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Les vélos électriques nécessiteront bientôt un permis à points ?

Une rumeur virale prétend que les utilisateurs de vélos électriques devront bientôt détenir un permis à points. Vraie information ou plutôt fake news ? On vous dit tout.

Une vidéo TikTok vue des centaines de milliers de fois affirme que, dès 2026, il faudra posséder un permis à points pour conduire un vélo électrique. L’information s’est propagée comme une traînée de poudre au point d’être reprise au JT de TF1. Face à l’ampleur du phénomène, il devient urgent de clarifier la situation.

L’Union européenne au cœur des inquiétudes

Non, aucun permis à points n’est prévu pour les vélos électriques. Du moins, pas dans l’immédiat. La rumeur ne sort pas complètement de nulle part, étant donné que l’UE prévoit effectivement de réviser la réglementation sur les véhicules en 2025. Cette refonte pourrait impacter le statut particulier des vélos à assistance électrique (VAE), aujourd’hui considérés comme des vélos classiques grâce à une exception dans le règlement 168/2013 sur l’homologation.

Si les VAE perdent leur statut d’exception, ils pourraient basculer dans la catégorie des « véhicules électrifiés à moteur ». Les conséquences seraient immédiates avec l’obligation d’obtenir un permis spécifique, l’immatriculation obligatoire et la souscription à une assurance dédiée. De quoi freiner considérablement l’essor de ce mode de transport en pleine expansion.
« Un cycliste qui commet une infraction au guidon de son VAE ne perd pas de points sur son permis de conduire » rappelle le portail du gouvernement. Seules les infractions graves (alcoolémie, mise en danger d’autrui) peuvent entraîner une suspension de permis sur décision judiciaire.

L’industrie du cycle se mobilise pour sauver les VAE

Face à ce risque réglementaire, les professionnels du secteur ne restent pas les bras croisés. La CONEBI (Confédération européenne de l’industrie du cycle) et le ZIV (association allemande des industriels du vélo) ont formulé des propositions techniques pour maintenir le statut particulier des VAE.

Parmi les critères avancés : une puissance maximale de 750W à la roue motrice, un rapport d’assistance plafonné à 400 % de l’effort du cycliste (600 % pour les vélos cargos), et des limites de poids total selon le type de véhicule. Le cas des VTT électriques complique encore l’équation. La course à la puissance y est plus marquée, avec des moteurs comme celui de DJI atteignant 850W en crête, bien au-delà des futures limites envisagées.

Cette situation divise les fabricants, certains comme Bosch acceptant de se limiter à 750W, quand d’autres veulent pousser plus loin. Si l’industrie échoue à convaincre Bruxelles, les ventes de VAE pourraient s’effondrer. Un scénario catastrophe pour un secteur français déjà fragilisé depuis plusieurs mois.

  • Une fake news sur TikTok prétend qu’un permis à points sera obligatoire pour les vélos électriques
  • L’UE envisage de réviser la réglementation des véhicules en 2025, ce qui pourrait affecter le statut des VAE
  • L’industrie du cycle propose des limites techniques pour préserver les avantages réglementaires actuels des vélos électriques

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