Suivez-nous

Tech

La startup controversée Clearview s’est fait voler la liste de tous ses clients

Clearview déclare avoir été victime d’un vol de données qui comprend la totalité de ses clients, à savoir plus de 600 services policiers —dont le FBI et le département de la Sécurité intérieure.

Il y a

  

le

 
Reconnaissance faciale
© Fight for the Future

L’existence de Clearview AI a été révélée en janvier par une longue enquête du New York Times. Depuis, la jeune pousse spécialisée dans la reconnaissance faciale semble rencontrer plusieurs déconvenues. La dernière en date concerne le vol de la liste de la totalité des clients de la startup. Cela représente entre 600 et 1 000 entités.

L’avocat de Clearview, Tor Ekeland, a officialisé le vol dans un communiqué, déclarant : « La sécurité est la première priorité de Clearview. Malheureusement, les violations de données font partie de la vie au 21e siècle. Nos serveurs n’ont jamais été consultés. Nous avons corrigé la faille, et nous continuons à travailler pour renforcer notre sécurité ».

Dans la totalité de la déclaration, la startup ne fait pas état d’un piratage, évoquant malgré tout l’obtention d’un « accès non autorisé ». Clearview a tenu à préciser que l’historique des recherches des forces de l’ordre ne faisait pas partie des informations auxquelles le pirate avait eu accès. Car, pour rappel, la jeune pousse collabore avec pas moins de 600 services policiers, dont des agences gouvernementales comme le FBI, ou encore le département de la Sécurité intérieure.

Une base de données de 3 millions de visages

Pour fonctionner, l’outil de la startup exploite une base de données de plus de 3 millions de visages issus des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Pour rechercher une personne, les clients n’ont qu’à partager une image et voir si une correspondance est trouvée, sachant qu’une seule photo est suffisante —même si l’angle de la photo n’est pas parfait.

Le fondateur de Clearview a déjà assuré que Facebook était au courant de ses pratiques, c’est-à-dire utiliser les photos du visage des utilisateurs sans leur consentement. Cependant, la plateforme de Zuckerberg et Twitter ont mis en demeure la jeune pousse.

Lors de la révélation d’un tel outil, Clearview s’est défendu en assurant que les autorités avaient déjà utilisé son outil pour identifier des enfants victimes de violences sexuelles. Toutefois, l’outil fait l’objet de vives critiques des défenseurs des libertés en ligne, car l’existence d’un tel système supprime justement le concept de vie privée.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Partenaire : Samsung

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests