En janvier 2025, Los Angeles a affronté l’apocalypse : une série de violents incendies qui a coûté la vie à trente personnes, en a blessé des dizaines d’autres, et a réduit en cendres plus de 6 000 habitations et bâtiments. Avec 150 km² de terrain calciné, les zones sinistrées doivent désormais faire face à un nouveau péril : la persistance d’un polluant cancérigène dans l’air local.
Les autorités américaines détiennent aujourd’hui un suspect, accusé d’avoir volontairement provoqué cet incendie : Jonathan Rinderknecht, un homme de 29 ans. Il aurait été incriminé après avoir posé à ChatGPT une question un peu trop explicite, une preuve qui a conduit à son arrestation par la police fédérale.
Le prompt de trop
D’après le réquisitoire fédéral, Rinderknecht aurait allumé un premier foyer le 1ᵉʳ janvier sur un sentier de randonnée situé à Pacific Palisades, un quartier huppé situé sur la côte de Los Angeles, au bord de l’Océan Pacifique. Il aurait ensuite rapidement quitté les lieux avant l’arrivée des pompiers, qui ont réussi à maîtriser assez rapidement les flammes en surface.
Malheureusement, des braises sont restées enfouies sous terre, et sont restées chaudes assez longtemps pour raviver les flammes quelques jours plus tard. Le 7 janvier, de violents vents balayent la zone, le brasier reprend et devient incontrôlable ; l’incendie s’étendra aux zones environnantes jusqu’au 31 janvier.
Selon le procureur fédéral par intérim Bill Essayli, le suspect serait en réalité revenu sur les lieux le 1ᵉʳ janvier, peu après son acte criminel, lorsqu’il a aperçu les camions d’intervention, pour filmer la scène. Il a même tenté de brouiller les pistes en contactant lui-même le 911 à plusieurs reprises, prétendant découvrir le feu depuis le bas du sentier alors qu’il se trouvait sur les lieux.
Néanmoins, la preuve la plus accablante a été retrouvée plus tard par des inspecteurs, qui ont fouillé dans l’historique de conversations du compte ChatGPT de Rinderknecht. Celui-ci avait demandé au chatbot si une cigarette pouvait être à l’origine d’un incendie. Une requête qui, selon la plainte fédérale, visait à « fabriquer une explication alternative » pour écarter toute suspicion directe.
En effet, comment accuser un individu qui alerte les secours, tout en essayant de se documenter sur la question ? Bien mal lui en a pris, car personne n’a besoin, en Californie, de poser ce genre de question à un chatbot. Évidemment qu’une cigarette peut être à l’origine d’un feu de forêt, pas besoin d’être pyromane pour connaître la réponse. Sa petite manigance s’est donc retournée contre lui.
La suite des investigations n’a fait qu’aller en sa défaveur. Les enquêteurs ont retrouvé dans la boîte à gants de sa voiture un briquet à tige flexible (ceux utilisés pour les barbecues, cheminées ou cuisinières à gaz), identique à celui visible sur une photo prise la veille du drame, chez lui. Rinderknecht a fini par admettre l’avoir emporté lors de sa promenade du 1ᵉʳ janvier.
Les experts ont ensuite passé en revue toutes les autres pistes possibles (court-circuit, feu d’artifice, impact de foudre) avant de les écarter une à une. Tout indiquait que l’incendie avait été allumé volontairement par Rinderknecht.
Arrêté en Floride, il devrait comparaître devant la justice californienne pour « destruction volontaire par le feu ». Son avocate commise d’office, Aisha Nash, n’a pas souhaité donner de commentaire. Compte tenu de l’ampleur du désastre et du nombre de victimes, Rinderknecht fait face à des accusations qui pourraient potentiellement le mener à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Comme quoi, il y a des questions qu’il vaut mieux garder pour soi.
- Les autorités ont arrêté un suspect, impliqué dans le cadre des incendies dévastateurs qui ont ravagé Los Angeles en janvier 2025.
- Un homme de 29 ans, Jonathan Rinderknecht, est accusé de les avoir déclenchés volontairement avant de tenter de maquiller son geste.
- Les enquêteurs ont découvert qu’il avait interrogé ChatGPT sur les causes possibles d’un feu, une recherche devenue la clé de son inculpation.
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