Loi HADOPI : mauvais arguments et vraies inquiétudes

La loi HADOPI a été récemment examinée au conseil des ministres et pourrait bien être adoptée prochainement. Celle-ci a pour objectif de tenter de dissuader, et si possible de mettre un terme au téléchargement illégal, par des mesures dissuasives, puis coercitives pouvant aller jusqu’à la suspension de la connexion internet des contrevenants pour une durée

La loi HADOPI a été récemment examinée au conseil des ministres et pourrait bien être adoptée prochainement.
Celle-ci a pour objectif de tenter de dissuader, et si possible de mettre un terme au téléchargement illégal, par des mesures dissuasives, puis coercitives pouvant aller jusqu’à la suspension de la connexion internet des contrevenants pour une durée pouvant aller jusqu’à un an.

Cette loi, issue du rapport Olivennes, pose un certain nombre de questions, et semble faire l’unanimité contre elle, puisque même le mensuel SVM lui consacre un grand dossier dans son numéro de juin, avec pétition à la clé, déjà signée par 28872 personnes au moment où j’écris ces lignes.
L’UFC-Que choisir prend aussi position et ne mâche pas ses mots non plus puisque le projet est jugé « monstrueux ». Diantre.

Mais que dit exactement la loi HADOPI pour provoquer ainsi l’ire des leaders d’opinion ?
Essayons de résumer les principaux points :

  • obligation de surveillance de sa ligne internet par chaque abonné, qui aura la responsabilité de vérifier si personne ne l’utilise pour faire du téléchargement illégal.
  • création d’une Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (l’acronyme HADOPI), composée de 9 membres dont 4 nommés par le gouvernement.
  • création d’une commission des droits. Composée de 3 membres, elle reçoit les constatations de téléchargement faites par les ayants droit. Véritable bras armé de l’HADOPI c’est elle qui enverra les avertissements aux internautes et sera chargée de la suspension de l’accès à internet.
  • la riposte graduée (facultative) : elle est censée être utilisée pour prévenir les contrevenants, par email « amiable » puis par lettre recommandée et les informer que s’ils ne cessent pas le téléchargement leur ligne sera suspendue
  • la suspension de l’accès à internet. En cas d’abonnement avec une box donnant également accès à la TV et au téléphone, seul internet sera coupé, sans réelle précision de la technique employée.
  • un fichier des internautes « suspendus » est créé dans une sorte de liste noire, leur interdisant de se réabonner ailleurs pendant toute la durée de la suspension. Le contrevenant est donc interdit de web comme l’émetteur de chèques en bois est interdit bancaire.
  • la conservation des données : le fichier des interdits de web peut être conservé par la Commission pendant 1 an maximum.

Voilà pour les principales dispositions.
Certains points posent effectivement question, et sont considérés par beaucoup comme inacceptables. Cela étant, je pense que certains des arguments opposés à ce projet sont maladroits, voire excessifs. Le débat sur le téléchargement est passionné, et avec la passion vient souvent la mauvaise foi, et ce des deux côtés.

Prenons les habits de l’avocat du diable et regardons un peu cela de plus près :

« cette loi est liberticide » : du point de vue du législateur, la loi vise à protéger les créateurs. Chacun sait que télécharger gratuitement des fichiers sur les réseaux peer-to-peer est illégal. La loi ne fait que le rappeler. Est-il liberticide d’imposer l’arrêt au feu rouge ? Dans ce cas toute loi est liberticide.

« si la musique était moins chère on en achèterait davantage » : sincèrement je ne le crois pas. L’acte de téléchargement est à mon avis déconnecté du prix. Il y a beaucoup de mauvaise foi dans cet argument. Il serait intéressant de mesurer à partir de quel seuil de prix les ventes de CD progresseraient de nouveau.

« avec le téléchargement je découvre des artistes et j’achète après » : mouais, peut-être, pour certains. Mais pas  sûr. Je pense que la réalité est moins poétique. C’est plutôt, avec le téléchargement je découvre, et ensuite… je télécharge le reste. C’est tellement facile, pourquoi s’embêter à aller à la FNAC et dépenser une petite fortune dans la discographie complète d’un artiste alors qu’elle vous tend les bras et qu’il suffit d’un clic pour finir ce que l’on a commencé ?

« si la qualité était meilleure les ventes ne baisseraient pas » : argument un peu spécieux. Meilleure pour qui ? En fonction de quels critères ? Il y a des gens qui achètent Cindy Sander et d’autres qui téléchargent la collection complète des Beatles. Cherchez l’erreur.

« la musique doit être vivante, les artistes gagneront leur vie avec les concerts ». J’adore aller en concert. Et en temps que musicien occasionnel j’adore jouer live. Mais la musique ne s’écoute pas qu’en concert, et heureusement, sinon il n’y aura pas de place pour tout le monde là non plus. Si j’aime le live, j’aime autant, sinon plus, écouter une bonne musique sur mon baladeur, tranquille, dans de bonnes conditions d’acoustique. La musique est aussi un plaisir solitaire.

