2020, alors que Duan Xuru, le directeur du Southwestern Institute of Physics qui suit de près le projet, avait planifié l’état opérationnel du premier soleil artificiel pour cette année-là.

L’énorme machine prenant la forme d’un réacteur de 11 mètres, qui logera ce soleil artificiel, stockera des types de molécules d’hydrogènes à une température colossale : plus de 200 millions de degrés, ce qui représente une chaleur 13 fois plus importante que le noyau du soleil. Naturellement, le carburant utilisé deviendra du plasma à cette température, et garantir qu’il n’endommage pas la machine en elle-même en constituera l’un des principaux défis.

Pour réussir à maîtriser les réactions du plasma, la Chine s’est vraiment appuyée sur toutes les richesses offertes par le Soleil lui-même, tout comme son champ magnétique. Les scientifiques se sont aperçu qu’ils pourraient réussir à canaliser le « soleil artificiel » en confinant ce dernier dans un espace (baptisé Tokamak), avec de forts champs magnétiques.

Une source d’énergie propre ?

Maintenant que le réacteur est opérationnel, les premières mises en activité permettront de faire augmenter petit à petit l’activité de la machine, jusqu’à arriver aux propriétés de température plus élevée que celles du soleil. À ce stade, si les contraintes matérielles n’entravent pas la production d’énergie, alors le « soleil artificiel » serait une source d’électricité renouvelable sans impact écologique.

Contrairement à la fission nucléaire, la fusion nucléaire produite typiquement par le soleil ne rejette pas de déchets radioactifs. Si son utilisation n’a jamais été préférée à la technique de nos centrales nucléaires, c’est tout simplement parce-que les températures et pressions demandées sont exceptionnellement élevées, comme le projet chinois le démontre.

10 Commentaires

10 Commentaires

  1. Neo

    19 décembre 2019 at 11 h 27 min

    Il y’a aussi le projet ITER, dans le sud de la france.
    iter.org/fr/accueil

  2. Paul

    19 décembre 2019 at 11 h 59 min

    C’est une blague cet article.
    La chine a découvert il y a 6 mois le principe du tokamak inventé par des chercheurs soviétiques en 1950? Depuis il y en a eu 200 un peu partout dans le monde dont celui d’ITER en construction en France auquel la Chine participe.

  3. Casore

    19 décembre 2019 at 12 h 38 min

    Comme l’a dit la personne de l’autre commentaire, il vaudrait mieux se renseigner un peu car le projet ITER travaille sur ce champ depuis tout aussi longtemps. Le problème de la fusion ne se situe pas sur les degrés trop élevés mais sur notre capacité à reproduire une fusion viable.

    Il aurait été intéressant d’aborder également le projet international ITER, cela aurait donné un article bien plus complet.

  4. Benjamin

    19 décembre 2019 at 12 h 55 min

    Bravos vous venez de découvrir la pluie. On travail sur ca avec ITER depuis des dizaines d’année. C’est le plus gros projet de recherche européen + Canada Japon etc

  5. Malkut

    19 décembre 2019 at 15 h 53 min

    Non mais je sens bien que vous essayez de me dire quelque chose…c’est de vous la phrase ou vous l’avez entendue ? …

    Restez sur la tech Pressecitron.
    Ou alors, prenez un vrai journaliste scientifique.
    C’est un vrai métier…

  6. tof

    20 décembre 2019 at 8 h 57 min

    Tout a fait d’accord avec les commentaires; cet article est une honte intellectuelle et totaleemnt erroné. Merci pour la fake news presse-citron! Pro-chinois ou quoi?

    • Magnul

      20 décembre 2019 at 17 h 02 min

      Peut être que la Chine participe aussi à Iter, accessoirement ? Il faut se renseigner avant d’écrire.

  7. MMCannes

    20 décembre 2019 at 16 h 20 min

    Et nos 35 nations associées dans l’ITER, notre Soleil ! il se passe quoi ? Et pour l’EPR, on va finir par le vendre en négatif ? C’est à dire payer des pénalités…autant l’arrêter tout de suite, si en plus il est dépassé !

  8. Phil

    26 décembre 2019 at 21 h 31 min

    On peut aussi préciser que les tokamaks à ce jour parviennent difficilement à produire un peu plus d’énergie qu’ils en consomment, le tout sur des durées allant de quelques millisecondes à quelques secondes. On est très loin d’un réacteur de puissance, n’en déplaise à nos amis journalistes chinois de Xinhua dont il vaut vérifier les dépêches plutôt que de les copier telles quelles.

  9. tes fesses

    1 janvier 2020 at 19 h 26 min

    on va toous mourir

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Partenaire : Samsung

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests