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L’assurance qui propose des remises à ses clients connectés

Dans un avenir pas si lointain, l’explosion des objets connectés dans notre quotidien pourra être source de réductions dans les tarifs de certaines assurances. En effet, si vous mangez correctement, que vous faites du sport plusieurs fois par semaine, que vous dormez vos 8 heures, pourquoi devriez vous payer le même tarif qu’une personne ayant une mauvaise hygiène de vie ?

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John Hancock, l’assurance 3.0 ?

Vous pensez que les bracelets connectés et autres accessoires destinés à mesurer votre activité physique sont des gadgets pas franchement utiles ? Alors bien sûr, parfois cela peut poser de sérieux problèmes, y compris de sécurité nationale, mais le marché est en train de passer à la vitesse supérieure de l’autre côté de l’Atlantique. D’un côté, on trouve Google qui veut lancer une montre connectée vous disant quand aller courir.  De l’autre, ce sont les assurances qui se saisissent du sujet.

En l’occurrence, il s’agit de la compagnie John Hancock, une des plus importantes des États-Unis. Elle veut proposer des bons d’achats à ses clients qui accepteraient de porter un bracelet connecté. Une démarche qui fait suite à la sortie de la nouvelle Apple Watch, un produit approuvé par la Food and Drug Administration (FDA). Une première notable.

Une volonté marquée de l’entreprise

Pour l’entreprise, l’idée est simple. Des clients qui font beaucoup d’activités physiques ont une probabilité plus élevée d’être en bonne santé et donc de coûter moins cher à l’entreprise. Pour ceux qui accepteront de participer à ce programme, des tarifs plus avantageux et cadeaux sont donc au programme.

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Si l’actualité fait la « Une » ces jours-ci, l’entreprise avait déjà lancé cette opération dans certains contrats il y a plusieurs mois. L’idée est désormais de pouvoir la généraliser à tous ses clients. Concrètement, ceux qui accepteront auront le droit à 15% de réduction sur leurs cotisations. L’entreprise aura de son côté accès à des données comme le nombre d’exercices physiques effectués chaque semaine.

Si à court terme, les clients vont bien sûr voir leur intérêt économique, leurs assurances vont aussi récupérer une quantité incroyable de données. Et attention à ceux qui ne veulent pas sortir du canapé, les tarifs pourraient exploser un jour.

J’extrapole même un peu plus loin, il serait facile de croiser ces données avec celles d’une balance connectée par exemple ou avec les dépenses liées au fast-food réalisées via le paiement sans contact de son téléphone ou même la géolocalisation. On disposerait ainsi d’un profil complet avec la fréquence de consommation de malbouffe, croisée avec la prise de poids et la perte de calories, l’assurance pourrait  attribuer un indice de risque très précis.

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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Arnaud FOSSET

    21 septembre 2018 at 16 h 27 min

    Bonsoir,
    oui, ou comment nous culpabiliser et donc nous « forcer » à nous équiper pour avoir des réductions (point sensible, le portefeuille) et partager toutes nos données avec notre assureur …
    Pas d’accord pour moi !

  2. Etienne

    22 septembre 2018 at 7 h 32 min

    Payer pareil que ceux qui prennent soin ou non de leur santé est primordial selon moi. Parce que si tu continues dans la foulée, pourquoi payer plus que le mec qui a un cancer alors que toi, tu n’en as pas ? Autant le mettre dehors, puis au fond, c’est un peu sa faute, non ? Puis on le laisse mourir parce qu’il ne pourra plus payer.
    Bref, faut penser un peu plus loin…

    • Emmanuel Ghesquier

      22 septembre 2018 at 17 h 49 min

      Ce n’est pas une nouveauté dans le monde des assurances, les bons conducteurs ont déjà des bonus, voire des réductions de polices d’assurance. Certaines banques proposant des crédits disposent aussi de quelques informations santé pour évaluer leurs risques de remboursement. Tentez de demander un gros crédit à 65 ans avec une maladie cardiovasculaire, les banques ne se jettent curieusement pas à vos pieds.

      Aprés il ne faut pas voir le verre à moitié vide, tout dépend de l’usage qui est fait de la donnée collectée. Si on prend la manière négative, « tu es gros et cours jamais, tu payes le double… OK ». Mais il y a aussi la manière intelligente qui sert a toute la société, l’assurance pourra informer un client que son risque d’infarctus est très élevé et l’inviter à consulter immédiatement, ou informer qu’une personne est en pré-diabéte… De cette façon le client ne termine pas malade ou pire et l’assurance ne paye pas inutilement des frais hospitaliers grâce à la prévention, et l’ensemble des assurés ne voient pas leurs primes monter d’année en année, les hôpitaux ne sont pas engorgés… D’autant que rien n’est imposé par cet assureur, les clients sont libres de ne pas vouloir du bracelet connecté et payer quelques dollars de plus.

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