Passer au contenu

Les tornades : quelle force se cache derrière ce phénomène naturel extrême ?

Parmi les phénomènes naturels extrêmes, les tornades font partie des plus spectaculaires et malheureusement des plus dévastateurs. Au fait, comment se forme une tornade ?

Les tornades sont des manifestations extrêmes de la dynamique atmosphérique. Leur nom est issu du mot espagnol tornado, lui-même un dérivé du verbe tornar qui signifie « tourner ». Connues depuis l’Antiquité, nos ancêtres les interprétaient dans un contexte mythologique ou religieux. La compréhension scientifique de ce phénomène n’a réellement progressé qu’à partir du 17ᵉ et 18ᵉ siècle. Ces tourbillons de vents violents, nés des orages, se forment lorsque des conditions très spécifiques sont présentes. Elles sont à la fois admirées (les chasseurs d’orages aux USA en sont un bon exemple) et redoutées en raison des dégâts monstrueux qu’elles peuvent occasionner.

Genèse d’un titan

Les tornades sont le fruit d’une série de conditions atmosphériques complexes et rares. Tout commence à partir d’un orage supercellulaire, ou supercellule. C’est un type d’orage très puissant, qui se caractérise notamment par la présence d’un mésocyclone en son sein, c’est-à-dire une large colonne d’air en rotation sur elle-même à l’intérieur de l’orage. La supercellule est le terreau parfait pour la formation d’une tornade.

L’air chaud et humide (plus léger) s’élève et accélère en rencontrant des conditions de cisaillement des vents (variation de la direction et de la vitesse du vent avec l’altitude). C’est ce phénomène particulier qui crée le mésocyclone, un courant ascendant très puissant et précurseur de la tornade.

Le phénomène devient une tornade à partir du moment où l’air en rotation dans l’orage rentre en contact avec le sol. Si ce n’est pas le cas, on l’appelle un entonnoir nuageux et si l’air rencontre de l’eau, c’est une trombe marine. À mesure que l’air chaud gagne en altitude, il gagne également en vitesse, entraînant dans son sillage l’humidité vers les nuages, qui alimentera ensuite le tourbillon.

Pour qu’une tornade se forme complètement, d’autres conditions sont également requises : humidité dans les basses couches de l’atmosphère, différence de température entre la surface et l’air en altitude, capacité de l’orage à s’autoentretenir, etc.

La dévastation incarnée

Une fois formée, le potentiel dévastateur de la tornade est immense. L’entonnoir nuageux si caractéristique reliant l’orage au sol, peut se déplacer à des vitesses hallucinantes (jusqu’à 100 km/h pour les plus rapides) et rien ne peut résister aux tornades les plus violentes.

À l’intérieur d’une tornade, les vents peuvent atteindre des vitesses de 180 km/h à 700 km/h ! La tornade la plus violente jamais enregistrée fut la Tornade des Trois États aux États-Unis le 18 mars 1925.

« Elle détient le record mondial de la plus longue trajectoire (325 km), de la plus longue durée de vie (3 heures et demie) et de la plus grande vitesse de déplacement (117 km/h). Elle reste aussi la plus meurtrière du pays avec près de 700 morts déplorés après son passage sur trois États (Missouri, Illinois et Indiana) » peut-on lire dans cet article de Futura Sciences.

Pour évaluer l’intensité des tornades, on utilise l’échelle de Fujita améliorée, classant les tornades en six catégories, selon l’importance des dégâts qu’elles peuvent provoquer. EF0 étant les tornades les moins intenses, jusqu’à EF5 pour les plus violentes. Les tornades EF5 sont capables d’arracher des maisons de leurs fondations et de projeter des voitures sur plus de 100 mètres. La Tornade des Trois États a été classée dans cette dernière catégorie.

Géographie des tornades : zones à risques

Même si les tornades peuvent potentiellement se former dans toutes les régions du monde, certaines sont plus à risque. Aux États-Unis, la célèbre Tornado Alley est réputée pour la fréquence de ses tornades. Celle-ci est le lieu de rencontre entre l’air froid et sec descendant des Montagnes rocheuses, l’air glacé du Canada et les masses d’air chaudes et humides du Golfe du Mexique. Ces conditions sont idéales pour la formation de violents orages et, par extension, de tornades.

On dénombre également des hotspots de tornades au Canada, comme dans les Prairies, et certaines zones de l’Ontario et du Québec. Ici, c’est l’air chaud provenant des États-Unis qui installe les conditions propices à la naissance des tornades. Le sud-est de l’Australie, l’Inde, et le Bangladesh peuvent par ailleurs affronter des tornades, bien que moins fréquemment.

Même l’Europe, et notamment la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni, enregistrent aussi des tornades, mais de bien moindre intensité qu’aux USA ou au Canada.

Les tornades restent actuellement les témoins les plus parlants du caractère complètement indomptable de notre atmosphère. Avec les cyclones, les tsunamis et les séismes, elles font partie des phénomènes les plus destructeurs du globe. L’Organisation météorologique mondiale rappelle que, malgré toutes les avancées technologiques et nos connaissances avancées sur celles-ci, les tornades continuent à tuer 300 à 400 personnes dans le monde chaque année.

  • Les tornades ont besoin de conditions très précises pour naître.
  • Une fois formées, elles peuvent être d’une violence extrême et tout dévaster sur leur passage.
  • Certaines zones du globe connaissent une fréquence plus élevée de tornades par rapport aux autres : USA et Canada notamment.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech