La délicate question des publi-rédactionnels dans les blogs

Quand on édite un blog qui atteint une audience "significative", et qu’on n’est pas hostile à l’idée de monétiser celui-ci en louant ses espaces à des annonceurs, on conclut des accords avec des régies publicitaires, et se pose alors rapidement la question des publi-rédactionnels.

Je suis moi-même confronté ces derniers jours à cette problématique et je dois dire qu’une solution raisonnable et acceptable pour tous (annonceurs, éditeur du blog, lecteurs) n’est par forcément facile à trouver.

Quand on édite un blog qui atteint une audience "significative", et qu’on n’est pas hostile à l’idée de monétiser celui-ci en louant ses espaces à des annonceurs, on conclut des accords avec des régies publicitaires, et se pose alors rapidement la question des publi-rédactionnels.

Je suis moi-même confronté ces derniers jours à cette problématique et je dois dire qu’une solution raisonnable et acceptable pour tous (annonceurs, éditeur du blog, lecteurs) n’est par forcément facile à trouver.


Pourquoi l’insertion de publi-rédactionnels dans un blog peut-elle poser problème ?

La publicité, même si elle en agace certains – ce que je peux comprendre si elle est trop intrusive – commence à faire son chemin sur les blogs et elle est finalement assez bien admise. D’autre part, ceux qui y sont vraiment hostiles peuvent utiliser des outils pour la bloquer et continuer à naviguer tranquillement.
Il n’en va pas de même pour les publi-rédactionnels : d’une part ils s’invitent dans le flux des articles des blogs et sont par conséquent difficilement "blocables", et d’autre part ils peuvent même venir dans votre agrégateur (même s’il existe aussi des moyens de filtrer ceux-ci).
D’un autre côté, je ne suis pas certain qu’il faille crier au loup pour quelques publi-rédactionnels diffusés par un blog, à condition que ceux-ci soient évidemment clairement identifiés comme tels.

Appât du gain versus "éthique"…

Vaste débat dans lequel j’éviterai soigneusement de rentrer car ce n’est pas l’objet de cette réflexion.
Seulement voilà, les faits sont là et ils sont têtus : quand on passe – comme c’est mon cas – de plus en plus de temps à éditer (je devrais dire gérer) un blog comme celui-ci, qu’on essaie de produire du contenu régulièrement, que cette activité s’impose naturellement comme étant partie intégrante de votre vie professionnelle, et que, accessoirement on touche plusieurs milliers de lecteurs quotidiennement, il arrive un moment où il me parait légitime d’essayer d’en tirer un revenu en adéquation avec le temps passé.
L’équation est simple : si je passe entre 30 et 50% de mon temps professionnel à bloguer, il ne parait pas aberrant que le blog génère entre 30 et 50% de mes revenus totaux (même si on peu pondérer cela dans le fait que le blog sert aussi indirectement mes intérêts en me faisant économiser des démarches commerciales ou de relations publiques, entre autres…).
J’ai clairement fait le choix de la monétisation de Presse-citron, et je ne le regrette pas, car je pense le faire avec une certaine retenue, et le ratio espaces pub/revenus est pour le moment satisfaisant. Je ne vous cache pas que je pourrais gagner beaucoup plus si j’acceptais toutes les sollicitations des annonceurs, mais ce serait à mon avis une politique à court terme, or je ne tiens pas à flinguer en quelques semaines un truc qui a été bâti patiemment en plusieurs années.

Les revenus tirés des publi-rédactionnels en valent-ils la peine ?

