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La production de l’Audi électrique e-tron temporairement suspendue

Audi a temporairement suspendu la production de son modèle 100% électrique e-tron pour cause de pénurie de batteries.

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Audi e-tron Sportback 55
© Audi

La transition vers le tout électrique n’est décidément pas un long fleuve tranquille pour les constructeurs historiques. Quand elles ne prennent pas feu, c’est l’approvisionnement en batteries qui pose de façon récurrente des problèmes.

Audi vient une fois de plus de le constater à ses dépens, la marque allemande ayant été contrainte de suspendre durant quelques jours la production de son modèle 100% électrique e-tron, pour cause de pénurie de batteries. Une pause certes très temporaire puisqu’elle a commencé le 20 février et devrait se terminer le 25 février, selon les déclarations d’un représentant d’Audi à Bloomberg.

Selon le média économique américain, Audi aurait vendu environ 26 400 e-tron en 2019 dans le monde, dont 5 369 aux USA, ce qui représente 2,4 % du volume total des ventes Audi sur le territoire américain. Un chiffre somme toute honorable quand on sait que ce modèle est disponible seulement depuis le deuxième semestre 2019. Le constructeur germanique utilise des éléments de batterie fabriqués par LG Chem, et les contraintes liées aux batteries avaient également eu un impact sur la production de l’e-Tron l’année dernière.

Au-delà du cas ponctuel Audi, cette rupture de stock pose la question de la fiabilité des filières de production et d’approvisionnement, alors que le marché de véhicules électriques ne représente en moyenne que 2 à 3% du parc total dans l’ensemble des pays occidentaux. Elle pose également la question de la stratégie des constructeurs européens, qui jusqu’à présent s’approvisionnent exclusivement auprès de fournisseurs asiatiques, qui détiennent de fait un monopole assez préoccupant sur l’énergie des voitures, alors que dans le même temps les politiques communautaires en la matière incitent fortement les consommateurs à passer au tout électrique.

La question de l’approvisionnement en batteries pour les européens

De fait, plutôt que d’investir dans leurs propres unités de fabrication, les constructeurs automobiles ont investi dans des joint-ventures avec des sociétés de batteries car ils prévoient d’augmenter considérablement la production de véhicules électriques au cours de la prochaine décennie. Garantir un approvisionnement stable en batteries est devenu une priorité pour certains constructeurs automobiles qui prévoient d’augmenter la production de véhicules électriques au cours de la prochaine décennie. Outre Audi, Jaguar et Hyundai ont également été confrontés à des retards de production de véhicules électriques en raison de contraintes liées aux batteries.

Afin de mieux contrôler leur approvisionnement en batteries et de réduire les coûts (la batterie est la partie la plus coûteuse d’un véhicule électrique), des constructeurs comme Tesla, General Motors, Toyota et Volkswagen AG, la société mère d’Audi, investissent dans des entreprises communes avec des fabricants de batteries comme Panasonic et LG Chem. Tesla a lancé la tendance en ouvrant une usine de batteries au Nevada avec Panasonic en 2016, et GM et LG Chem ont annoncé l’année dernière qu’ils investiraient jusqu’à 2,3 milliards de dollars dans une usine de batteries dans l’Ohio.

Mais même un investissement ciblé ne peut pas toujours prévenir les pénuries de batteries. Le PDG de Tesla, Elon Musk, avait déclaré l’année dernière que la production de la Tesla Model 3 avait été retardée par un approvisionnement insuffisant en batteries de la part de son fournisseur Panasonic.

Rappelons que la Commission de Bruxelles a récemment autorisé les sept états  impliqués dans le programme « Airbus des batteries » à octroyer 3,2 milliards d’euros d’aides publiques à un consortium de grandes entreprises et de PME spécialisées dans la fabrication de batteries. L’enjeu est de rattraper une partie du retard sur la Chine et l’Asie, qui dominent très largement ce marché encore émergent. L’objectif est de permettre aux acteurs de l’automobile européens de disposer d’une alternative à l’offre chinoise, qui détient avec le Japon et la Corée du Sud une part de marché très largement majoritaire.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Dede

    25 février 2020 at 21 h 00 min

    C est sur qu Audi en vend un paquet des étrons

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