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Le futur de l’espèce humaine : à quoi ressemblerons-nous en l’an 3 000 ?

Nous sommes encore loin d’y arriver, mais cela n’a pas empêché certains de se pencher sur la question.

Nous autres, Homo sapiens, connaissons le même sort que nos cousins du règne animal et changeons selon les mêmes lois que la théorie Darwiniste (sans considérer le rôle de la culture), et continuons d’évoluer. Toutefois, en quelques dizaines d’années seulement, les facteurs contribuant à cette évolution ont radicalement changé. L’omniprésence de la technologie en est un, et il se pourrait que cette dernière façonne notre espèce d’une manière assez surprenante.

Une simulation informatique baptisé « Mindy » a ainsi établi des prédictions sur ce qu’il pourrait advenir de nous autres, humains, constamment entourés d’écrans et le smartphone toujours à la main. On vous prévient, ce n’est pas très reluisant.

Les conséquences de la technologie sur notre corps

L’impact à long terme des postures prolongées, courbées sur nos appareils numériques ou nos bureaux, suscite depuis longtemps l’inquiétude des spécialistes. Mindy a donc esquissé un portrait de l’humain, 1 000 ans plus tard, fruit de ces habitudes délétères.

Selon cette projection, nos descendants pourraient arborer une silhouette marquée par un dos voûté et un cou arqué, victimes d’un syndrome baptisé « tech neck ». Cette affection se caractériserait par une inclinaison persistante de la nuque vers l’avant et le bas, comme figée dans la contemplation d’un écran invisible (voir image ci-dessous).

La simulation va plus loin, évoquant la possibilité d’une modification structurelle des bras. Un coude formant un angle droit permanent pourrait apparaître, conséquence directe de la position statique adoptée lors de l’utilisation d’une souris ou d’un clavier, les avant-bras reposant invariablement sur les accoudoirs. Mindy avance une hypothèse plus troublante encore : nos crânes pourraient s’épaissir tandis que nos cerveaux rétréciraient (bien que les dernières études en date contredisent cette prédiction).

Ce phénomène serait le résultat paradoxal de notre dépendance croissante à la technologie, qui, en nous déchargeant de certaines tâches cognitives, pourrait conduire à une atrophie de nos capacités cérébrales par manque de sollicitation.

Prédictions Mindy
Un être tout aussi ravissant que sa modélisation 3D, tout juste digne de celles qui figuraient dans nos jeux vidéo du début du millénaire. © TollFreeForwarding

Adaptations potentielles et nouveaux traits

Mindy met en exergue deux autres phénomènes potentiels d’adaptation physiologique liés à notre usage intensif des technologies. D’une part, la « text claw », cette curieuse déformation de la main qui semblerait figée dans la posture de saisie d’un smartphone. D’autre part, l’apparition hypothétique d’une seconde paupière, évolution supposée pour protéger nos globes oculaires des effets néfastes de la lumière bleue omniprésente dans notre environnement numérique.

Revenons un peu à la réalité : ces prédictions ne sont basées sur aucune preuve scientifique solide. Mindy est en réalité une commande effectuée en 2022 par TollFreeForwarding, un fournisseur américain de télécommunications spécialisé dans la redirection de numéros de téléphone. L’entreprise visait principalement à éveiller les consciences sur les risques liés à une utilisation excessive des technologies.

Rappelons que les outils utilisés par l’humanité depuis des millénaires n’ont pas engendré de modifications sérieuses de la structure de nos mains. Par conséquent, l’hypothèse selon laquelle smartphones et ordinateurs provoqueraient des changements physiologiques aussi radicaux semble très peu probable, surtout à l’échelle de temps envisagée. L’initiative reste cependant assez amusante, il faut l’avouer ; plutôt cynique aussi, puisque provenant d’un fournisseur de services de communication, qui profite directement de notre utilisation constante de la technologie.

  • Une simulation informatique, baptisée Mindy prédit que nos descendants pourraient considérablement évoluer en 1 000 ans en raison d’un usage excessif de la technologie.
  • Dos voûté, cous arqués, coudes à angles droit et cerveaux rétrécis : des adaptations naturelles de notre espèce à son environnement.
  • Ces scénarios sont fondés sur une commande d’une entreprise de télécommunications et ne reposent sur aucune preuve scientifique solide.

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5 commentaires
5 commentaires
  1. De toute façon la question ne se pose pas dans 3000 ans, puisque nous aurons provoqué notre propre extinction bien avant…
    L’homme est l’espèce la plus nauséabonde sur cette planète, un virus pour elle même mais aussi pour les autres espèces…
    Au lieu de faire toujours mieux, on s’acharne à faire toujours pire, à creuser toujours plus profond… Il n’y a qu’à voir avec tous ces réseaux sociaux, tous plus abrutissants les uns que les autres, où on croise plus de QI de bulot que de hpi !!! Les IA … Magnifique invention qui va précipiter la fin de l’humain mais tout le monde trouve ça génial !!! Que dire de la musique où tout ce que savent faire les jeunes générations, c’est du rap de trottoir avec des paroles aussi riches qu’un repas d’anorexique….
    Bref, tout part en vrille et de plus en plus vite dans cette humanité en perdition… Dramatique

      1. Je crois encore qu’il est possible d’inverser le processus mais c’est pas gagné au vu de ce qu’il se passe…. et de ce qu’il se dit !!!
        Ce n’est pas en se voilant la face que ça s’arrangera tout seul !!!

  2. On peut tout supposer !
    Chacun se projetant dans l’ignorance…
    C’est pour moi l’occasion de dire qu’ informaticien depuis les débuts de la micro, il y a belle lurette que je ne travaille plus que dans mon lit. Les tablettes tactiles et phones ayant tout autant de puissance qu’un poste PC à table ! Du reste, travaillant aux Antilles c’est sous moustiquaire et ventilo que mon confort allongé se perpétuera sans doute pour les nouvelles générations respectueuses d’une planète devenue bien chaude…

  3. Cette boite qui a fait cette simulation aurait du prendre en compte un detail important : d’ici 30 ou 40 ans, nos technologies actuelles n’auront plus rien a voir avec czlle d’aujourd’hui. Alors se baser sur l’utilisation massive de nos claviers souris pour se projeter dans mille ans…

Les commentaires sont fermés.