Les exigences des propriétaires n’ont jamais été aussi importantes. CDI en dehors d’une période d’essai avec un salaire élevé, couple sans animal, garants, le sketch de Groland à propos de la quête de devenir locataire sorti il y a bientôt 20 ans n’a jamais été autant d’actualité.
Devant des problèmes immobiliers prenant de l’ampleur en France, certains locataires sont obligés de se lancer dans des opérations illégales.
Toujours moins de logements pour toujours plus de locataires potentiels
Selon Arnaud Hacquart patron d’Imodirect, la demande de logement à louer n’a jamais été aussi élevée qu’en ce moment, avec une offre qui se raréfie. Il est vrai que devant les difficultés à acheter un logement suite à la hausse terrible des taux d’intérêts des prêts immobiliers, beaucoup devront se contenter de rester locataires sans avoir accès à la propriété, augmentant automatiquement les demandes de location.
Un contexte qui est finalement que très peu favorable pour les aspirants locataires, et très bénéfique pour les propriétaires en comparaison.
La falsification de dossier devient courante
Aux grands maux les grands remèdes comme on dit. Ainsi, pour s’assurer la location d’un logement, les locataires potentiels sont toujours plus nombreux à céder à l’appel de la falsification de document constituant leur dossier.

Des fraudes qui selon Imodirect représentent 23% des dossiers de location à Paris et en première couronne. Un phénomène qui s’est accéléré dernièrement.
Que risque-t-on à falsifier des documents pour améliorer son dossier de location ?
Vous avez besoin d’un logement d’urgence, mais ne respectez pas forcément toutes les conditions dans l’obtention de celui-ci ? La tentation est grande en ce qui concerne la falsification d’un document. Une légère augmentation de votre salaire sur votre fiche de paie par exemple ? Si vous n’êtes pas un expert de Photoshop, certaines sociétés en ligne proposent de s’en charger à votre place.
Seulement, produire de fausses pièces justificatives dans le cadre d’un dossier de location représente légalement un “faux et usage de faux”, qui peut mener à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. L’annulation du bail en cas de découverte de la fraude est aussi une possibilité. Dans les faits, le propriétaire ne dispose que de peu de moyens de vérifier une falsification, malgré ses soupçons, celui-ci ne pouvant pas procéder à des vérifications sur les informations personnelles d’un locataire de son propre chef.
Espérons que les conditions d’accès à la propriété deviennent plus aisées cette année, ce qui pourrait avoir un impact positif sur le milieu de la location également.
- Devant une demande qui explose et une offre qui ne suit pas, le nombre falsifications de pièces justificatives des dossiers de locations augmente de façon drastique.
- Selon Imodirect, 23% des dossiers de locations parisiens présentent au moins une pièce justificative falsifiée.
- Seulement, cette pratique peut mener à des poursuites judiciaires pour “faux et usage de faux”, avec à la clé jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
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