Il y a eu en tout et pour tout sur Presse-citron deux (2) publi-rédactionnels plubliés en deux ans et plus de 2000 billets. Il se trouve que les deux ont été publiés à quelques jours d’intervalle, par un pur hasard du calendrier.
Pendant cette même période j’ai reçu 6 sollicitations (en un mois donc) de deux agences différentes, et je n’en n’ai donc acceptées que deux. D’une part parce-que tout ce que l’on me proposait ne correspondait pas forcément aux thématiques couvertes par Presse-citron, mais aussi parce-que je ne souhaite pas publier ce genre d’article trop fréquemment.
Mais croyez-moi, il est difficile de refuser car, pour répondre aux interrogations de certains, ces publi-rédactionnels sont plutôt bien payés. Sans entrer dans les détails, cela va de 350 à 700 euros pour un article, la moyenne fréquente s’établissant aux alentours de 400 Euros. Si j’avais accepté les 6 propositions récentes, j’aurai donc réalisé un chiffre d’affaire de 2 400 Euros en moins d’un mois juste avec les publi-rédactionnels, en plus du CA réalisé mensuellement avec les autres publicités.
Avouez qu’il y a de quoi réfléchir… D’autant que si un chiffre de 6 publi-rédactionnels en un mois peut paraître important, il faut le rapporter au nombre de billets publiés sur la même période, soit en mai 2007, 98 articles exactement. Ce qui aurait donné un ratio de 6.12%.
Pas de quoi fouetter un blogueur, non ?

Une activité en pleine évolution : des règles de bonne conduite à inventer

C’est acquis : tout "travail" méritant salaire, je n’ai aucune gêne à afficher de la pub sur ce blog.
Je suis en revanche, vous l’aurez compris, un peu moins à l’aise quand il s’agit de publi-rédactionnels. Et pourtant je ne devrais pas, car c’est finalement une forme de communication publicitaire courante, à laquelle nous sommes habitués dans d’autres média, à commencer par la presse traditionnelle, et qui apporte à mon avis une solution différente à la monétisation des contenus sur internet.
Je devrais l’être d’autant moins que j’ai été plutôt agréablement surpris par le peu, voire l’absence de réactions négatives qu’ont déclenché les deux publi-rédactionnels publiés dans ces pages, et même par certains commentaires plutôt posés sur le sujet.
Maintenant, le marché de la publicité dans les blogs est encore immature et beaucoup d’approches restent probablement à inventer.
En attendant, il ne parait pas présomptueux de se fixer quelques règles de bonne conduite qui soient en mesure de concilier intérêt des annonceurs et confort des lecteurs.

Voici 5 règles que je propose et que je m’applique déjà à moi-même :

  • annoncer clairement qu’il s’agit d’un publi-rédactionel, dans le titre du billet
  • n’accepter que les propositions pour des articles que nous rédigeons nous-mêmes. C’est le cas pour les deux rédactionnels déjà publiés ici.
  • n’accepter que des articles pour lesquels on a une totale liberté de rédaction (même s’il est clair qu’on ne nous paye pas pour démolir un service). C’est le cas pour les deux rédactionnels déjà publiés ici.
  • ne pas accepter un publi-rédactionnel pour un produit ou un service sans relation avec la thématique de son blog. S’il s’agit d’une opération pour la promotion d’une bière ou d’un parfum par exemple, elle doit être d’abord fondée sur un support web innovant (Web 2.0…). Je ne parlerai d’un produit que s’il s’agit d’un produit high-tech qui puisse rentrer dans une des catégories de ce blog, ou d’un service promu par une approche web intéressante (voir HSBC par exemple).
  • ne pas publier plus d’un publi-rédactionnel par semaine, où respecter un ratio n’excédant pas 5% de la totalité du contenu publié.

D’autre part, je réfléchis à d’autres façons de présenter les publi-rédactionnels, comme par exemple leur déplacement dans un espace dédié de la sidebar (comme pour le Nokia N95 en ce moment, même si dans ce cas ce n’est pas un communiqué mais bien une pub).
Avantage pour le lecteur : aucune intrusion dans le flux des articles. Avantage pour l’annonceur : la possibilité de négocier une durée de parution et donc une visibilité plus importante.

Le débat est ouvert : que pensez-vous de tout cela ?