« on ne peut pas priver les internautes de leur accès à internet qui est un droit inaliénable et un moyen de culture et de socialisation ». Ok ok. La liberté de circulation est aussi un droit inaliénable, et pourtant en cas d’infraction on vous supprime votre permis de conduire. Rendons leur permis à tous les chauffards.

« ces mesures ne montrent de l’ensemble des internautes qu’une image caricaturale de pillards ». Mouais, bof. S’il n’y a que ça, vu que nous sommes tous des internautes, y compris monsieur Olivennes, y compris Madame Albanel, je crois qu’il y a plus grave non ?

Je pense que les vraies questions sont ailleurs et ne sont pas bien posées :

– quid de ce collectif d’artistes qui ont signé en choeur et dans un grand élan solidaire une tribune contre le téléchargement illégal ? Faut-il en déduire qu’ils appuient et approuvent bruyamment la loi ? Ce serait assez cocasse quand on sait les prises de position de certains en faveur de toutes les libertés, et accessoirement leur couleur politique. En effet je ne crois pas que Bernard Lavilliers ou Rachid Taha, pour ne citer qu’eux, soient les artistes les plus sarko-compatibles… Ah, mais on me souffle à l’oreille que Denis Olivennes, auteur du rapport dont la loi est issue, est socialiste. Ok ok.

– personne ne semble avoir remarqué cela mais quand on évoque le projet HADOPI on ne parle que de musique, comme si le téléchargement se réduisait à cette seule activité. Et les films, et les jeux, et les logiciels ? Pas grand chose sur le sujet. D’ailleurs, même Microsoft, par la voix de L’ASIC, a pris position contre la loi. De là à en déduire que ce projet n’est que le résultat d’un intense lobbying des maisons de disques et des producteurs, comme le dernier soubresaut d’une industrie moribonde ?

la loi HADOPI signerait la fin du Wi-Fi ouvert. Voilà un vrai bon argument à opposer à la loi (si tant est que le wif-i ouvert existe vraiment par ici). La fin des cyber-cafés également, et de tous les points d’accès non verrouillés ?

la « riposte graduée », outre la connotation mi-guerrière mi-enarque de la terminologie, est assez inquiétante car en l’état elle ne l’est justement pas, graduée, puisque la loi n’y ferait plus obligation. Autrement dit vous pouvez vous retrouver privé d’accès à internet du jour au lendemain sans avoir été informé ni prévenu ni mis en demeure de cesser de télécharger.

Très honnêtement, davantage que « monstrueux », ce projet HADOPI me paraît surtout déplacé et inadapté tant il présente toutes les caractéristiques du proverbial pansement sur la jambe de bois, comme une ultime tentative de réanimer le cadavre encore chaud de l’industrie musicale traditionnelle, qui au lieu de chercher à s’adapter à la nouvelle donne, cherche à protéger ses acquis en les défendant avec l’énergie du désespoir.

Bien sûr, les artistes doivent pouvoir vivre décemment de leur métier et voir leurs œuvres protégées, mais est-ce en empilant les lois qu’on résoudra la question ?


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104 commentaires

  1. D’accord avec les arguments d’Eric.

    Je rajouterai que je crois qu’aujourd’hui le modèle économique de la musique et des films a changé, ce qui implique que le téléchargement (massif ou non) ne deviens finalement qu’une « pub » pour la musique. Ben oui, parce que quand on aime vraiment, on achète toujours. Un CD, un DVD, ou une place de concert. Donc le téléchargement massif ne va pas à l’encontre du marché, et je pense qu’il le favorise même.

    Exemple : Untel a téléchargé 100 albums. il les écoute tous. Une fois. mais pour celui qu’il écoute tout le temps parce qu’il l’aime vraiment, il fini par acheter une place de concert du même artiste. hé oui. Pareil pour les DVD.

    Finalement, le téléchargement massif fait mieux connaître les artistes, permet de mieux choisir qui on apprécie vraiment, de mieux cerner sa consommation artistique. Mais pas de la stopper ni de la diminuer. Bien au contraire : les ventes de DVD on explosées depuis que le téléchargement de DivX existe.

  2. Je cite:
    “on ne peut pas priver les internautes de leur accès à internet qui est un droit inaliénable et un moyen de culture et de socialisation”. Ok ok. La liberté de circulation est aussi un droit inaliénable, et pourtant en cas d’infraction on vous supprime votre permis de conduire. Rendons leur permis à tous les chauffards.

    Non, mais les chauffards peuvent marcher ou faire du vélo, on ne leur coupe pas les jambes (sauf si on les met en prison). Je suggère le droit à l’utilisation d’un 56k gratuit en cas de coupure de l’abonnement 🙂

    Sinon, on oublie encore une fois que le peer to peer est une technologie, un protocole, et que ça ne se restreint pas au piratage de fichiers à droits d’auteur. Beaucoup de logiciels libres (notamment systèmes d’exploitation) sont distribués en mode peer to peer afin de réduire l’investissement hardware nécessaire au download de leurs produits. Certains groupes de musique libre (Creative Commons) utilisent aussi ce moyen pour se faire connaître.

