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Le Kick off : avec Tesla, Elon Musk en fait-il trop ?

Elon Musk a fait encore deux annonces fracassantes le 22 avril autour des capacités de conduite autonome des Tesla. Mais faut-il tout prendre au pied de la lettre ?

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Aujourd’hui un Kick off hautement électrique : Elon Musk en fait-il trop ?

Posted by Presse-citron on Tuesday, April 23, 2019

 

2020. C’est selon Elon Musk l’année de tous les changements et d’une étape charnière dans l’évolution du fameux Autopilot des Tesla. Le PDG de la marque américaine a fait hier soir deux annonces au cours d’une longue présentation avec des investisseurs retransmise en vidéo live : la création d’une plateforme de robots-taxis siglés Tesla, soit la location-partage de voitures entre particuliers, et l’intégration d’une nouvelle puce intelligente dans l’ensemble des voitures de la gamme, de la Model 3 aux Model S et X.

Concernant la flotte de taxis autonomes, il s’agirait de dévoiler une flotte de voitures Tesla qui pourraient transporter les clients d’un point A à un point B sans chauffeur. Pour l’entrepreneur, c’est l’ordinateur de bord qu’il a dévoilé à cette occasion qui permettra « une conduite totalement autonome ». En somme, le service serait similaire à celui d’Uber, qui travaille également sur un large projet de service de transport autonome. Le patron de Tesla a ajouté à ce sujet que d’ici deux ans, probablement serait produite une voiture sans volant ni pédales, ajoutant que dans un an la marque aura mis sur les routes plus d’un million de voitures avec une conduite autonome intégrale, y compris le logiciel. Tesla se positionnerait alors comme une plateforme de services rémunérée aux commissions prélevées sur les courses effectuées par les voitures… de ses clients. Car c’est de cela qu’il s’agit dans un premier temps : proposer aux propriétaires de Tesla de mettre leur voiture à disposition en location « autonome », avec la capacité de transporter des passagers sans chauffeur à bord.

L’autre annonce n’est pas moins spectaculaire, et elle constitue même une première selon Tesla : le constructeur a développé son propre microprocesseur qui sera au cœur de l’intelligence gérant le mode autonome de ses voitures. Cela fait quelques semaines maintenant que Tesla a abandonné la plateforme Nvidia Drive, au profit de sa nouvelle puce maison. Cette dernière (Full Self-Driving computer) est notamment intégrée au sein des Model S et Model X depuis le 20 mars, mais aussi dans les derniers exemplaires de Model 3. Une nouvelle puce qui, selon le PDG de Tesla, est « objectivement la meilleure puce du monde ».

Des Tesla autonomes de niveau 2 à niveau 5 en un an ?

De bien belles annonces, comme souvent avec Elon Musk, qui n’est jamais avare de bons teasers bien calibrés (mais parfois un peu trop beaux pour être vrais), mais faut-il le croire sur parole ? On sait en effet que les Tesla dans leur configuration actuelle sont probablement capables d’aller seules d’un point A à un point B sur la simple saisie d’une destination dans un GPS (ou en tout cas qu’elles en seront capables avec les prochaines mises à jour de l’Autopilot « Navigate on autopilot ») mais il reste encore loin de la coupe aux lèvres. D’une part d’un point de vue technologique, mais surtout d’un point de vue réglementaire. D’ailleurs, dans ses déclarations, Musk le dit lui-même : « Toutes les Tesla produites sont désormais équipées du hardware nécessaire pour la conduite autonome de niveau 2. » Or pour proposer un service de robot-taxi, les voitures doivent proposer une conduite autonome de niveau 5. On en est encore très loin, a fortiori du point de vue de la législation, qui avance comme d’habitude beaucoup plus lentement que la technologie. Rappelons d’ailleurs au passage que la première voiture au monde à avoir été homologuée (mais pas autorisée) au niveau 3 n’est pas une Tesla mais l’Audi A8. Et on ne parle que du niveau 3…

Dans cette vidéo je vous explique pourquoi – même si les annonces d’Elon Musk sont intéressantes – je pense que l’arrivée de ces services en 2020 me parait très largement optimiste, voire irréaliste.