Nos dernières vidéos

42 commentaires

  1. C’est marrant mais je pensais à toi ce matin en voyant fleurir dans mon agrégateur le concours des vacances à Bali sur différents blogs. Tu avais mentionné récemment que tu écrirais ce billet, c’est pour ça.
    Moi, je trouve ça normal, vu le temps que tu consacres à ton blog et la qualité du contenu que tu aies un retour sur investissement.
    Le seul souci pour le lecteur que je suis, c’est que les agences contactent toujours les mêmes bloggeurs et que souvent, nous lisons ces mêmes bloggeurs (pour HSBC, j’ai vu 4 ou 5 articles sur des blogs différents). Donc au lieu d’avoir l’information qu’une fois, je l’ai de 5 à 10 fois…. Après le fait d’identifier clairement que c’est un publi-rédactionnel, ça permet de faire le tri… et l’idée de ne pas les avoir dans un flux RSS me plaît assez.

  2. Les journalistes "papier" connaissent le même genre d’état d’âme que les rédacteurs blogueurs… Je crois qu’un bon publirédactionnel (et un non pas un copié-collé vite fait du communiqué de presse) est aussi une forme d’information, que l’on soit sur un blog ou dans un journal. Il faut juste qu’on s’aperçoive TOUT DE SUITE dans quel registre on se trouve, lorsqu’on est lecteur.
    Elles me plaisent bien ces cinq règles!

  3. La statégie de diffusion de pub est très importante. La seule rêgle d’or : satisfaire le lectorat et les annonceurs. Au plus tu bosses avec tes annonceurs au mieux tu peux leur donner un retour important (conseils pour rester dans le ton du site, placement de pub, durée…), au plus tu proposes des pubs dans ton thème au plus tu satisfais ton lectorat (par exemple N95 m’intéresse :)).
    Au final il faut que tout le monde y gagne (lecteurs, annonceurs et toi) ce n’est pas si compliqué d’y arriver.
    Par contre le publi rédactionnel = beurk. Je préfère un lien sponsorié pendant une durée ou un nombre de post limité comme le fait techcrunch par exemple.

  4. Je trouve votre idée intéressante, c’est à dire le fait que ce blog reste aussi passionnant à lire en y intégrant parfois des publi-rédactionnelles. Même si ceux-ci sont intégrés dans mon aggrégateur peu importe si cela est clairement indiqué dans le titre par exemple. Il y a bien d’autres billets pourtant non publicitaire qui m’intéressent peu ou pas.
    Le fait le plus important est l’indication claire et la limitation du nombre de ces billets (le 6 par mois que vous auriez pu faire ne m’aurait absolument pas choquée étant donné le temps que peu prendre un blog !)

  5. Perso ça commence un peu à me fatiguer, entre les articles publi rédactionnels et les articles sur les articles publi rédactionnels…

    Mais comme le presse citron est bon, le fil reste dans mon agrégateur… 🙂

  6. Tu as une bonne approche, comme souvent, ouverte, proposant des choses, humble (ou bonhomme disons), en un mot positive.

    Je n’ai rien contre la monétisation évidemment. Rien non plus contre la maitrise d’un outil de communication que tu as bâti, de nombreuses heures de travail qu’il ne faudrait pas saccager avec un traitement brouillon du publi-rédactionnel. Mais les bloggueurs sauront-ils être aussi sage que Presse-Citron ?!

    Pour finir, mêmes remarques que sur le blog d’henri, 2803.com :

    – Effet "perroquet-sphère" lorsque 2 blogs (majeurs) et plus ont le même sujet de dissert’ 😉
    – Ciblage de l’objet (bien , service) dont on fait l’hagiographie sans être spécialiste de la période.

  7. D.VDA on se pose tous la même question en ce moment. Mais je tiens à préciser que comme Eric les articles sponsorisés sur 2803 sont explicitement marqués comme tel ce qui n’est malheureusement pas le cas d’autres blogs.
    Pour rebondir sur l’hagiographie (que je resortirais un jour), je pense aussi qu’il vaut mieux avoir en main l’objet pour faire une review objective.