    Généraliser et banaliser l’équivalence de piratage et peer to peer n’est pas une bonne idée. Chacun devrait savoir que tout n’est pas illégal autant que tout n’est pas légal au niveau téléchargement et peer to peer.

    Cette loi propose clairement de supprimer l’accès internet à tous ceux qui laissent leur Bittorrent allumé pour partager et contribuer au succès de leur OS préféré (et libre).

  3. bonjour,

    Il y a trois points que j’aimerais relever dans ton argumentation :
    – « cette loi est liberticide”. Ce n’est pas vraiment du point de vue de la riposte graduée que se pose le problème, mais du possible filtrage du web découlant de cette loi, comme le prévoit un des articles.

    – “si la musique était moins chère on en achèterait davantage”. En effet, je pense également qu’il y a une certaine mauvaise foi dans cet argument, cependant je pense que le public a évolué, et veut pouvoir acheter des morceaux à l’unité à des prix raisonnables. Les 0,99e de l’ITS ou d’autres fournisseurs sont encore très chers, et le format CD est appelé à mourir à mon avis.

    – “on ne peut pas priver les internautes de leur accès à internet qui est un droit inaliénable et un moyen de culture et de socialisation”. C’est tout à fait valable, et cela est tiré directement du parlement européen.

    Une chose que je trouve inquiétante également, c’est que cette loi considère l’internaute comme coupable par défaut, à l’opposé de la présemption d’innocence qui est à la base de notre justice actuelle.

    Cette loi part à priori d’un bon principe (faire baisser le téléchargement illégal), mais son application est disproportionnée, et ne propose pas non plus (contrairement aux accords initiaux) une amélioration de l’offre légale en ligne.

  4. Je complète mon premier commentaire.

    “si la musique était moins chère on en achèterait davantage” : Cet argument n’est pas complètement faux. On peut déjà se questionner quant à la différence entre le nombre de vente de CD par artiste aux USA (ou le prix moyen d’un CD est la moitié de ce qu’il est ici) et en France.

    “avec le téléchargement je découvre des artistes et j’achète après” : VRAI ! Notamment pour les films. Rien ne vaut un DVD collector, avec la boite en fer (ou le coffret volumineux) comparé à un DivX qui n’est jamais parfait. Bref : quand on aime vraiment un film, on ne peux résister de l’acheter en DVD (et pour mon cas, de le RACHETER en Blu-Ray : hé oui, le consommateur n’hésite pas à dépenser de l’argent quand le contenu lui plait vraiment). De surcroît, je comprend que les consommateurs ne veuillent pas acheter un Disque entier (environ 20€) quand seulement un titre leur plait (environ 1€). Hein ? Qui achèterais 20 pommes si seulement une seule est mangeable et que toutes les autres sont complètement pourries ? Ben c’est pareil. Ca explique d’ailleurs l’essor de la musique à la demande sur internet et l’achat à l’unité de morceaux. Mais les DRM restent un frein (mais c’est un autre sujet).

    “la musique doit être vivante, les artistes gagneront leur vie avec les concerts” : C’est clair. Mais j’en ai déjà parlé au dessus.

  5. je pense que niveau techniquement il risque d’y avoir de gros problèmes car si il détecte en fonction de si on utilise un logiciel P2P ca ne peut pas aller car je télécharge beaucoup de choses totalement légale par P2P.
    Je pense pas que ce soit une bonne sanction de suprimmer internet car maintenant internet est presque devenu indispensable ! Un systhème tel est trop compliqué a mettre en place prenon exemple du wifi public ou même des réseau public exemple de mon école si quelqu’un télécharge sur un poste cela veut dire jusqu’à 1 ans sans internet ! impossible pour une école. nous avons même de nos jour un B2I (Brevet informatique et internet) a passer au colège et qui est OBLIGATOIRE mais si le colège na plus internet ? tout le colège ne peut pas passer sont brevet (le B2I est obligatoire pour passer son brevet) ?

  6. David Andriana on

    Je crois bien que la tentative de réponse à la question téléchargement non régulé de la musique est un cheval de Troie qui risque de faire adopter une loi anti-démocratique car elle rendrait légale la surveillance du trafic par une Haute autorité, sans compte à rendre de son activité, et surtout pas aux internautes, avec un pouvoir cumulé 1. de définir ce qui est sanctionnable, 2. de sanctionner effectivement, et ce, sans recours simple (très analogue aux radars automatiques), sans transparence.

    C’est d’une part un très mauvais usage de la technologie, et c’est s’asseoir sur des principes fondamentaux de séparation de pouvoir, de représentativité du peuple, et des comptes que l’administration doit savoir rendre aux citoyens. C’est dans la DDH, il me semble.

    La même technologie de surveillance pourrait être utilisée dans le sens de la confiance, avec réciprocité de surveillance : OK, l’État (et non pas une HA) connaît mes logs, mais moi je connais les logs que connaît l’État ; je ne tombe pas des nues si on me reproche factuellement (pas avec un simple mail) une activité illégale.

