Ils sont désormais indispensables lors de nos conversations en ligne. Mais les émojis sont bien plus que des petits pictogrammes rigolos servant à exprimer une émotion. Ils seraient en effet des révélateurs de notre personnalité et de notre état de santé mental d’après une nouvelle étude.
Publiée dans la revue Psychological Reports, cette dernière a rassemblé 222 participants issus de l’université de Chester au Royaume-Uni et de volontaires de la plateforme Prolific Academic.
Ils ont tout d’abord rempli un questionnaire permettant de relever leurs niveaux d’anxiété, de dépression et leur comportement prosocial (ouverture vers autrui dans le but d’améliorer son bien-être). Leurs traits de personnalité du Big 5 (l’ouverture, la conscience, l’extraversion, l’agréabilité et le névrosisme) et leur utilisation des émojis ont aussi été enregistrés.
Quels sont les résultats ?
Dans le détail, une corrélation a été établie entre l’agréabilité et la fréquence d’utilisation des émojis. De même, les comportements prosociaux, l’extraversion et l’agréabilité entraînent une surutilisation des émojis positifs, ce qui semble relativement logique.
La stabilité émotionnelle semble également liée à une plus faible utilisation des émoticônes. Enfin, les personnes disposant d’une bonne santé mentale ont déclaré de manière surprenante préférer les émojis négatifs.
Les émojis indispensables au travail ?
Pour rappel, un sondage mené par Slack en 2022 en France a permis de constater à quel point les émojis se sont fait une place dans le monde professionnel. D’ailleurs, 63 % des sondés déclarent un goût d’inachevé lorsqu’ils transmettent un message sans un de ces pictogrammes.
Comme l’expliquait Moitree Banerjee, professeur à l’Université de Chichester, à Digital Trends en avril 2020 : : « Les émoticônes permettent aux récepteurs de comprendre correctement le niveau et la direction de l’émotion de leur interlocuteur. En plus de transmettre l’attitude, les émojis peuvent également rassurer le récepteur ».
Si vous voulez creuser un peu plus ce sujet, on vous invite à relire cet article rédigé en plein confinement ici. Partagez-vous le point de vue de ces salariés sur les émojis ? Dites-le-nous dans les commentaires.
Ce qu’il faut retenir :
- Les émoticônes sont largement rentrées dans les mœurs
- Elles sont indispensables pour faire passer une émotion à distance
- Leur utilisation donne également de vraies indications concernant votre personnalité et votre état de santé mentale
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Il s’agit peut-être aussi de considérer le nombre d’émojis connus et de s’assurer que les participants à l’enquête ici relatée les connaissaient de faon à peu près égale. On peut envisager que d’aucuns connaissent fort peu d’émoticônes et ainsi les emploient le cas échéant que quand ils sont pertinents au contexte de leurs propos. Perso, je ne connais que :), :=) 🙁 à savoir content, très content, mécontent. Ainsi je les emploie rarement, uniquement à vrai dire pour valoriser un sourire ou affaiblir une mauvaise critique façon “rien de personnel”, voire pour accentuer un mécontentement avec le 🙁
Je ne fréquente pas les réseaux sociaux : y trouve-t-on les émojis à chaque coin de phrase ?
Pour ce qui est du courriel, dans mon vécu ils ne sont pas légion.
In fine, j’ignore le contexte, le protocole de l’étude menée. Les études, on le sait, il y a à en prendre et à en laisser. Faudrait approfondir les motivations de celle qui nous est livrée. Ce que je sais par contre que tout ce qui touche à la psychologie s’inscrit dans un champ aussi vaste que libre permettant aussi bien de la pertinence que du n’importe quoi tant la rigueur n’a jamais été celle des études strictement scientifiques, infiniment plus fiables me semble-t-il. La psycho, c’est vaste, et pour ce qui est de la psychologie tout un chacun peut s’en revendiquer, même à titre professionnel tant aucun diplôme n’est requis contrairement aux professions de psychiatrie et de psychanalyse qui relèvent de la sphère médicale, ainsi de la rigueur scientifique. Un ami me disait que le psychologue est au psychanalyste ce que le kiné est au médecin : le fruit d’études courtes.
Passons.