Le futur s’assombrit pour la NASA. L’agence spatiale américaine est en train de subir les foudres d’Elon Musk et de Donald Trump. Depuis l’arrivée du 47e président des États-Unis à la Maison-Blanche pour son deuxième mandat (après 2016-2020), le ciel s’est assombri au-dessus de la NASA.
Comme toutes les administrations publiques, les dépenses de l’agence sont analysés par les équipes du DOGE, le ministère spécial d’Elon Musk, pensé pour réduire, drastiquement, la dette américaine. Cette “réduction des coûts” a commencé dès aujourd’hui, avec la fermeture de 3 bureaux de la NASA.
La nouvelle administration s’est également donné le pouvoir légal de licencier des fonctionnaires, chose impossible il y a encore quelques mois. Dans un communiqué de presse, la NASA a annoncé la fermeture du “Bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie” ainsi que du “Bureau du scientifique en chef” et surtout la “Direction de la diversité, de l’équité, de l’inclusion et de l’accessibilité (DEIA) du Bureau de la diversité, de l’équité et de l’inclusion”.
En tout ce sont 23 personnes qui vont perdre leur emploi du jour ou lendemain, pour des simples questions budgétaires. Dans cette liste on retrouve des scientifiques de renom comme Katherine Calvin, co-présidente du GIEC. Elle avait été embauchée en 2022 sous la présidence de Joe Biden pour conseiller l’administration sur les investissements à faire dans un but scientifique.
Des coupes budgétaires nécessaires ?
Aujourd’hui la NASA fonctionne avec 24 milliards de dollars. Cela peut sembler énorme, mais ce n’est que 0,5% du PIB américain. Dans le même temps, il ne faut nier que le budget de la NASA a augmenté ces dernières années. Il a même explosé.
Le financement de missions comme Artemis, qui prévoit de renvoyer des hommes sur la Lune ne coûte pas quelques dollars. En 2000, la NASA ne coutait que 13 milliards de dollars à l’État américain. Lors de la première élection de Donald Trump, en 2016, ce budget n’était que de 19,3 milliards de dollars.
Une hausse indéniable, qui est néanmoins remise en cause par plusieurs économistes. En prenant en compte l’inflation (avec une valeur fixe du dollar) le budget de la NASA n’a quasiment pas bougé, à un ou deux milliards de dollars près depuis l’an 2000.
Un budget en baisse ?
Plus important encore, la part de la NASA dans le PIB Américain a diminué, passant de 0,75% en 2000 à 0,50% aujourd’hui. Malgré tout l’agence spatiale américaine propose des missions de premier ordre, avec notamment un retour sur la Lune.
Dans les années 60, quand le président Kennedy promet à l’Amérique qu’un de leurs concitoyens mettra le pied sur notre satellite, il dépense sans compter. Le budget de la NASA atteint alors les 5% du PIB américain. Aujourd’hui, avec 10 fois moins d’argent, l’agence spatiale américaine s’apprête à réaliser le même exploit.
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