    Le projet Hadopi est très grave car :
    1. il montre le déni de démocratie dans lequel le gouvernement est capable de sombrer pour une bête histoire de lobbies économiques
    2. il montre l’incompétence technique de nos dirigeants en ce qui concerne internet
    3. il souhaite utiliser dans un contre-courant historique la technologie : dans le sens de la méfiance plutôt que dans celui de la confiance

    Je le redis, le sujet du téléchargement de la musique est secondaire dans cette affaire.

  7. Je rajoute que je pense qu’il y a d’autres moyen comme il y a un moment j’avait entendu parler d’un projet d’ipod que tu achète avec un abonement mensuel qui te permet de télécharger toutes les musiques que tu désire avec itune ! mais en même temps j’ai entendu aussi parler du P3P qui sera le futur du P2P il consite a un mélange de P2P et de ftp on télécharge des clients ET des machines donc un temps accéléré de téléchargement.

  8. Pour ton exemple du permis de conduire : Tu es responsable des infractions que tu commets. Tu roules ivre ton permis est suspendu, mais est-ce acceptable qu’il te soit supprimé parce qu’un utilisateur de ta voiture a grillé un stop ? La faute n’étant plus personnelle mais rattachée au propriétaire du véhicule (au titulaire de l’abonnement) ?

  9. David Andriana on

    Il s’agit de comprendre que si la fameuse « riposte graduée » quant aux téléchargements ne passe pas en pratique, par exemple au bout de quelques années d’expérimentation (problème de la preuve), mais tout en laissant s’installer l’organisme indépendant de surveillance et le principe de pouvoir sanctionner sans faits démontrables ou a priori, on aura perdu sur l’essentiel.

  10. A propos du permis de conduire je voulait dire qu’il est bidon car on suprimme ton permit car tu met la vie des autres en danger contrairement a internet tu ne met personne en danger en téléchargant.

  11. Et pourquoi pas demander à Canal+ de couper l’accès à leurs abonnés (en continuant de les faire payer) parce qu’ils ont enregistré un film sur DVD au lieu d’aller l’acheter !

    Je dis ça comme ça, mais bon, je trouve que ce projet de loi est vraiment trop simplet ne prenant pas en compte les réalités de l’utilisation d’internet aujourd’hui. Tout ça me parait vraiment trop précipité, sans parler du fait que les solutions techniques pour mettre en place toute la répression ne sont pas au point, les FAI l’on signaler, mais peu importe

  12. Right Saga :
    Après les caméras de surveillance – [Indications d’utilisation: securité] – [Effets indésirables: une tendance vers le Paris Loft Story et surveillance accrue de la pop],
    Après les tasers – [Indications: securité] – [Effets indésirables: arme pacifique mais peut causer trauma cérébraux ou et rapporter des millions à des potes et surveillance accrue de la pop],
    Découvrez la loi Hadopi, pour que les maisons de disques aient leur tune et que vos enfants naviguent sur internet sans problème (Effets indésirables : une surveillance globalisée du traffic internet en France, on est bien obligés de matter ce que vous faites pou r voir ce que vous avez sur votre pc, et comme vous vous y attendiez, la loi Hadopi agit dans la continuité : surveillance accrue de la pop)

    Est ce que c’est moi qui deraille ou on se fait ba**er petit à petit dans notre vie privée?

  13. J’aime beaucoup ta vision Eric, c’est vrai qu’internet manque un peu de lois, il s’autogère.

    Par contre, il a un point que tu survol et qui pour moi est incompatible avec notre liberté, c’est ton premier point : « obligation de surveillance de sa ligne internet »

    On surveillera donc tout ce que je fais ? Une sorte de caméra dans ma vie numérique ?

  14. internet est un outils plus puissant qu avant mais gamin on copiais tous des cassettes maintenant c est plus simple
    quand des boites vende sindy sanders je n ai aucune honte a télécharger la musique que je desire quand au artiste les saltinbanques et bien qu ils deviennent saltinbanques et fassent des concert avec des produits derivé …
    Il est totalement anormal qu avec une oeuvre moyenne claude francois fassent vivrent encore toute sa famille royalement la aussi faut peut etre y penser

  15. Pingback: ChroGeek » Puisque tout le monde en parle ! La fameuse loi Hadopi

  16. Bonjour,

    Pour moi le vrai problème n’est pas là, mais dans la facilité d’utilisation et l’interopérabilité.

    J’ai 2 remarques à faire sur ton analyse :

    « Chacun sait que télécharger gratuitement des fichiers sur les réseaux peer-to-peer est illégal. » : uniquement pour les fichiers soumis au droit d’auteur, on a tendance à trop oublier la musique libre (licence Art Libre, ou Creative Commons), et de très nombreux artistes publient ainsi, autorisant expressément la diffusion par P2P. Sans laiser de côté les livres (In Libro Veritas…), vidéos et logiciels libres.

