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Le FMI et la Banque mondiale sont rétifs au Bitcoin

Les institutions financières internationales hésitent beaucoup sur ce sujet.

La décision a suscité une vague d’enthousiasme chez tous les défenseurs du Bitcoin. La semaine dernière, le président du Salvador Nayib Bukele a fait part de son intention de reconnaître la cryptomonnaie comme étant une monnaie ayant un cours légal (comme le dollar américain). C’est une première dans le monde et l’idée est notamment d’améliorer l’inclusion financière dans un pays où 70 % des habitants n’ont pas de compte bancaire.

Face à cette annonce sans précédent, les représentants des institutions financières internationales que sont le Font Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale ont été amenés à se prononcer. Le moins que l’on puisse dire est que leur accueil n’est pas des plus enthousiastes.

Le Bitcoin accusé de financer le terrorisme

Cité par Cointribune, le porte-parole du FMI, Gerry Rice indique ainsi que « l’adoption du bitcoin comme monnaie soulève un certain nombre de questions macroéconomiques, financières et juridiques qui nécessitent une analyse très minutieuse ». Selon lui, « les crypto-actifs peuvent présenter des risques importants et des mesures réglementaires efficaces sont donc très importantes ».

De son côté, la Banque mondiale se veut catégorique : « Bien que le gouvernement du Salvador nous ait approchés à propos du bitcoin, ce n’est pas quelque chose que la Banque mondiale peut soutenir étant donné ses lacunes en matière d’environnement et de transparence ».

Malgré cet accueil très froid, il semble toutefois que les choses aillent dans le bon sens. Ainsi, comme le rapportent nos confrères, le ministre des finances du Salvador, Alejandro Zelaya, a expliqué que les discussions avec le FMI ont été fructueuse. L’organisation n’étant « pas contre » l’utilisation de la cryptomonnaie.

Notons que d’une manière générale, on sent les autorités assez soucieuses sur ce sujet. C’est notamment le cas du ministre de l’Économie français, Bruno Le Maire qui, en octobre dernier, avait accusé le bitcoin d’aider à financer le terrorisme : « Nous devons renforcer nos dispositifs de surveillance face au financement du terrorisme. Par exemple, les cryptomonnaies doivent être plus encadrée. Les cryptomonnaies sont des monnaies qui n’ont pas d’existence physique. Vous pouvez aller demander 150€ dans un bar tabac, puis 150€ dans un autre bar tabac, au bout du compte récolter une somme importante, 1500€, qu’une association islamiste, ou un combattant situé à l’étranger pourra retirer en liquide, à l’étranger, sans aucune trace. »

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