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Les 9 films qui ont fait battre notre coeur en 2023

Cette année a été ponctuée de nombreuses pépites cinématographiques. Quels sont nos coups de coeur de 2023 ? On fait le point ensemble.

En 2023, les cinéphiles ont été gâtés. Au cours des derniers mois, nous avons eu droit à quelques fulgurances dans les salles obscures… Même s’il y a aussi eu des déceptions. Mais ne gardons que le meilleur de cette année qui se conclut prochainement.

Après moult discussions à la rédaction, nous vous proposons notre sélection des meilleurs longs métrages de 2023. Croyez-nous, il y en aura pour tous les goûts. De la perle rare discrète aux films qu’on attendait au tournant et qui ne nous ont pas laissé tomber, voici notre top des films de 2023.

Quel calvaire de devoir faire un choix ! L’année a été un régal pour la cinéphile que je suis. Impossible de ne pas parler de Barbie, du Règne Animal, ou encore de Babylon, qui ont fait battre mon cœur et ont réussi à provoquer un tourbillon d’émotions lorsque je les ai découverts dans les salles obscures au cours des derniers mois. Et si je devais continuer, la liste serait vraiment longue. J’ai essayé d’être raisonnable avec 3 films qui valaient le détour cette année selon moi.

Aftersun

Je tiens à présenter mes excuses auprès de mon entourage car je mène une propagande féroce depuis la sortie d’Aftersun dans les salles obscures françaises en février dernier. Premier film de la réalisatrice Charlotte Wells, Aftersun est porté par Paul Mescal (Normal People) et la jeune Frankie Corio. Si vous aimez les films contemplatifs, vous devriez adorer cet écrin de douceur.

À 30 ans, Sophie replonge dans les dernières vacances estivales qu’elle a passées avec son père à la fin des années 90 sur la côte turque. Véritable madeleine de Proust, Sophie et son père Calum passent leurs journées à se prélasser sous le soleil de la Turquie et à barboter dans la piscine de leur hôtel. Entre des moments de bonheur et quelques conflits qu’elle revit grâce à une vieille cassette vidéo, Sophie tente de percer l’un des plus grands mystères de sa vie : qui était son père ?

Papa célibataire atypique qui fêtera ses 30 ans lors de ce séjour ensoleillé, Calum est un point d’interrogation, un homme difficile à cerner. Si le film prend son temps et que certains spectateurs ont l’impression qu’il ne se “passe rien”, de nombreuses clés sont dissimulées subtilement dans Aftersun. D’une tendresse au goût de nostalgie, d’une authenticité brute et d’une émotion vive, le long métrage de Charlotte Wells profite d’une photographie soignée, d’une mise en scène intelligente et de prestations époustouflantes de la part de Paul Mescal et Frankie Corio. Après avoir vu Aftersun, vous ne pourrez plus écouter Under Pressure de Queen et de David Bowie sans avoir le cœur serré.

Spider-Man Across the Spider-Verse

Quelle claque ! Après un premier opus vraiment excellent, le défi de Spider-Man Across the Spider-Verse était de réussir à faire aussi bien. Mais le long métrage réalise une prouesse : il fait mieux. Sony Pictures ne s’est pas reposé sur ses lauriers et s’est surpassé pour nous offrir un deuxième volet d’exception. Frais, rafraîchissant, coloré, Spider-Man Across the Spider-Verse est l’équivalent d’un shot de dopamine en intraveineuse.

Le retour de Miles Morales sur grand écran est grandiloquent et va bien au-delà de nos attentes avec des ambitions et des idées titanesques. Qu’il soit question de la réalisation, de la qualité de l’animation, la bande-son, de l’écriture intelligente ou encore de l’intrigue riche et lourde de sens, les fans en ont eu pour notre argent avec Spider-Man Across the Spider-Verse. Et faire une suite qui n’a pas à rougir face au premier film, c’est quand même un sacré exploit.

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Mention honorable : How to Have Sex

Pour ma part, How to have sex a été une véritable surprise. Sans avoir vu la bande-annonce, j’ai laissé une chance à ce long métrage qui a obtenu le prix Un Certain Regard au Festival de Cannes. Pensant me retrouver face à un film léger qui sent bon l’ambiance “sea, sex & sun”, How to Have Sex m’a laissé bouche bée.

