- Une nouvelle IA est capable de diagnostiquer les signes d’accident vasculaire cérébral avec plus d’efficacité qu’un humain
- L’idée n’est pas de remplacer les régulateurs mais de leur venir en aide
- D’autres expériences assez concluantes ont déjà été menées en France
Et si une IA était mise à contribution pour aider les régulateurs Samu à diagnostiquer certains risques médicaux ? C’est l’ambition du chercheur Jonathan Wenstrup de l’hôpital universitaire de Copenhague et de son équipe. Il vient de dévoiler les résultats d’une étude particulièrement stimulante à ce sujet.
Une innovation prometteuse
Concrètement, son outil s’est révélé plus fiable que les opérateurs humains pour déceler les signes d’accident vasculaire cérébral (AVC) par téléphone. Pour développer ce système, les scientifiques l’ont formé à partir de 7000 appels liés à des accidents vasculaires cérébraux survenus entre 2015 et 2020.
Et les conclusions sont pour le moins impressionnantes. Dans le détail, l’IA s’est avérée jusqu’à 10 % plus précise que les experts humains. « La mise en œuvre de ce nouvel outil rentable peut améliorer l’identification des accidents vasculaires cérébraux par les secouristes, ce qui permettra à un plus grand nombre de patients de recevoir des soins appropriés en temps voulu et améliorera l’état général des patients », commente Jonathan Wenstrup.
Très optimiste, il ajoute : « Étant donné les résultats prometteurs de cette étude, il est déjà clair que des technologies comme celle-ci ont le potentiel de révolutionner le diagnostic et les soins de l’AVC. » Pour autant, et comme souvent en pareil cas des développements supplémentaires sont nécessaires pour améliorer la précision du cadre et étendre les capacités de cette technologie.
L’expérience bordelaise
À noter que l’IA a déjà été utilisée en France par les services du Samu. Une expérimentation a ainsi été menée en Gironde en 2020 par le CHU de Bordeaux et l’Inserm. En pleine pandémie de Covid, cet technologie a permis de mieux analyser les données recueillis lors des appels.
Les chercheurs ont par exemple constaté que les symptômes mentionnés tels que la toux et la fièvre mentionnés aux services de régulation du Samu, laissent augurer d’un pic d’activité aux urgences une vingtaine de jours plus tard.
L’idée est donc d’établir des indicateurs afin de mieux anticiper les épidémies, qu’il s’agisse du Covid ou de la grippe, mais aussi de mieux distinguer l’arrivée de ces deux maladies. Ici aussi, les chercheurs impliqués sur le projet insistaient : il s’agit seulement d’extraire des informations pour surveiller les risques épidémiologiques et en aucun cas de remplacer les travailleurs humains.
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