    De fait, l’amalgame téléchargement gratuit = illégal est faux.

    – “si la musique était moins chère on en achèterait davantage” : pour ma part, ce n’est pas le prix le problème, tout le monde doit pouvoir vivre et être rémunéré à juste titre.

    Le souci, ce sont les DRM : tant qu’il y aura le moindre DRM sur une oeuvre, je n’achèterai JAMAIS la moindre musique ou Vidéo à la demande sur le net.

    D’abord car, étant exclusivement sous Linux Ubuntu, ces DRM ne fonctionnent pas et je serai dans l’incapacité de lire mes fichiers légalement payés, de même mon baladeur MP3 (Samsung) est compatible MP3, OGG, mais pas Wma Drm ni Itunes…

    Enfin, comment concevoir que l’offre légale payante, au lieu d’apporter un « plus » à l’acheteur par rapport au gratuit (ce qui est la base même de tout commerce), lui enlève au contraire des droits et rend l’achat ainsi que l’usage beaucoup plus complexe ???

    Il faut à peine quelques minutes pour trouver sur le P2P ou les newsgroups n’importe quelle musique, ou film / série TV, lisible et transférable partout facilement, mais pour acheter il faut se farcir des formulaires où l’on vous demande tout sur vous, des vérifications de compatibilité système et DRM à n’en plus finir, et le catalogue est moins fourni.

    Cela fait 10 ans que l’on se tue à le répéter aux majors du disque / cinéma / TV : TOUT produit numérique sera piratable et piraté, quelles que soient les mesures de protection, on commence à voir quelques services sans DRM (essentiellement pour les indépendants sur la musique, Amazon aux USA seulement mais rien en France, VOD Arte, mais le reste des vidéos TV / ciné, même gratuit, est hyper-protégé et inaccessible sous Linux…), cela reste ridicule comparé à la demande.

    Comptez le nombre d’internautes qui, chaque mois, déboursent 25 Euros pour une offre de newsgroups illimités cryptés (sauf que l’argent ne va pas aux artistes et producteurs qui refusent toute licence globale), cela prouve bien que le prix n’est pas le souci, c’est la simplicité, combien faudra-t-il d’années aux décideurs pour l’admettre ? Là j’achèterai, pas avant…

  17. > Chacun sait que télécharger gratuitement des fichiers sur les réseaux peer-to-peer est illégal.

    NON NON NON NON et encore NON !

    Ce qui est illégal c’est de télécharger des oeuvres dont tu ne possèdes pas les droits d’utilisation et de rediffusion.

    Même si une grande majorité utilisent le P2P pour télécharger des oeuvres protégés (et aussi les News, HTTP, FTP …)

    Tu ne parles pas des DRM, c’est le frein principal à l’achat pour moi. Il handicape uniquement les gens honnêtes.

  18. D’accord avec les arguments D’Eric.

    Juste une remarque: pourquoi le gouvernement se borne il a privilégier systématiquement une approche de controle et de répression ? Pourquoi des idées plus ouvertes comme la licence globale sont elles toujours systématiquement écartées et leur faisabilité jamais étudiée sérieusement ? Le lobbyings des industriels de la musique y serait il pour quelque chose ? 😉

    Personnellement en tant que musicien amateur je crois plus au partage et à l’échange qu’au contrôle et à la répression. Je n’ai pas de modèle économique miracle pour le monde de la musique à l’heure d’internet, mais je sais que les musiciens existaient avant les majors et seront toujours la même si les industriels de la musique disparaissent.

  19. Pour le coup du je télécharge, j’apprécie et donc j’achète. Des études indépendantes ont déjà montrés que les plus gros téléchargeur sont aussi ceux qui achète le plus.
    Donc cause à effet? C’est à étudier.

    Mais en prenant mon nombril comme généralité. En téléchargeant je découvre des univers musicaux qui n’ont aucun (ou quasi) espace dans les grands médias (télé, radio, presse national), l’émulsion fait que je m’y penche de plus en plus, je fouine, je cherche et au final je deviens un peu accroc à la musique. Et souvent l’accroc aime avoir sa came dans un bel écrin; d’où l’explosion de vente des vinyls (et oui! C’est le seul média musical, hors numérique, qui progresse de façon assez incroyable). Pourquoi? Le vinyl c’est beau (grand, classieux), la qualité est meilleur que sur un CD (car ce n’est pas du numérique, et en prenant soin de ses vinyls il n’y a pas de craquements).

    Donc le téléchargement pour moi c’est pas ce qui coule les maisons de disques, au contraire! (même si oui on a toujours l’effet du passager clandestin, celui qui profite sans donner). Après peut être que les majors avec leur gros mastodontes ça les arrange pas trop que n’importe qui puisse découvrir de la musique « confidentiel », car ils n’ont pas ces styles dans leurs catalogues.

    Pour leurs baisses je pointerais plus volontiers du doigt l’explosion des dépenses numérique et hi-tech (blu ray, DVD, PC portable, internet, téléphone portable, lecteur MP3, …) qui forcément fait baisser un poste budgétaire (musique!).

