Sur le papier, tout va bien pour l’industrie des véhicules électriques. Un nouveau rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a en effet de quoi donner le sourire aux constructeurs. Voici ce que l’on en retient.
Une montée en puissance impressionnante
D’après l’organisation internationale, plus d’une voiture sur quatre vendue dans le monde en 2025 devrait être électrique. En maintenant cette trajectoire, la part de marché mondial de ces véhicules verts pourrait même atteindre 40 % d’ici 2030.
Dans le détail, 17 millions de véhicules électriques ont été écoulés au niveau planétaire en 2024, ce qui constitue un record historique et 20 % du marché mondial. Cette année, la dynamique s’est poursuivie avec une hausse des ventes de 35 %.
Concrètement, c’est la Chine qui domine la course et représente quasiment la moitié des ventes. Au sein de l’Empire du Milieu, il arrive d’ailleurs régulièrement que ces voitures soient moins chères que les modèles thermiques, ce qui est très incitatif pour les consommateurs. La hausse est aussi marquée dans le reste de l’Asie, aux États-Unis et en Europe.
Ce constat fait dire à Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE :
Nos données montrent que, malgré d’importantes incertitudes, les voitures électriques restent sur une trajectoire de forte croissance à l’échelle mondiale. Les ventes continuent d’établir de nouveaux records, avec des implications majeures pour l’industrie automobile internationale.
Une ascension irrémédiable des véhicules électriques ?
On se permettra d’apporter quelques bémols à ce constat qui semble implacable. Comme l’explique Daniel Schwarz, analyste chez Stifel au Financial Times, la récente décision de l’Union européenne d’assouplir sa réglementation sur les émissions des véhicules à moteur à combustion « pourrait temporairement ralentir la pénétration des véhicules électriques dans l’UE ». Les clients ont en effet horreur de ces hésitations et changements opérés par les décideurs qui ajoutent ou enlèvent les subventions à l’achat au gré de leurs arbitrages budgétaires.
Outre cette ombre au tableau, des risques majeurs pèsent sur l’industrie depuis la réélection de Donald Trump aux États-Unis. Bien qu’il se soit allié à Elon Musk et qu’il ait soutenu Tesla, ce dernier devrait en effet largement limiter les financements fédéraux indispensables au développement de la filière chez l’Oncle Sam. De quoi requinquer le marché des véhicules thermiques que l’on donnait déjà pour mort ?
Ce qu’il faut retenir :
- D’après un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les ventes de véhicules électriques explosent au niveau mondial
- La tendance devrait se poursuivre d’ici 2030 avec une part de marché de 40 %
- En occident, les hésitations des décideurs européens entre l’électrique et le thermique, et la réélection de Donald Trump pourraient ralentir ce mouvement
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