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La Formule 1 promet un carburant réutilisable pour 2026

La Formule 1 travaille pour développer un carburant qui soit totalement “réutilisable”, réduisant ainsi l’impact de la discipline.

Le sport automobile et en particulier la Formule 1 sont souvent visés par des critiques écologiques. On reproche notamment à cette discipline une empreinte carbone hors du commun. Si les faits donnent raison aux organisations environnementales, les choses sont en train de changer, et le sport automobile essaye, au moins pour l’exemple, d’améliorer son impact.

De nombreux pilotes de Formule 1 sont d’ailleurs sensibles à cette question. C’est par exemple le cas du quadruple champion du monde Sebastian Vettel. Le pilote allemand prend souvent position pour des sujets écologiques. Lors d’un grand prix il y a quelques semaines au Canada, il avait décidé de peindre des abeilles sur son casque pour alerter sur la situation de ces animaux si précieux.

https://twitter.com/_BeF1/status/1545366033430626305?s=20&t=xEOhAsw0A9mAVmLL7yoayw

Rendre la compétition plus respectueuse de la planète

Mais alors que la Formule 1 est en train de connaître un regain d’intérêt avec l’arrivée de la série Drive To Survive sur Netflix, elle est bien obligée de s’adapter aux demandes écologiques de notre époque. Afin de réduire le plus possible les émissions de gaz à effet de serre, la FIA (la fédération internationale de l’automobile) a annoncé travailler sur un carburant totalement réutilisable.

Ce dernier devrait faire son arrivée en 2026, lors de la prochaine grande révolution du règlement qui régit la Formule 1. Sur le plus long terme, la compétition reine du sport automobile espère atteindre la neutralité carbone pour 2030 en compensant les émissions de gaz causées par la discipline.

Aujourd’hui, les Formules 1 utilisent déjà de l’E10, un carburant qui contient 10 % d’éthanol réutilisable. Selon Ross Brawn, un ingénieur bien connu sur les bords de piste, le prochain carburant de la Formule 1 ne devrait avoir aucun impact sur la planète. L’ingénieur, qui a notamment travaillé avec Michael Schumacher, explique que le cycle du carbone est entièrement fermé.

Selon lui, cette solution pourrait être viable pour la Formule 1, mais aussi et surtout pour le monde en général. En effet, les prochaines automobiles pourraient utiliser ces carburants « réutilisables », surtout dans les régions du monde où le passage à l’électrique est très compliqué.

Brawn explique ainsi que des régions comme l’Inde ou la Chine ne pourront pas rouler à l’électrique, la demande étant bien trop grande. Ces voitures thermiques au carburant neutre en carbone pourraient donc être la solution pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

La Formule 1 : le laboratoire de l’automobile

Pour Pat Symonds, l’ingénieur en chef de la Formule 1, la discipline retrouve son rang en se livrant une telle course contre la montre. En effet, la Formule 1 a toujours été vue comme un laboratoire pour le monde de l’automobile. Au fil des décennies, de nombreuses innovations sont arrivés des circuits. C’est notamment le cas des turbo, mais aussi des voitures à moteur arrière ou plus récemment de l’électronique dans nos habitacles.

Toutes ces technologies ont été développées en Formule 1 avant de faire leur arrivée dans la voiture de monsieur et madame tout le monde. Il pourrait en être de même pour les carburants réutilisables.

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