Le bonus réparation est une initiative bénéfique pour l’environnement, mais pas que ; de plus en plus de jeunes pousses françaises notent les répercussions favorables de cette aide financière.
Chiffre d’affaires en hausse
Prévu par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) et déployé depuis décembre 2022, le bonus réparation vise à encourager la réparation d’un produit cassé, au lieu de le remplacer par l’achat d’un produit neuf. Objectif : lutter contre le fléau des déchets électroniques. Il consiste ainsi à déduire un montant directement de la facture du consommateur qui se rend chez un réparateur labellisé.
Malgré un départ peu satisfaisant, ce dispositif commence à prendre ses marques. Selon l’éco-organisme Ecologic, les réparations ont doublé en 2024 par rapport à l’année précédente, avec 574 163 opérations. Concrètement, un appareil dépanné sur 20 bénéficie du dispositif, les téléphones portables, lave-linges et lave-vaisselles en tête.
Les startups qui se spécialisent dans les réparations profitent logiquement de cette hausse. Spareka, qui propose notamment un service de réparation à distance en visioconférence, a vu ses réparations mensuelles passer de 500 à 5 000 depuis mars 2024, lorsque son service a été inclus dans le bonus réparation, indique son cofondateur, Geoffrey Malaterre, aux Échos.
Le chiffre d’affaires de la société est passé de 5 millions à 8,7 millions d’euros entre 2023 et 2024. De même, la réparation est devenue sa principale source de revenus, dépassant son activité de vente de pièces détachées.

Plusieurs secteurs touchés
Même son de cloche pour Murfy, qui se dédie à la réparation d’appareils électroménagers. Ainsi, son chiffre d’affaires issu de la réparation à domicile a triplé. La réparation représente maintenant 60 % des revenus de la startup, marquant un changement stratégique majeur par rapport à son focus initial sur le reconditionnement. Le bonus réparation joue un rôle déterminant pour Murfy, particulièrement pour faire face à l’inflation pour les coûts d’essence et les salaires.
Le secteur de l’électronique n’est pas le seul à bénéficier de l’initiative. C’est également le cas de la mode. La firme Tilli, qui propose des services de couture, retouche et réparation de vêtements, estime que les marques agissent plus rapidement grâce à cette réglementation.
Elle dispose tout de même d’une importante marge de progression. En 2024, seulement 18 % du budget de 154 millions d’euros dont disposent les éco-organismes ont été dépensés. En cause notamment, le manque de notoriété de l’initiative auprès des réparateurs.
- Le bonus réparation, qui consiste à déduire un montant directement de la facture du consommateur qui se rend chez un réparateur labellisé, profite aux startups spécialisées dans la réparation.
- Murfy et Spareka ont ainsi noté une belle hausse de leur chiffre d’affaires, résultant directement de l’initiative.
- Malgré tout, la communication autour du dispositif doit être renforcée pour que ses bénéfices atteignent leur plein potentiel.
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