Robinhood compte plus de 13 millions d’utilisateurs et aura fini par lever plus d’un milliard de dollars en 2020. En ce mois de décembre, une dernière actualité au sujet de la plateforme de trading a remis sur le devant de la scène le sujet d’une potentielle introduction en bourse. Et celle-ci serait maintenant planifiée.
Le jeu de mot était tout trouvé : après avoir réussi à démocratiser la bourse, la pépite Robinhood n’a jamais été aussi proche de la bourse. Cela fait deux ans que ses fondateurs l’évoquaient, et nous apprenons cette semaine par une dépêche de l’agence Reuters que la société californienne aurait approché Goldman Sachs à ce sujet. L’offre publique aurait de quoi faire doubler sa valorisation, à 20 milliards de dollars, et l’introduction sur une place boursière aurait lieu au cours du premier trimestre 2021.
Ni Robinhood ni Goldman Sachs n’ont souhaité répondre à ces affirmations. Bloomberg rejoignait l’agence de presse britannique à l’idée que l’introduction en bourse serait effective en cours de ces quatre prochains mois. La plateforme d’achat et de vente d’actions sans commission est tout de même sous le radar de la SEC (Securities and Exchange Commission), ce qui pourrait expliquer l’absence d’urgence à mettre Robinhood à Wall Street.
Devenir publique, réellement
Robinhood n’a jamais été épargné par les doutes des régulateurs. Le dernier en date est certainement le plus important : depuis le début du mois de septembre, la SEC s’intéresse à son modèle d’affaires, et la place dans laquelle la vente de flux des ordres de ses utilisateurs à des sociétés de trading à haute vitesse. La commission américaine veut savoir à quel niveau cette activité lui est rentable, et pourquoi Robinhood ne l’avait jamais vraiment évoqué.
Pour sa cotation, la fintech se devra de montrer patte blanche, et de rendre publique l’intégralité de son bilan économique. Une amende de 10 millions de dollars pourrait tomber si Robinhood ne souhaite pas que la SEC intervienne davantage dans son enquête, où il pourrait être révélé de gros conflits d’intérêts.
Car en revendant les informations des flux d’ordres à d’autres blokers, ce sont de potentiels bénéfices perdus par les utilisateurs de Robinhood à voir le cours de l’action monter avant même qu’ils aient confirmé leur achat. Une pratique justifiée par la gratuité du service, mais que Robinhood continue de camoufler derrière son explication officielle sur sa façon de gagner de l’argent.
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