  8. Je pense que ton approche est plutôt bonne Eric, et merci encore une fois pour ta transparence 🙂

    Si j’avais la chance d’être dans ta position je ne pense pas que je boycotterai le publi-redactionnel non plus, il est clair qu’à partir du moment ou tu gagne ta vie avec ton blog tu a envie d’en proposer plus aux visiteurs aussi, donc tout le monde y est gagnant (et comme tu mentionne de suite qu’il s’agit d’un article publi-rédactionnel => hop on ne lit pas si on n’aiment pas la méthode).

  9. Moi je trouve ca pas mal du tout mais biensure c’est l’aspect financier qui m’attire aussi dans ce genre de billet.

    Si tu fait 1 billet rédactionnel par semaine pour une moyenne de 500€ ca te fait un bon salaire a la fin du mois et tout ca sans compter la pub. Ca donne franchement envie !

  10. Et bien moi je pense qu’il est parfois de bon ton de ne pas se laisser happer par les sirenes publicitaires, que tu dois deja suffisament bien gagner ta vie, que tu n’as pas réellement besoin d’une 4e voiture ou d’un plasma + grand, et que la liberté et l’indépendance d’un geek n’ont pas de prix, même a 500 zeuros le billet 😀 hu hu hu…

  11. Perso je trouve que ce n’est pas ce que tu écris de mieux, je crois même que j’ai zappé avant la fin des articles, c’est pour dire.
    Et puis, ça m’a fait drôle, j’ai pas bien compris ce que ça faisait là et entre nous j’avais pas bien vu que c’était un publi-machin-chose. En fait, je me suis senti piégé comme dans certains magasines papiers à la con.
    Au final, je pense que c’est un mauvais choix, que ça fait rentrer inconsciemment dans mon esprit tes articles dans la zone ‘faire bien gaffe avant de lire le contenu ‘ alors qu’avant j’y allais toujours les yeux fermés. Et que la catégorie des gens en qui tu peux avoir pleine confiance est assez rare.
    Money is money, même ici. Dommage.

  12. Pourtant le fait que ce soit un publi-rédac est clairement indiqué dans le titre et répété en préambule des articles. Y a aucun piège, aucune méfiance à avoir.

  13. Oui, tu as raison, c’est bien précisé mais mon cerveau il s’en tape, il est habitué à lire tout ce qui lui tombe sous les yeux. Quand il voit publi-rédac, il ne sais pas traiter cette information et continue à lire.
    Ce n’est qu’au milieu de l’article qu’il se dit "mhaaa" drôle de goût.
    Bon, encore un peu d’entraînement et il devrait pouvoir s’en sortir.

  14. tu te poses trop de questions métaphysiques Eric… tu bosses à mi temps dessus, tu as une famille, les gens qui ne peuvent comprendre n’ont soit pas la maturité pour le faire ou n’ont aucune idée du travail que cela peut représenter.

    Pour le peu de personne qui comme moi le font à plein temps, le publireportage est vitale, et quand il est bien fait peut être même éducatif, dans mon cas elle demande aussi bcp de travail, entre le tournage et la post production, le plus marrant c’est que dans le top 5 des videos les plus regardée chez moi il y a un publi reportage, et que je n’ais reçus aucun commentaires négatif , car ils sont tournés dans le respect de la ligne de mon site, et que je ne me "trahis" pas dans ces billets…

    Ils font partis de la vie c’est tout, mais faire des billets dessus, je trouve ça bof, car c’est comme quand tu parles du cachet d’un artiste ou de comment un journal ou un magazine fait pour vivre, sans pubs les magazines meurent et contrairement a ce que pense bcp de monde, le prix du magazine ne sert en générale qu’à couvrir son coût de fabrication….

  15. @Thierry, j’en parle une bonne fois pour toutes parce-que je pense qu’il était nécessaire d’être clair sur la question. Mais tu as raison quand tu précises que le publi-reportage c’est AUSSI du boulot (surtout dans ton cas).

  16. La question est intéressante et je vois de mon coté également un mouvement dans la blogobulle ! Elle s’organise et se monétise de plus en plus, c’est logique comme tu l’expliques !
    Le publi doit forcément être rédigé par le blogueur autrement ca ne sert à rien, et à mon sens on doit laisser la possibilité au blogueur de donner son avis (bon, neutre ou mauvais) même si ce dernier est payé!
    Ensuite au blogueur de géré le nombre pour respecter ses lecteurs.
    Comme l’a dis Gonzague plus haut nous réflechissons bien sur à cette problématique aussi !

  17. j’hésitais a le faire, mais ce weekend je vais publié une interview video de payperpost que j’ai rencontré a san francisco, je la traduirais, vous allez voir, c’est très interessant la maniere dont on voit le publireportage aux usa, où c’est tres tres dur…

  18. J’ai déjà souvent bataillé avec Henri (2803.com) sur le sujet, perso je trouve que cette pratique dévoie largement la "philosophie" du blog.
    Toi Eric tu as des scrupules, une éthique au moins, et la manière dont tu envisages de le faire me paraît réflechie et respectueuse de tes lecteurs.
    Après, en tant que lecteur lambda, ça me fait toujours suer de lire un post en sachant qu’il a été téléguidé par un rapport monétaire. Dans ce cas, on suppute toujours que l’objectivité et l’indépendance de vue ne peut être totale, quelques soient les (louables) intentions.
    Donc, pour moi, même réflexe pour le blog que pour une lecture presse : quand c’est étiquetté publireportage, je zappe.

  19. Tout pareil que Sasa,
    Si le post est étiqueté "Publi-rédactionnel", alors quel est l’intérêt de le lire puisque l’exposé ne sera pas objectif, et ce, quel que soit les disclaimers ou les règles "d’éthique" que l’auteur se fixe. Du coup, quel est l’intérêt pour la marque de le payer.
    Si ce n’est pas étiqueté "Publi-rédactionnel", alors c’est une sorte de trahison du lectorat.

    En somme, pour une marque, un bon publi-rédactionnel se fait en Blind, et là, on est borderline.

  20. C’est moi qui te demandais dans un commentaire combien ça rapportait d’écrire un publi-rédactionnel.
    En le relisant je me rend compte que ce commentaire est sec et pourrait faire croire qu’il exprime une certaine exaspération ou un mécontentement.
    Je m’en excuse car ce n’était pas le cas.
    Je n’ai rien contre les publi-rédactionnels dans les posts quand leur nature est bien indiquée.
    On en trouve dans tous les magazines aujourd’hui et généralement ils sont positionnés de façon à abuser le lecteur, d’où leur mauvaise réputation. Dans ton post, tu as, au contraire, clairement indiqué dès le titre de quoi il s’agissait.

    Et si ce blog te permet de devenir millionnaire, ce n’est que justice vu sa qualité.

  21. et contrairement à therry j’apprécie cette transparence une bonne fois pour toutes.
    mais tant que les 5 règles sont respectées, les publi redactionnels ont leur place sur ton blog !

  22. "car c’est finalement une forme de communication publicitaire courante, à laquelle nous sommes habitués dans d’autres média, à commencer par la presse traditionnelle…"

    Putain, l’argument qui tue ! Parce que les autres le font alors toi aussi t’as le droit. Comparer ton blog a la presse traditionnelle c’est fort ! C’est une insulte à la presse. Pointe ton nez dans une agence de presse ou dans la rédaction d’un quotidien et tu comprendras mieux pourquoi la pub est _vital_… ce qui n’est pas ton cas.

    Ce qui me gêne ce n’est pas la pub – je lis ton blog via un agrégateur, à défaut un navigateur intelligent qui skip – mais c’est le fait de ne pas assumer que c’est au final pour se faire du fric. T’as vécu jusqu’ici sans te soucier vraiment de ce problème mais maintenant que les fréquentations grimpes et que tu sens l’odeur des euros, c’est frustrant de cracher dessus. Au lieu d’argumenter à ta sauce qui finalement c’est bien pour tout le monde, assume que t’as envie de rentabiliser ton temps à bloguer! Mais ce qui te gêne c’est l’image que ça renvoie. Dans nos pays industrialisés chacun essaye de gagner un max de pognion mais il faut surtout pas le dire. Chuuuut.

