C’est un chiffre très révélateur. D’après un sondage réalisé aux États-Unis par l’institut YouGov et commandé par le navigateur Aloha Browser, 74 % des répondants se sentent menacés par la capacité de l’intelligence artificielle à “détruire” leur vie privée.
Des risques dénoncés
De même, 53 % des personnes interrogées citent “la protection de la vie privée, la sécurité et la sûreté” comme leurs principales préoccupations concernant l’IA. Cela montre qu’ils ont tendance à voir ces innovations à travers un prisme très pessimiste.
Pour éviter le pire, les Américains espèrent que les navigateurs web seront dotés de paramètres de confidentialité améliorés et ils pensent que l’utilisation d’un VPN constitue un gage de protection supplémentaire. On vous a d’ailleurs concocté un guide très complet qui répertorie les meilleures offres sur le marché actuellement.
45 % des répondants estiment aussi que l’éducation aux risques est une autre méthode à privilégier, mais 30 % des sondés jugent justement ne pas être assez bien informés à ce sujet.
De manière plus surprenante, la régulation n’est pas vraiment citée dans cette étude, même si l’Union européenne et certains États américains ont ajouté de nouvelles normes plus contraignantes en matière de vie privée et d’IA au cours des années précédentes.
Quand l’IA protège nos données
On peut nuancer ces constats assez sombres en rappelant que l’IA peut aussi présenter des avantages en matière de protection de la vie privée. Comme l’expliquait Sam King, directeur général du groupe de sécurité Veracode au Financial Times :
Les équipes de sécurité utilisent l’IA depuis des années pour détecter les vulnérabilités et générer des alertes de menaces, mais l’IA générative amène cela à un autre niveau. Désormais, nous pouvons utiliser la technologie non seulement pour détecter les problèmes, mais aussi pour les résoudre et, à terme, les prévenir.
De fait, ces technologies qui se matérialisent souvent pas des chatbots, aident déjà des analystes humains à mieux détecter les menaces potentielles. Les modèles entraînés peuvent aussi être utilisés pour tester et garantir le code d’une entreprise et ainsi mieux protéger nos données personnelles. Pour creuser un peu plus ce sujet, on vous invite à relire notre analyse ici.
Ce qu’il faut retenir :
- Une étude souligne les craintes du grand public vis-à-vis de l’IA
- Les internautes estiment qu’elle menace nos vies privées
- Les risques sont bien présents, mais il convient de nuancer ces craintes
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L’atteinte la confidentialité des données est d’ores et déjà un fait établi, en particulier avec les smartphones.
Nos données sont scrutées, pistées, récoltées, analysées, c’est ainsi.
L’IA viendra rajouter une couche d’indiscrétion laquelle sera comme toujours gobée sans grimace par l’utilisateur qui n’y verra rien à en redire tant cette IA lui facilitera la vie, une vie de décérébré où il ne s’agira plus que d’acheter, tout le reste étant pris en main par l’IA.
Cela commence à faire plusieurs années que je songe sérieusement à quitter totalement et définitivement l’univers numérique, les médias, en fait l’incommensurable débilité d’un monde soi-disant civilisé. Pour une petite baraque perdue au fond de nulle part, épargnée. Pas sûr qu’une nulle part existe encore. Je serais fichu de m’être réfugié au fin fond de Sumatra et d’apercevoir un indigène dansant la Java un smartphone dans une main et une bouteille de Coca dans l’autre. Comme c’est parti fort à parier que l’on inventera des cercueils tapissés de pub pour le cas ou le défunt ne le serait pas : “Heureux de vous revoir !”.
Ce que je peux en avoir marre, mais alors, marre de chez marre.