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L’Allemagne évoque une taxe mondiale pour forcer les GAFA à payer

Plutôt que des solutions locales, pourquoi ne pas viser global ? C’est la position allemande concernant la taxation des géants du web, qui souhaite une imposition minimale mondiale sur les bénéfices des multinationales.

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Une taxation minimale mondiale

Delaware, Luxembourg, Irlande, Îles Caïman…  Autant de pays, régions ou états du monde qui ont la particularité d’être ou d’avoir été des paradis fiscaux. Appréciés des banques, des fraudeurs fiscaux et… des géants du web. Beaucoup en profitent pour limiter au maximum la taxation. Bien sûr, individuellement, des solutions sont tentées par certains pays mais l’efficacité n’est que limitée. Et tous les milliardaires ne sont pas comme le boss de Saleforce qui lui, réclame une taxe.

L’Allemagne prône une approche radicalement différente. Alors que la France veut taxer au niveau européen les géants du web, Olaf Scholz, le ministre allemand des Finances veut une imposition minimale mondiale sur les bénéfices des multinationales. « Nous avons besoin d’un taux d’imposition minimum valable dans le monde entier et dont aucun État ne puisse se soustraire » a-t-il expliqué dans une tribune publiée par la presse allemande. Dans son viseur, on trouve spécifiquement Google, Amazon, Facebook et Apple, les GAFA.

La riposte américaine pour protéger les GAFA  ?

Sur le papier c’est beau et c’est bien. Difficile de dire le contraire. Mais la perspective emporte aussi avec elle son lot de difficultés. Le point commun des GAFA ? Ils sont Américains. Et autant dire que l’attitude récente de Donald Trump, pour le moins agressive sur le plan des échecs commerciaux n’incite pas à l’optimisme.

Pour l’Allemagne qui porte ce projet, les choses sont encore plus compliquées puisqu’il y a déjà des tensions à l’heure actuelle. Donald Trump pourrait réagir durement contre l’industrie automobile allemande en cas d’attaque contre les symboles de la Silicon Valley.

La France de son côté mise toujours sur une taxation des GAFA à hauteur de 3%, sur la publicité ou la revente de données personnelles. Reste à voir quelle sera l’option finalement retenue par l’Europe pour présenter un front uni. Toutefois quand on voit la réaction de Google suite à son amende records, de facturer l’installation de ses applications gratuites aux constructeurs de smartphones, on peut facilement imaginer qu’au final cela sera encore les consommateurs qui payeront « leurs » impôts…

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