Pour son premier film, Molly Manning Walker nous invite à suivre trois jeunes filles britanniques (à l’accent à couper au couteau) qui s’offrent leurs premières vacances pour fêter la fin du lycée à Malia, en Crête. Le programme de ces vacances est relativement simple : boire jusqu’à plus soif, s’éclater à fond, et surtout coucher à tout-va. Le véritable objectif est que Tara perde sa virginité. Parce que c’est “trop la honte” de n’avoir encore rien fait.

Au début, on s’amuse de ces jeunes filles délurées et on comprend cette démesure qui caractérise la folie de la jeunesse. Mais au fur et à mesure, le film plonge le spectateur dans une ambiance malaisante face à ces vacances où tous les excès sont permis. On commence à avoir le cœur serré devant la pression qui entoure Tara, presque sommée de perdre sa virginité, une sexualisation à outrance de n’importe quel individu ou encore les attentes qui incombent aux femmes comme aux hommes. Le film fait preuve d’une authenticité frappante et s’avère bien plus complexe et profond que ce que je pensais en entrant dans la salle obscure. Petit à petit, l’horreur et la tristesse s’installent en moi. La prestation de Mia McKenna-Bruce, qui incarne une Tara complètement déboussolée, est sans faille. Je n’ai qu’une envie : protéger Tara de tout et de tout le monde.

Avec How to Have Sex, Molly Manning Walker réussit à livrer un film puissant qui vise juste. Tout en subtilité, les expériences de Tara lors de ces vacances à Malia résonneront sûrement chez de nombreuses femmes. En plus de son scénario maîtrisé et d’un jeu d’acteur renversant, le métrage profite d’une magnifique photographie. L’écriture est d’une intelligence remarquable. Et les bonnes surprises comme How to Have Sex, il est toujours bon de les souligner.

Oppenheimer

En début d’année, qui aurait pensé qu’un film de 3h en noir et blanc allait truster une des premières places du classement au box-office mondial ? Christopher Nolan a une nouvelle fois surpris, et ce succès n’est clairement pas galvaudé.

Je suis ressorti particulièrement marqué par la réalisation de ce long-métrage qui parvient à nous alerter sur les dangers, et les ravages déjà avérés, de l’arme nucléaire, sans jamais verser dans le pathos, ni même montrer une seule image des victimes.

Ici, tout est suggéré par des regards, des silences, qui font parfois encore plus mal que des grands BOUM ou des pleurs. Parmi les réussites de ce bijou, citons ses acteurs vraiment impeccables et enfin un premier rôle digne de ce nom au cinéma pour Cillian Murphy. On peut aussi saluer les retours marquants de Matt Damon et Robert Downey Jr.

Paradoxalement, la linéarité de cette production en fait sans doute l’œuvre la plus accessible de Christopher Nolan. Ce film peut de prime abord dérouter par son montage, mais on finit par recoller les morceaux. Cette présentation aux petits oignons est l’atout ultime d’Oppenheimer. Alors que d’autres légendes du septième art se perdent parfois en longueurs, le cinéaste britannique va droit au but et nous touche en plein cœur.

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Air

Parmi les autres longs-métrages qui m’ont marqué en 2023, je peux mentionner Air qui a été diffusé sur Amazon Prime Video. Ce film m’a littéralement scotché à l’écran, et il confirme le talent de Ben Affleck derrière la caméra.

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Dans ce thriller économique, on revit avec plaisir la tentative de Sonny Vaccaro, ce cadre de chez Nike qui tente de conclure un contrat de sponsoring avec Michael Jordan. C’est le lancement de ses fameuses baskets qui ont fini par marquer l’histoire du sport, de la mode, et surtout du marketing.

On ne saurait que vous conseiller le visionnage de cette pépite qui réussit, grâce à son écriture brillante et le talent de ses acteurs (Matt Damon et Jason Bateman sont excellents), à proposer une comédie inspirante, qui va bien au-delà de son propos original.

L’année 2023 a été très riche au cinéma, et je m’en voudrais de ne pas mentionner Babylon de Damien Chazelle, Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese, ou encore l’incroyable Spider-Man : Across The Spider-Verse.

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