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Le “Airbnb de la voiture” va entrer en bourse

Turo est présent dans 56 pays pour sa solution de location de voitures entre particuliers.

Le PDG de Turo, Andre Haddad, l’avait annoncé le 1er janvier dernier, dans les colonnes du Wall Street Journal. Sa startup, qui est devenue une licorne après avoir amassé plus de 500 millions de dollars d’argent frais, veut désormais entrer en bourse.

L’opération est prévue pour cette année et nous apprenons cette semaine que le processus pour le dépôt d’une introduction en bourse vient de commencer.

L’entreprise repose sur un système très simple, et proche de celui d’Airbnb. Il est possible de créer une annonce pour faire louer sa voiture personnelle. D’autres particuliers, en recherche d’une voiture pour les vacances ou pour un weekend, peuvent en louer selon leur critère, leur date et leur localisation, sans passer par une agence.

“On réinvente l’autopartage”

« Nous offrons une expérience différente à celle de la location d’autos traditionnelle qui n’a pas changé depuis 30 ans et aussi une expérience d’autopartage un peu particulière », expliquait en 2018 Cédric Mathieu, directeur de Turo pour le Canada, avant d’ajouter : « en fait, on réinvente l’autopartage ». Des citadines les moins chères aux SUV et supercars de luxe, le choix est très large, notamment dans les villes américaines et canadiennes.

Plus original, les utilisateurs de l’application trouvent aussi un intérêt de passer par Turo pour tester un modèle qu’il désirerait acheter en concession plus tard. « Souvent, Turo est la meilleure façon de pouvoir essayer un véhicule. Une cliente a fait l’achat d’une Tesla Model S après son expérience avec Turo. Car elle n’était pas entièrement satisfaite du court essai qu’elle avait fait au bureau de vente de Tesla », disait le directeur et responsable de Turo Canada.

14 millions de membres

Le modèle commence à être très populaire. La société a onze ans déjà, mais elle est présente dans 56 pays. En France, quelques rares voitures sont disponibles à Paris mais le modèle n’a pas encore été adopté.

Tout comme Airbnb qui ne possède aucun de ses appartements et chambres, Turo ne possède aucune voiture. Mais à sa gestion, un parc de plus de 450 000 véhicules est répertorié tous les jours sur le site et l’application mobile. En tout, ce sont plus de 14 millions de membres rapportait ses équipes l’année dernière.

La pandémie fut difficile (30 % des effectifs licenciés) mais Turo voit maintenant plus grand avec la bourse. Le nombre d’actions proposées lors de l’introduction en bourse et la fourchette de prix n’ont pas encore été déterminés, a indiqué la société dans un communiqué. Turo a refusé de fournir des informations supplémentaires lors d’une requête envoyée par nos confrères et consoeurs de TechCrunch.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. On part d’un principe qui vise à limiter la possession de véhicules individuels et permettre aux gens de s’émanciper du tout voiture.
    Et on en fait un outil pour rendre la voiture encore plus omniprésente dans les choix de mobilité et qui aide les gens à s’acheter une voiture individuelle.
    Effectivement “on réinvente l’autopartage”…

Les commentaires sont fermés.