    Et le téléchargement qui ruine le cinéma, va falloir m’expliquer comment un film fait 20 millions d’entrées du coup…

  20. De toutes façons, internet c’est mâââââl…

    Tout le monde le sait, c’est bourré de voleurs de musique, de films pornos, de pédophiles, et de méchants pirates informatique qui font exprès de vous envoyer des virus…

    Si, c’est vrai ! La preuve : je l’ai vu à la télé sur TF1 dans le journal de Jean Pierre Pernaud

  21. Les majors de la musique se meurt.
    Si à la place de remplir des piscines de champagne ils avaient un cerveau et coller leurs énormes bénéfice en recherche et développement, car sans innovation c’est la mort pour toute entreprise. En plus c’est neuneu se sont fait distancer par les majors de l’informatique (apple et autre)

    Il y a une piste que personne voit : La qualité le HD quoi, un mp3 c’est pourri et tout bon musicien vous le dira.
    C’est sur ce format vendu en ligne directe client/créateur qu’il faut jouer et faire des ventes, le reste restant de la demo ou de l’écoute rapide.

  22. J’aime tes contre-pieds Eric, bravo !

    S’il y a problème, c’est que l’industrie du disque est un énorme mammouth qui n’a su s’adapter.

    Le cinema ou le jeux-video ont su trouver des parades avant d’être dépassé : VOD, DVD collector pour les uns, jeux en ligne et bonus on line pour les autres.

    Cette loi essaie de sauver une industrie qui n’a su voir le vent venir…

    J’espère cependant que le Web dans son ensemble (blogs et gros sites) vont réagir (bannières, pétition…) face à cette loi.

  23. Pingback: AbriCoCotier.fr

  24. mouais, l’argumentaire est un peu spécieux. le coup du permis de conduire ne marche pas bien car la Loi estime qu’il y a mise en danger de la vie d’autrui par les chauffards ce qui n’est pas le cas avec les pirates de l’Internet. Par ailleurs, il n’est évoqué nulle part que toutes les politiques locales se centrent autour de l’Internet pour pallier la désertification rurale et le repli des services publics de l’Etat. Si on a utilisé ma ligne pour télécharger de la musique, que je suis coupé de l’Internet, cela veut il dire que je ne peux plus contacter aucune administration ?

  25. En ce qui concerne les achats après le téléchargement, je confirme qu’il existe une preuve de la montée du chiffre d’affaires.

    Paulo Coelho l’a prouvé, suite à une étude en Russie. Il a crée un site soi-disant pirate sans dire que c’était lui. Il a mis en ligne tous ses bouquins gratuitement. Et depuis la vente de ses livres a énormément augmenté. Chose jamais eu depuis son livre « l’alchimiste ».

    Il y a un autre problème que personne n’a parlé.

    Mon conjoint est sourd de naissance. Avant il enregistrait sur cassette vidéo tous les films en vost quand il s’absente.

    Depuis l’avénement des dvd, il pensait qu’il était naturel de continuer à enregistrer les films en vost sur le net.

    Mais depuis les campagnes contre le piratage il est perdu. Il ne comprends rien à tout cela.

    Certains films ne sont pas sous-titrés. Les entendants ont pu le loisir de les regarder à la télé. Alors il essaie de se rattrapper en téléchargeant ce film mais cette fois-ci sous-titré. Est-il pour autant dans l’illégalité ?

    M6 propose une rediffusion de ses films ou emissions sur le net le lendemain. C’est génial mais M6 a supprimé les sous-titres.

    Je confirme de nouveau une envie d’acheter. Car mon conjoint n’a pas hésité une seconde de télécharger la série Heroes sur le site de TF1 car c’est sous-titré. Reste qu’à diminuer le prix de la VOD.

    L’internet est un outil merveilleux et surtout révolutionnaire dans le mode de vie des sourds mais pas pour le téléchargement…

  26. HADOPI… LOPSI…

    2 Lois un but : restreindre l’utilisation du p2p au domaine dis légal. Jusqu’à là tout est « normal ».
    Mais le peu que j’ai pu voir sur ces lois imagine plus liberticide et dur, à partir du moment ou l’état introduit un Trojan dans mon pc je considère ça comme « illégal », des hackers on été punis pour ce genre de crimes. Pour grossir le trait au maximum (au point de rendre ça totalement ridicule et caricatural) tué les gens car ils ne sont pas conformes a ce que l’on souhaite et peut être autorisé à la manière de certain tueur en série.

    Extrapolation ? Oui sûrement je ne le nie pas mais c’est une bonne manière de ce rendre compte de l’imbécilité de la chose.

    Surveillez internet est il vraiment possible ? Peut-on connaître quelqu’un au vue de site qu’il fréquente ?

