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Le gâchis ultime : cet avion prend sa retraite après seulement 6 vols

Il rejoint le cimetière des avions dans un état totalement neuf…

Boeing fait beaucoup parler de lui et de son 747. Récemment, le constructeur a annoncé qu’il venait de produire le dernier exemplaire du quadriréacteur. Après 54 années d’histoire de l’aéronautique, le géant du ciel prend sa retraite pour laisser place à des modèles plus efficients. Mais une actualité encore plus folle, et cette fois-ci bien plus choquante, mérite d’être aussi abordée. En Arizona, aux États-Unis, un Boeing 747 flambant neuf vient de rejoindre le cimetière des avions. Le gâchis ultime.

Il n’avait que 6 vols à son actif, et à peine 29 heures dans les airs en tout. L’équivalent de moins de deux semaines pour un appareil en activité chez une compagnie aérienne. Mais son parfait était un trompe-l’oeil. En fait, l’avion a déjà plus de 10 ans. Sorti des chaînes de production en 2012 à Everett (Washington, États-Unis), l’aéronef avait été commandé en tant qu’avion gouvernemental. Mais il n’a jamais rempli son rôle. Voici son histoire.

L’avion d’un prince décédé

Avant de venir s’acheter sur le tarmac de l’aéroport Bâle-Mulhouse-Fribourg, entre la France, l’Allemagne et la Suisse pendant dix ans, l’appareil a connu des débuts mouvementés. Dans son cahier des charges, Boeing avait dû faire de cet exemplaire de 747 un appareil haut standing. Dans les cabines, seulement une centaine de places sont disponibles, contre les plus de 500 généralement dans les versions commerciales. L’ensemble de l’appareil ressemble à celui d’un jet privé XXL. Il doit accueillir le prince héritier saoudien Sultan ben Abdelaziz Al Saoud.

Lorsque l’appareil était en construction, en octobre 2011, le prince meurt subitement, raconte un journaliste dans les pages du magazine Le Point. À moins d’un an de sa livraison, l’appareil doit être terminé quoi qu’il en soit. Mais du côté de l’Arabie Saoudite, l’avion n’a déjà plus d’intérêt. Ses 400 m2 de cabine ne trouveront pas de repreneur, tant l’appareil est immense, ne peut pas se poser sur tous les aéroports, consomme énormément et reste très cher malgré son rabais, en occasion, de 89,3 millions d’euros contre 376 millions d’euros de base sur le catalogue Boeing.

Après dix ans en Europe, il vient donc de traverser à nouveau l’Atlantique pour retourner dans son pays natal, où une partie de ses pièces seront retirées, revendues, mais où la structure principale sera bien installée définitivement sur une base aérienne de l’US Air Force, en Arizona, où des centaines d’avions viennent finir tristement leur vie ici. Dans les pièces qui seront réutilisées, on retrouvera heureusement les moteurs, les trains d’atterrissage, les volets et l’empennage vertical.

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