- Un nouveau rapport de la banque Goldman Sachs estime que le marché global des créateurs de contenus devrait atteindre 480 milliards de dollars d’ici 2027
- La banque d’affaires a répertorié 50 millions d’influenceurs à travers le monde, mais seuls 4 % d’entre eux sont des professionnels
- Les plateformes ont tendance à privilégier les formats de vidéos courtes et les premiers résultats sont là
Vidéastes, streameurs, influenceurs… les créateurs de contenus font désormais partie intégrante de l’économie d’Internet, mais on parle souvent d’eux sans avoir une idée réelle de leur poids économique.
La banque Goldman Sachs vient justement de publier une étude très intéressante qui fait le point sur le présent et tente d’anticiper au mieux l’avenir. En 2023, le marché des créateurs de contenus est d’environ 250 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Pour obtenir ce chiffre, les analystes intègrent l’argent gagné par les influenceurs (sponsors, dons, publicité), mais aussi les revenus qu’ils génèrent pour les grandes plateformes où leurs contenus sont publiés.
La folie des vidéos courtes
D’ici 2027, le total du chiffre d’affaires du secteur devrait atteindre 480 milliards de dollars. Parmi les principaux moteurs de cette croissance, on retrouve les dépenses directes en marketing d’influence des annonceurs, mais aussi la monétisation des vidéos courtes qui sont en explosion sur TikTok, Instagram (Reels), et YouTube (Shorts).
Dans sa note, la banque d’affaires fait aussi quelques constats intéressants sur les vidéastes. Les auteurs ont en effet totalisé 50 millions de créateurs de contenus à l’échelle globale. Ces derniers peuvent espérer une croissance annuelle de 10 à 20 % d’ici cinq ans.
Mais attention, ce nombre impressionnant cache une réalité un peu moins glorieuse. En effet, seuls 4 % de ces vidéastes sont considérés comme des professionnels. Les autres peuvent générer des revenus, mais cela n’est pas suffisant pour en vivre.
De même, on peut voir une limite dans cette analyse : l’absence de prise en compte des régulations sur les contenus postés par les influenceurs. En France, ces derniers sont d’ailleurs dans le viseur des autorités, et une loi vient d’être votée pour mieux encadrer leurs activités.
Par exemple, les influenceurs commerciaux seront ainsi soumis aux mêmes obligations que les professionnels du commerce en ligne, notamment en matière fiscale et sociale. Ils devront par ailleurs faire preuve de transparence vis à vis de leurs abonnés, notamment en indiquant clairement lorsque leurs publications ont une intention commerciale, en utilisant par exemple des hashtags comme #sponsorisé ou #partenariat.
Et s’ils ne respectent pas la nouvelle législation, les sanctions sont lourdes : jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.
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Je ne comprends pas la légitimité de la comparaison