Duralex s’est battu pour ne pas mourir. Alors qu’elle était menacée de disparition, la société s’était relancée sous forme de Scop avec 243 salariés avant d’initier en fin d’année dernière une grande campagne de financement auprès des Français qui avaient massivement répondu à l’appel. Le succès avait même été tel que bon nombre d’entre eux n’ont pas pu participer.
Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu pour cette entreprise qui va prochainement demander son placement en redressement judiciaire, d’après Le Parisien. Selon les sources de nos confrères, une gestion « hasardeuse » est pointée du doigt.
Avant même que cette information ne soit rendue publique, le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau avait estimé : « Si l’audit en cours apparaît nécessaire pour la santé de Duralex, un redressement serait très préoccupant. C’est préoccupant pour l’outil industriel et pour l’engagement porté par les collectivités (Région et Métropole), les salariés et le grand public qui a soutenu avec engouement le projet Duralex ».
La campagne de financement n’a pas suffi
Pour rappel, nous évoquions le mois dernier les déboires de cette entreprise. Le 13 avril, un communiqué a annoncé la nomination de Peggy Sadier, ancienne directrice marketing et commerciale, au poste de directrice générale par intérim. L’ancien patron aurait, selon plusieurs sources syndicales, été poussé vers la sortie sans préavis.
D’après la revue Lettre Valloire, les salariés-actionnaires « dénoncent aujourd’hui des choix financiers jugés hasardeux, voire dangereux, qui auraient replongé la société dans une impasse ».
De fait, les chiffres sont très loin des espoirs suscités par cette société l’an dernier. La campagne de financement n’a, pour des raisons légales, permis de lever que 5 millions d’euros, alors qu’une vingtaine sont nécessaires pour moderniser l’outil industriel. Dès lors, le résultat opérationnel est négatif selon nos confrères.
Alors que 60 % des 243 salariés de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin ont décidé d’investir dans la Scop, il s’agirait d’un double coup de massue pour ces derniers. Il reste à espérer que la situation se redresse pour cette entreprise emblématique du savoir-faire français dont les produits sont très appréciés aux quatre coins du monde. Pour en savoir plus sur les difficultés passées, n’hésitez pas à aller relire notre précédent article ici.
Ce qu’il faut retenir :
- Duralex, la célèbre marque française, fait face à des difficultés financières importantes
- La Scop envisage de demander un placement en redressement judiciaire pour surmonter ses problème
- Le soutien des Français n’a pas suffi à sauver l’entreprise qui se trouve en grande difficulté financière
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