- L’Angola a annoncé la fabrication de son premier satellite
- Airbus devrait s’occuper de la conception
- D’autres pays africains ont lancé le même programme
Emmanuel Macron est actuellement en visite officielle dans plusieurs pays d’Afrique. Si son passage en République démocratique du Congo a beaucoup fait parler, le président s’est également rendu à Luanda, la capitale de l’Angola. Ce pays d’Afrique subsaharienne a profité de la venue d’Emmanuel Macron pour annoncer un partenariat historique avec la France et Airbus.
L’entreprise serait en effet responsable de la construction d’Angeo-1, le premier satellite de l’histoire du pays. Construit à partir de la plateforme S250, ce satellite aura pour mission principale d’étudier la Terre. Le niveau de résolution devrait être de 25 centimètres selon Joao Zolana, un ingénieur angolais proche du programme.
Airbus devrait utiliser un système d’intelligence artificielle pour « reconstruire » une image nette à partir d’un ensemble de clichés pris depuis l’espace. Angeo-1 permettra ainsi à l’Angola d’avoir des informations sur l’écologie, l’agriculture, mais aussi la détection de pétroles.
Une première pour l’Angola
L’Angola est aujourd’hui un des pays les plus riches d’Afrique avec un PIB par habitant autour des 3000 dollars. Le pays profite notamment d’abondantes ressources dans son sol. En plus du pétrole, dont il est le premier exportateur d’Afrique, l’Angola dispose de diamants, de fer et de mines d’uranium portant la croissance économique du pays depuis des années.
Avec l’arrivée en orbite de leur propre satellite d’observation de la Terre, l’Angola pourrait profiter de ces nouvelles images pour améliorer sa connaissance du terrain dans un pays grand comme deux fois la France.
Un calendrier encore à définir
Dans le cadre de cet échange avec la France, Airbus s’est engagé à recevoir des ingénieurs angolais en métropole afin de transmettre une partie de leur savoir-faire, développant ainsi un vrai centre de recherche spatial dans le pays africain. Dans son communiqué de presse sur le sujet, Airbus ne donne pas encore de date précise concernant la fabrication de ce satellite, mais le chantier devrait logiquement commencer dans les prochaines semaines.
L’Angola devra ensuite trouver une entreprise capable d’envoyer le satellite dans l’espace. Si des firmes européennes peuvent se charger d’une telle mission, la cadence de tir et la fiabilité des fusées de SpaceX en font des atouts de premier choix. Là encore le président de l’Angola Joao Lourenço n’a pas donné beaucoup de détails sur la suite du projet dans les mois et les années à venir.
L’espace attire de plus en plus de pays
Ces derniers mois de nombreux pays ont montré un intérêt prononcé pour l’espace et le domaine spatial. En Afrique, d’autres pays ont déjà devancé l’Angola. C’est le cas de l’Algérie du Zimbabwe et de l’Ouganda. Les trois nations ont lancé au cours de l’année 2022 le premier satellite de leur histoire en orbite.
De l’autre côté de la mer Rouge, les Émirats arabes unis sont la nation en vue ces derniers mois. Vieux de quelques années à peine, leur programme spatial a déjà réussi à envoyer une sonde en orbite autour de Mars alors que le premier astronaute du pays, Sultan Al Neyadi, vient de rejoindre l’ISS pour six mois avec la mission Crew-6 de SpaceX.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.