    "Appât du gain versus ‘éthique’…"
    Et la réponse
    "Vaste débat dans lequel j’éviterai soigneusement de rentrer car ce n’est pas l’objet de cette réflexion" Hahaha, t’es franchement pas crédible.

  23. Oula, il est énervé le monsieur. Au fait la prochaine fois essaye d’éviter ce type de commentaire sans le signer parce-que là hahaha t’es franchement pas crédible.
    Ah ces commentaires anonymes, faudra que je me décide à faire un best-of un de ces quatre 🙂

  24. Belle façon d’éviter le commentaire. Tu veux savoir quoi ? où j’habite ? si on m’appelle Fred ou Fredo, mon passe-temps préféré ? Et après ? Ah non je sais, il faut être blogueur émérite pour se permettre de critiquer. Mais bien sur !

  25. Quel est le probleme d’etre si aggressif.
    Eric a son site qui est très attractif par son contenu, sa qualité de rédaction, et il gagne de l’argent avec cela, rien de choquant.

    La publicité est partout sur le net, et va être de plus en plus importante, alors je préfère que le sujet soit précisé publi-redactionnel que d’imposer le billet et de comprendre au milieu de la lecture que c’est de la pub !

    Je soutiens les Webmaster qui se décarcassent devant leurs écrans !

  26. Bonjour,
    Merci de cet article honnête et complet sur cette question en effet délicate. J’ai trouvé votre article très intéressant comme en général sur votre blog.
    J’aurais néanmoins une question à vous poser, étant actuellement dans une réflexion de monétisation de notre blog : est-il possible de "facturer" un annonceur sans avoir pour autant de statut d’indépendant et de n° de SIRET ? (hypthèse où les revenus restent faibles et à caractère exceptionnel)
    Merci de votre retour et bonne journée !

  27. Normalement dès que vous générez un chiffre d’affaire vous devez être enregistré au registre du commerce, en France point de salut pour les micro-entrepreneurs indépendants qui font un peu de menue monnaie avec leur site…

  28. Merci Eric de votre prompte réponse.
    J’ai toutefois une nuance à apporter, comment se fait-il que des particuliers le font, sans rencontrer de pbs… ? N’y a t’il pas une tolérance en deçà d’un certain seuil de revenu ?

  29. @Utilisatrice : il y a une limite de 6000€ par an.
    Au dessus de cela, on doit se déclarer en tant que travailleur indé.
    Puis un autre seuil il me semble a 25000€ environ, et la on doit etre déclarer en tant que SARL…

    On en parle bcp sur le forum Webrankinfo

  30. Certaines choses me gênent d’emblée profondément dans le concept même du publi-rédactionnel (et c’est exactement la même chose pour un blog ou pour un magazine acheté en kiosque) :

    C’est de la publicité toute simple (un message payant diffusé dans un but commercial), mais qui ne s’avoue pas comme telle, comme si elle en avait honte…

    Peut-être car elle sait que la publicité incite le lecteur vigilant au soupçon : ce n’est pas de l’information, ce n’est pas objectif, ce n’est pas forcément honnête, ce n’est pas forcément dans mon intérêt (en tout cas ce n’est pas dans l’intérêt général, mais bien dans un intérêt particulier: celui de l’annonceur), et ça vise toujours, au bout du compte, à me faire faire quelque chose que je n’aurais peut-être pas fait sinon…

    C’est de la pub qui a honte d’elle même, ou bien c’est de la pub qui avance délibérément masquée ? En laissant croire, par une appellation différente de la "pub dure", que ce n’est peut-être pas tout à fait de la pub finalement…

    Il y a là une confusion, un mélange des genres, volontairement créés dans le but d’endormir la vigilance du lecteur : le publi-rédactionnel n’est-il autre chose qu’une forme atténuée de publicité clandestine ?

