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Le WWF se lance dans les NFT, est-ce une bonne idée ?

Vendre des NFT pour récolter des fonds pour l’environnement.

Les NFT faisaient partie des tendances du monde de la tech en 2021. Et alors que Twitter prend déjà ceux-ci en charge, il est possible que Facebook, Instagram, ainsi que YouTube, emboitent aussi le pas.

Surfant sur cette tendance, le WWF ou World Wide Fund for Nature, l’une des principales ONG de protection de l’environnement, a décidé d’en vendre pour lever de l’argent. « Les fonds générés par les ventes de NFT iront à notre travail de conservation vital – aidant à protéger l’avenir de ces espèces en voie de disparition et de leurs habitats », lit-on sur le site de la branche britannique du WWF, qui a lancé cette opération.

En substance, donc, l’ONG vous propose d’acheter des NFT pour la bonne cause. Mais le problème, c’est que comme les cryptomonnaies, les NFT utilisent la blockchain et de ce fait, génèrent une certaine consommation d’énergie.

Des NFT respectueux de l’environnement ?

En ce qui concerne l’impact de ses NFT sur l’environnement, l’ONG explique que ceux-ci utilisent la blockchain de Polygon, avec une consommation d’énergie minimale.

« Nos NFT sont construits sur la blockchain Polygon, un réseau respectueux de l’environnement avec une consommation d’énergie minimale. Une seule transaction sur Polygon ne consomme que 0,001 kWh d’électricité et a l’équivalent des émissions de carbone d’une pinte d’eau du robinet, le fait de charger 0,036 téléphone ou le fait de faire bouillir 0,014 tasse de thé », indique l’ONG, qui a décidé de publier de nombreux détails techniques concernant cette blockchain.

Mais malgré les arguments du WWF, l’idée de vendre des NFT pour protéger l’environnement est loin de faire l’unanimité. Sur Twitter, Greenpeace, par exemple, tacle subtilement cette opération.

« Ouais nous sommes dans la #blockchain (bloquer les pollueurs en s’enchaînant à des trucs, parfois des chaînes géantes) », lit-on dans la publication.

Catherine Flick, chercheuse à l’université de Montfort, au Royaume-Uni, rappelle de son côté que ces NFT utilisent la crypto Ether pour les transactions. « Comme on peut le voir, et comme je l’ai expliqué à beaucoup de gens hier, oui, le @wwf_uk NFT drop utilise Eth comme devise, ce qui nécessite des transactions Ethereum pour acheter/transférer. Ceux-ci seront énergivores et préjudiciables à l’environnement. Se cacher derrière Polygon n’est pas suffisant », écrit-elle.

https://twitter.com/CatherineFlick/status/1489188135313547285

Cet avis est partagé par Pete Howson, maître de conférences en développement international à l’Université de Northumbria, qui est cité par Euronews. Selon lui, il est difficile de s’impliquer dans les NFT sans se salir les mains.

Les ventes des NFT du WWF prendront fin lundi. « Nous cherchons toujours de nouvelles façons d’impliquer les gens dans notre travail. Ce que nous apprendrons de ce projet contribuera à éclairer notre activité future », indique l’ONG dans une publication.

https://twitter.com/wwf_uk/status/1489609445017624576

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