    Je ne pense pas. Un exemple tout simple : Je regarde un film très connu et devenu un classique pour quelqu’un « Fight club », j’effectue une recherche google pour en apprendre plus sur ce film. Je tombe sur les forums en parlant, les sites cinématographique, les sites reprenant les repliques, les sites vendant le film voir le livre de M. Chuck Palahniuk. En voulant pousser plus loin je me cible sur certaine réplique car je suis curieux et je veux savoir si c’est qui a été dis dans le films est vrai.

    Une célébré réplique de ce film est « Vous savez qu’en mélangeant des parts égales d’essence et de concentré de jus d’orange congelé, on peut faire du napalm ? » Je pousse ma recherche et finis par tomber sur un site détaillant les composant du napalm en expliquant comment en faire chez soit.

    C’est la que le problème intervient …

    L’état qui suit mes fais et geste est alors alerté de l’entrée dans un site dis « Dangereux » jusqu’à là je n’était surveiller que d’un œil (a moitié fermé qui plus est) mais maintenant je suis un danger.

    (Et là je me rend compte que j’ai fais une bien belle explication mais qui au final est un peu hors sujet et je m’en excuse c’était juste pour expliquer pourquoi (de mon point de vue) il est impossible de surveiller le net)

    Revenons en à nos moutons…

    [Reflexion] Ah oui le téléchargement p2p ^^ (Dur ce matin)

    J’ai une question un groupe comme Radiohead permet le téléchargement légal et totalement gratuit sur son site officiel. A partir de là on peut être en droit de penser que le téléchargement n’est pas en soit une perte d’argent (peut de gens iraient couler leurs commerces pour ce rendre sympathique au yeux des gens ce n’est donc sûrement pas pour ça)alors pour chercher a l’interdire ?

    Une autre question : Monsieur X télécharge une chanson car il en entend parler autour de lui, il l’obtient grâce à un des nombreux logiciel de partage existant, au final il décide qu’il va la supprimer (oui monsieur X n’a pas le goût de ses amis donc il va pas garder la chanson^^’) peut il être punis par la loi d’avoir téléchargé la chanson dans un premier temps ?

    Et pour revenir sur certain point de l’argumentation :

    Je cite :  » si la musique était moins chère on en achèterait davantage  »

    Pour ma part OUI hier je vais dans une grande surface (histoire vrai) dans l’idée de m’acheter un cd parmi tout les artistes que j’aime
    je fouille dans le rayon cd qui n’est pas très fournis (bah oui j’étais pas chez un disquaire mais dans une grande surface ^^’) soudain je tombe sur l’album « La ouache » de « Matmatah » album donc de fin 1998 (Soit pratiquement 10 ans) le prix exact était de 15€ (Possibilité de l’avoir a 14€ a la fnac) mais que a coté je vois l’album d’une jeune artiste pleine de talent mais peut connu à 9€99 je me dis qu’il n’y à pas photo et que jamais je ne dépasserais 10€ pour un album même en temps que fan… et oui pour 5€ je n’ai pas acheter l’album c’est stupide un être humain (en tout cas moi je le suit) mais quand je vais dans un magasin je met un prix sur l’objet avant de l’acheter … je n’ai actuellement pas les moyens de mettre 15€ (100 francs hein !) pour 1 cd que je riperais arriver chez moi et qui sera rangé dans sa boite et mis en déco…

    Bref je vais m’arrêter là je n’arrive même pas a me relire le manque de sommeil ma peut être fais écrire n’importe quoi si c’est le cas je m’en excuse.

    Tout ça pour dire HADOPI c’est mal !

  27. Mon petit argument perso : Cette loi suppose que tout ceux qui ont du wifi soient des experts en sécurité…
    La Nintendo DS de mon fil necessite du WEP pour se connecter à Internet. Tout le monde sait que le WEP n’est plus sécurisé, et il peux être cracké en quelques minutes….

  28. Excellent article, démontant parfaitement les arguments fallacieux des uns et des autres.

    Avec le téléchargement illégal de contenus numériques, nous sommes passés d’une logique d’écoute (visionnage, …) à une logique d’accumulation. L’internaute souhaite accumuler tous les morceaux d’un groupe ou tous les films avec un acteurs ou toutes les reprises de « My Way », …

    Il faut donc que l’industrie, spécialement musicale s’adapte pour proposer du contenu dont l’écoute peut être financée par la pub (ex. deezer) ou par un abonnement mais que les plate-formes soient interopérables, c’est à dire qu’il suffit d’un seul abonnement pour accéder à plusieurs plate-forme.

    Il est normal de rappeler la loi qui interdit le téléchargement de musique, … dont on ne détiens pas déjà un original.

    Enfin, la riposte graduée ne peut être mise en application car elles nécessite la surveillance du traffic de l’ensemble des internautes y compris ds les cafés, les entreprises, écoles et admnistrations. Que bannira-t-on ? L’adresse IP, l’adresse mac, l’email de l’internaute ?

    Enfin, tous le monde, y compris les entreprises payent une taxe sur les supports numériques. Elle ne suffit pas ?

  29. L’argument principal, et le plus solide, est que cette loi sera vite contreproductive.

    Elle n’atteint que ceux qui ne s’y connaissent pas et qui ne se protège pas en téléchargeant.

