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La journée de solidarité se dédouble, les salariés vont-ils travailler un jour de plus sans être payés ?

L’idée fait son chemin, mais elle suscite aussi de vives réactions d’opposition.

C’est une proposition qui crée d’ores et déjà une vive polémique. Dans un nouveau rapport consacré à la situation financière des Ehpad publié ce mercredi 25 septembre, des sénateurs prônent la mise en place d’une deuxième journée de solidarité, qui se traduirait de facto par la suppression d’un nouveau jour férié comme c’est déjà le cas depuis 2004 où les salariés travaillent une journée supplémentaire sans rémunération.

Pourquoi cette proposition ?

Ainsi, cette mesure s’appliquerait aussi bien dans le public que dans le privé et permettrait de financer ces établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, notamment via le financement de 0,3 % des employeurs de la masse salariale qui est versée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette idée ne fait pas l’unanimité. Ainsi, la sénatrice écologiste, qui a participé à la rédaction du rapport, a tenu à prendre ses distances avec cette mesure. Citée par Public Sénat, elle souligne ainsi :

Ce deuxième jour férié travaillé reviendrait à faire peser entièrement le poids de la solidarité sur les salariés modestes, excluant d’autres formes de revenus, comme ceux issus du patrimoine immobilier.

C’est aussi l’avis de nombreux citoyens que l’on peut déjà lire en ligne. Beaucoup dénoncent une régression sociale qui ne permettra pas du tout de régler le problème qui mérite des solutions plus pérennes. Sur X (anciennement Twitter), l’un d’eux déplore ainsi :

C’était surtout un grand n’importe quoi ! Du lundi de Pentecôte, on est arrivé à un jour quelconque donc personne ne sait ce qui est ouvert ou pas, et entre ceux qui font 2 minutes de plus par jour (lol), et ceux qui vont vraiment travailler un jour férié, où est l’égalité ?

Vers une assurance dépendance généralisée ?

Quoi qu’il en soit, ce texte sénatorial a le mérite de pointer le problème concret de financement des Ehpad en France. Comme l’indique une récente enquête de la Fédération hospitalière de France, 84,4 % des établissements publics enregistrent un niveau de dépenses supérieur à leur financement, soit un déficit évalué à 800 millions d’euros en 2023, souligne Nice-Matin.

Le rapport propose ainsi une autre piste qui pourrait faire grincer des dents : une assurance dépendance « généralisée » qui serait attachée aux complémentaires santé. « À terme, une contribution moyenne d’une douzaine d’euros assurerait aux résidents d’Ehpad une rente de 300 à 500 euros, qui viendrait compenser leur reste à charge », assure la sénatrice LR Chantal Deseyne.

Que pensez-vous des propositions de ce rapport ? Dites-le-nous dans les commentaires.

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Par : Opera
3 commentaires
3 commentaires
  1. ha oui! je me souviens, c’est le fameux travailler plus pour gagner…. rien du tout!

    je crois qu’ils ont pas bien compris ce qu’il s’est passé aux dernières élections
    🙄
    c’est la révolution qu’ils veulent?

  2. c’est intéressant, déjà on nous a sucré pentecôte sans que nos seniors n’y voient le moindre centime – déjà un gouvernement RPR a l’époque, ben on nous refait la même.
    FInalement en plus de leur incompétence, ils refont ce qui ne fonctionne pas.

    1. Non seulement ils nous ont piqué un jour de congé mais comme on a quasiment tous des choses à faire ce jour là, il faut poser un jour de congé, donc on nous pique 2 jours de congés finalement, deuxième effet kiss pas coool…

      Encore un effort à faire dans ce sens, toujours des mêmes, ceux qui travaillent, se foutent de la gueule de qui ?

      Quand je me rappelle des levées de boucliers à l’époque de la part des municipalités pour lesquelles le lundi de la pentecôte était un jour de fête -féria de Nîmes en pointe si je me souviens bien- ça risque encore de couiner grave…

      Surtout que tout cet argent ne profite qu’à la marge aux joyeux destinataires, les Vieux (tiens, comme une certaine vignette auto). Un jour peut être ils oseront taper sur leur potes mais pour l’instant comme diraient les Glochos, “c’est nous qu’on paye”

Les commentaires sont fermés.