7 Commentaires

7 Commentaires

  1. Jimmy Cram

    23 avril 2019 at 19 h 36 min

    Tiens, je viens de faire la même analyse il y a quelques minutes sur un sujet pratiquement identique, la question est, sur ce sujet: « Des Tesla autonomes de niveau 2 à niveau 5 en un an ? »

    Ma réponse est: Nous ne pourrons circuler en autonome que si l’ensemble des véhicules sont autonomes.

  2. Gantz

    24 avril 2019 at 10 h 28 min

    Musk a bien précisé que les Tesla seront Techniquement capable de ce niveau 5 en un an et qu’il était conscient que la réglementation mettrait beaucoup plus de temps a suivre.

  3. Thierry JOURNET

    25 avril 2019 at 9 h 07 min

    C est étrange comment presse citron accable systématique musk et tesla à chaque fois qu il le peut. Ainsi que le sujet des voitures autonomes d ailleurs. Ça en devient suspect.
    Alors que d autres constructeurs déclarent forfait sur l autonomie et de « gerer » le présent en vendant des « bagnoles », tesla continue d être visionnaire et de « faire » l avenir en vendant du rêve. Mais je parierai toujours plus sur les rêveurs que sur les gestionnaires. On est en train de crever de l absence de rêve et du fait de n être plus que « gérés » par des gens qui veulent surtout continuer à nous « presser comme des citrons », justement.

    • Eric

      27 avril 2019 at 19 h 47 min

      C’est amusant ce commentaire quand on sait que l’auteur de cet article roule en Tesla…

  4. Christophe LASSIAT

    26 avril 2019 at 16 h 37 min

    L’aspect règlementaire n’est pas du ressort direct de Tesla, en tout cas ce ne sont pas eux qui décident. Presse citron devrait faire la différence entre la possibilité pour Tesla de proposer un véhicule capable du niveau 5 d’ici 2 ans sur certaines portions de routes (autoroute, péri urbain et centre ville simple) avec le fait que l’administrations donnent le feu vert ! Elon Musk a bien dit qu’il était CONFIANT sur le fait d’obtenir une autorisation fin 2020 au moins autour d’une grande ville américaine. Confiant ne veut pas dire que c’est acquis. On se doute bien que les autorités vont demander un niveau de fiabilité x fois supérieur à la conduite humaine, vont valider l’aspect de la couverture des risques (assurance) avec Tesla qui devrait être en mesure de les couvrir et enfin appréhender l’aspect social qu’impliqueront de telles autorisations.

    • Eric

      28 avril 2019 at 7 h 48 min

      Ah bon ? Musk n’a pas dit qu’il y aurait 1 million de robots us Tesla d’ici un an ? J’ai dû mal entendre alors. L’Autopilot de Tesla ne constitue qu’une aide à la conduite de niveau SAE L2, c’est-à-dire que le conducteur reste responsable à tout moment et ne doit pas retirer ses mains du volant. Le véhicule est incapable de conduire seul en toutes conditions et cela ne changera pas d’ici à l’année prochaine.

      • Christophe Lassiat

        28 avril 2019 at 21 h 32 min

        On ne parle pas ici de la capacité actuelle du véhicule mais de celle dans 2 ans pour laquelle les tests sont en cours à l’aide du nouveaux soft et hardware. On sais tous que ce qui est autorisé actuellement est du niveau 2 voir 3 dans certaines conditions aux US (SAE).
        Quand Elon parle d’1 million de robots taxi c’est potentiellement capable d’être un robo taxi. Sous entendu que les propriétaires actuels et futurs acceptent et sous entendu que l’administration soit ok.

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