    Cette confusion instille le doute sur le rédactionnel lui-même. Quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limite (vous aimez les dictions, me semble-t-il)…

    Alors quand on fait sauter la limite entre publicité et rédactionnel, en créant une forme intermédiaire, on brouille volontairement les choses. D’autant que cette nouvelle forme ne se révèle finalement pas du tout intermédiaire, comme elle le prétend, mais bel et bien de la publicité, même si elle est en partie dissimulée.

    On a donc pas du tout créé une forme intermédiaire, mais tout simplement tenté de déplacer la frontière entre pub et rédactionnel, au détriment du rédactionnel.

    On ne gagne rien, à mon avis, à de telles méthodes. Quand je lis quelque part des publicités qui s’affichent avec un faux nez sous le terme de "publi-rédactionnel", pour ma part, c’est tout le rédactionnel qui l’entoure qui se trouve contaminé à mes yeux.

    Quelqu’un qui accepte du publi-rédactionnel dans sa publication, a donc accepté ce jeu dangereux de brouiller la frontière entre publicité et rédactionnel. Jusqu’où a-t-il accepté ce jeu trouble ? Quand on dépassé les bornes… il n’y a plus de limite…

  31. Un mot de plus : certaines publications, vont encore plus loin dans la confusion, en n’utilisant même pas le terme de publi-rédactionnel, mais celui de "communiqué". Il y a là, pour moi, une intention caractérisée de tromper le lecteur.

    Alors qu’il serait si simple d’appeler un chat un chat (ah, les dictons !), et d’abandonner tous ces termes troubles, en se contentant de deux appellations claires et nettes: il y a le rédactionnel d’un côté, tout le reste, c’est de la publicité.

  32. Merci Joe : Vous me dites qu’il y a une limite de 6000€ par an mais cela permet il de s’affranchir de faire des factures (que seule une entreprise peut faire).
    Merci de votre aide sur cette question qui me turlupine…

  33. Pour toutes les raisons evoquées ci dessus, et d’autres, je n’aime pas le principe des publi rédactionnels..
    Il faudrait pouvoir vérifier d’un coup d’oeil si un blog est acquis à cette « cause ».

  34. Salut Eric,

    Figures-toi que j’ai lu l’encart de pub que le magazine « Réponse à tout ! » t’as consacré au sujet de leur article sur la monetisation des blogs ainsi qu’à Gonzague (entre autres) dont j’ai vu la bobine dans les commentaires de ce billet…

    Eh bien le thème de mon site traite justement de la monetisation des blogs, alors évidemment je ne pouvais pas passer à côté de cette question polémique des publi-rédactionnels !

    Moi, je songe à en mettre quelques uns sur mon blog pour pouvoir être rémunéré, mais le seul souci c’est que j’ai une audience rikiki à des années-lumière de celle de Presse-citron !

    Alors ben si tu pouvais juste me faire un petit lien vers mon blog, histoire de m’apporter un peu de trafic, ce serait sympa !

    Je me suis inscrit sur le site « Fortrafic » que tu dois surement connaître, toi qui a pignon sur web, j’ai mis des bannières aussi et je vais aussi sur des visionneuses manuelles, mais l’audience de mon blog ne décolle pas pour autant…

    C’est quoi le truc qui cloche?
    Bon c’est vrai mon blog n’a qu’une semaine mais bon…

  35. Salut Eric,

    Je pense que ton analyse du phénomène des billets sponsorisés est la bonne et surtout, tu t’es astreint à une discipline par rapport à toutes les sollicitations que tu reçoit…une sorte de netiquette appliquée à Presse citron ! Je trouve que c’est tout à ton honneur. Le problème effectivement, avec les régies, c’est qu’elles ne proposent ce genre de billets rémunérés qu’aux gros blogueurs dans ton genre et pas aux petits comme moi !

    Perso, j’aimerais bien en placer au moins un, histoire de gagner un peu de fric pour m’offrir une campagne de pub digne de ce nom ou bien m’acheter un nom de domaine par exemple…

  36. Pingback: Conditions Générales d’Utilisation des billets sponsorisés | Presse-Citron

Répondre