Aujourd’hui, LinkedIn compte presque un milliard d’utilisateurs. Il est donc incontestablement le réseau social favori des professionnels. On peut y faire valoir son activité professionnelle et développer son réseau. Mais depuis son lancement en 2003, LinkedIn a beaucoup évolué.
Effectivement, depuis quelques années, la sphère personnelle se faufile de plus en plus sur ce réseau social professionnel. Les utilisateurs ne s’arrêtent plus forcément à l’étiquette “professionnel” du réseau social et plusieurs voient en lui un outil de drague comme un autre. D’autres sont devenus de véritables influenceurs et autres créateurs de contenu, n’hésitant pas à lier des événements de leur vie personnelle à des compétences et des leçons de vie professionnelles. En général, les influenceurs LinkedIn ont toujours la bonne anecdote pour mettre en avant comment ils touchent un chiffre d’affaires hallucinant, précisant que cela peut être votre cas si vous les écoutez (et que vous payez leur formation).
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Depuis quelque temps, un nouveau genre d’influenceurs a fait son apparition sur LinkedIn. Loin de promettre un chiffre d’affaires mirobolant, ces derniers luttent contre les patrons et les environnements de travail toxiques. C’est le cas de Stefanie Costi.
Dénoncer les patrons toxiques sur LinkedIn, plus efficace que les RH ?
Pendant longtemps, Stefanie Costi a travaillé en tant qu’avocate spécialisée en droit de la famille en Australie. On peut dire que les situations conflictuelles, elle connaît bien. Mais en dehors de ses dossiers, Stefanie devait composer avec un environnement de travail particulièrement délétère avec des managers toxiques. Humiliée, méprisée, rabaissée, elle a fini par quitter son cabinet juridique après avoir tenté d’alerter les ressources humaines.
À la recherche d’une nouvelle aventure professionnelle, la jeune femme a pris la parole sur LinkedIn. Quand elle a partagé son expérience, elle s’est rendu compte qu’elle était loin d’être seule. La publication dans laquelle elle relate son histoire dans ce cabinet juridique toxique a réalisé plus d’un million de vues, obtenu plus de 10 000 réactions, plus de 1500 commentaires de salariés partageant leur propre histoire et une centaine de témoignages similaires en messages privés.
Ce partage d’expérience a permis à Stefanie Costi de gagner en popularité sur le réseau social. Désormais surnommée “l’avocate anti-harcèlement”, elle est suivie par plus de 83 000 personnes sur LinkedIn et s’efforce de libérer la parole pour des environnements de travail sains. Dans ce sens, elle a participé à plusieurs conférences TEDx et dirige la startup The Rising Heard, qui assure des conseils juridiques et du coaching aux victimes de milieux toxiques dans un cadre professionnel.
Stefanie Costi comme d’autres salariés pointent du doigt l’efficacité des ressources humaines, leur reprochant de travailler dans les intérêts de l’entreprise. Ainsi, de nombreux professionnels choisissent de laisser tomber les procédures traditionnelles, longues et peu efficaces, au profit d’une dénonciation des comportements abusifs directement sur Internet, et plus précisément sur LinkedIn. Cela n’est pas sans nous rappeler la démission par vengeance, une tendance croissante où un salarié choisit d’exprimer bruyamment son mécontentement. Ce qui nuit à l’image de l’entreprise et à l’ambiance en interne…
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