Le premier Festival du Crowdfunding en Espagne

Alors que le crowdfunding (financement participatif) est relativement récent (Kickstarter est apparu il y a deux ans), ce qui peut surprendre dès le premier abord, c’est le nombre de représentants à cette table ronde : 6 plateformes de financement de projet et 8 projets à différentes étapes de leur financement et de leur existence.

Le premier festival de crowdfunding organisé à Madrid a été l’occasion de découvrir les forces en présence et de rappeler simplement ce qu’apporte cette nouvelle forme de financement.

Alors que le crowdfunding (financement participatif) est relativement récent (Kickstarter est apparu il y a deux ans), ce qui peut surprendre dès le premier abord, c’est le nombre de représentants à cette table ronde : 6 plateformes de financement de projet et 8 projets à différentes étapes de leur financement et de leur existence.

L’Espagne a pris la vague…mais attention à la chute

Alors que le principe du crowdfunding n’est pas encore totalement connu du grand public, étaient présent Lanzanos, qui fait figure d’ancêtre, avec ses 1 ans d’existence (!), devant injoinet et Verkami déjà lancés, volanda puis enfin Fandyu en lancement. Toutes s’appuyant sur le même concept, touchant le même public et s’adressant plus ou moins aux mêmes artistes,  même si le design et l’esprit diffère, on peut tout de même déjà se demander légitiment quelles sont celles qui vont survivre ?

Le seul exemple prouvant la viabilité du modèle économique étant (pour l’instant) Kickstarter, qui arrive à avoir une audience et un ratio de projets financés plus qu’intéressant et encourageant pour l’émergence d’une vraie alternative pour le financement de projets. Même si l’on peut se réjouir de ces prises d’initiatives, il faut attendre l’émergence d’un champion ou la diversification des ressources de ses plateformes pour savoir si les plateformes seront un système pérenne.

La locomotive « El cosmonauta »

Les grands gagnants dans l’émergence du crowdfunding sont bien évidemment les porteurs de projets, même si cela ne résout pas tous les problèmes, cela leur permet clairement, lorsqu’ils réussissent leur collecte, de mettre le pied à l’étrier, de se faire connaître et d’avoir leur premier public.

Le plus bel exemple est le projet de long métrage de science fiction porté par Nicolas Alcalà  « El cosmonauta », qui a développé avec ses collaborateurs de Riot cinéma son propre site où les internautes peuvent devenir producteurs à partir de 2 €. Ils sont à aujourd’hui près de 3000 à le soutenir et l’objectif est atteint car le tournage débute dans un mois. Cette réussite n’a pas manqué de donner des idées et des envies et c’est là que c’est intéressant lorsque l’on voit le développement de projet tout aussi intéressant les uns que les autres dans cet esprit de partage. Que cela soit [ No-Res ], document dédié à un quartier de Barcelone, qui est en passe d’être totalement détruit et oublié ou Arros movie et Proyecto suizades, l’histoire de la tentative de survie d’une tache face à la propreté, on peut voir qu’au-delà du crowdfunding, internet ouvre de nouvelles pistes et favorise la créativité, dans de nombreux pays européens.


Nos dernières vidéos

6 commentaires

  1. Pingback: Le blog de MonArtiste | analyse les nouvelles pistes de financement

  2. Bonjour,
    Le gros succès de financement participatif est à ce jour Diaspora pour Kickstarter (200.000$ tout de même) mais dans la majorité des cas les sommes ne dépassent pas quelques centaines de $. Pour la production ciné grand public il faudra compléter 😉

  3. Article très intéressant !
    Il est vrai qu’il est difficile de financer un long métrage par crowdfunding. Les différents acteurs ont du mal à faire émerger des projets.
    De manière générale, je précise qu’on distingue de plus en plus :
    – le financement collectif : JML (commentaire ci -dessus) a déjà donné des exemples d’acteurs, et il y en a plein d’autres comme http://www.mutuzz.com dans les généralistes, ou http://www.jaimelinfo.fr/ dans les spécialisés. Dans la majorité des cas, il s’agit de commander une oeuvre qui n’est pas réalisée, l’argent collecté servant à financer la production.
    – le financement participatif : là, il s’agit aussi d’un financement par la foule, mais les les internautes prennent une participation (un peu comme une action) sur une oeuvre, c’est-à-dire une part des profits futurs (l’exemple typique est MyMajor avec Grégoire).

    Pour revenir au sujet du post, vivement qu’il y ait le même type de salon en France : cela permettrait de donner de la visibilité à cette activité et de réfléchir collectivement à la façon de évoluer le droit : il reste de nombreux points à régler juridiquement (évolution du statut de courtier des acteurs, système monétique, responsabilité des parties prenantes, etc)
    À bientôt.

Répondre