    Sauf que ceux-ci ne resteront pas ignorants très longtemps, on finira bien par leur expliquer la faille.

    Au final on se retrouvera avec un P2P où l’on ne sait pas ce qui circule. Et avec un nombre élevé d’internaute, les soucis de bande passante actuels tenderont à disparaitre.

    Ca va congestionner le réseau (bah oui, faire des echnges inutiles pour « semer » c’est pas très économe en bande passante.)

    Et pire encore, ça donnera à tous ceux qui veulent se cacher un réseau puissant. Ne citons que la pédophilie…

    Cette loi est un danger !

  30. La loi est déjà en train de se faire défoncer au niveau Européen.
    Grotesque et trouée de partout, elle est vouée à l’échec.

    Sans parler du fait qu’une fois de plus les bons gros geeks s’en sortiront autrement et c’est les billes en informatique qui trinqueront à la place.

    Bien joué.
    Ridicule.

  31. Sinon, sur le plan des solutions alternatives, la licence globale est à terme la seule fiable…

    Mais les maisons de disque n’en veulent pas…

    Il serait trop facile de les contourner avec cette licence globale. Les majors sont des producteur mais aussi et surtout des distributeur. Si la deuxième partie ne sert à rien, la première n’est pas si inaccessible en autoproduction (sans compter les studios associatifs etc.).

    D’où cette loi stupide…

  32. Je n’ai pas encore lu les commentaires, mais je voudrai « m’opposer » (pas vraiment, mais bon) à un de tes points du billet :
    – « avec le téléchargement je découvre des artistes et j’achète après » : ça peut paraître décalé comme façon de faire, mais de mon expérience personnelle, c’est pourtant vrai et archi vrai ! Pas pour tout le monde comme tu le dis, bien évidemment, mais ce fut le cas pour moi, et j’ose croire pour beaucoup d’autres également ! A la grand époque du P2P, je téléchargeais énormément d’albums, j’avais une grosse grosse soif de découverte. J’étais étudiant, sans beaucoup de moyens, voyant des chroniques par ci par là, ne demandant qu’à pouvoir les écouter… mais ne pouvant pas. Donc je me rabattais là-dessus, et j’ai acheté beaucoup d’album, et fait des tas de concerts, grâce à ces découvertes ! Et puis, ils ont commencé à filtré un peu tout ça, et à condamner des gens il y a 4 ans environ, et j’ai arrêté de télécharger… Et je me suis rendu compte que je n’achetais plus d’album ! Je n’écoutais plus rien de nouveau, j’avais perdu cette folie des découvertes, et ma consommation en CD a énormément diminué : avant j’étais au moins à 1 album par mois, maintenant j’en suis à trois ou quatre par ans, pour les grands groupes que j’aime bien (et que j’ai découvert à l’époque grâce au net.)

    Et figure toi que depuis que j’ai découvert Deezer il y a quelques temps, j’ai de nouveau envie d’acheter pleins d’albums ! Parce que je découvre (ou re-découvre) des tas de bonnes choses ! Mais il y a deux points qui me chiffonnent encore un peu :
    – le prix des CD : je trouve ça hallucinant que certains groupes finlandais bourrés de talents puissent vendre des CD à des prix aussi bas, et de voir d’autres trucs plus « commercial » se vendre à prix fort ! Mais là, il y a deux choses à prendre en compte : le prix des CD en France (en Europe même ?) exorbitant. (un live + dvd bonus à 11€, fdp compris, alors qu’ici il se retrouve à 20-25€), et ensuite le fait que je vienne de retrouver du boulot et que mes finances soient un peu just ! 😀
    – Ces foutus DRM… Depuis Deezer, j’ai vraiment envie d’acheter de vieux morceaux que j’aiment vraiment !! Mais mince quoi, ces foutues limitations, ça me bloque à un point inimaginable ! Du coup qu’est ce que je fais ? Ben je les télécharge avec un soft qui permet de les prendre sur Deezer directement… et je les achèterai quand les DRM seront parti, simplement parce que c’est un plaisir de prendre le métro en les écoutant, et que je dois bien remercier quelqu’un !

    Il y a des choses qui doivent changer…

  33. N’oublions surtout pas que nous payons déjà chaque fois que l’on achète un disque dur, une carte mémoire, chaque fois que l’on mange à un restaurant diffusant de la musique (droits SACEM le restaurateur la paie et avec l’argent de qui ?), quand j’écoute une radio ou une tv pour laquel je paie une redevance… L’industrie musicale n’est pas à plaindre il faut simplement qu’elle revienne sur terre et travail ses coûts de fonctionnement, qu’elle refléchisse au long terme… Moi je propose déjà que les majors mettent en commun tous leurs catalogues pour moi c’est un patrimoine au même titre que les livre et autre pièces de musée ensuite a eux de réfléchir commmun rendre cela accessible.

  34. Musique ou pas le téléchargement illégal est mal ! Certains pensent que tout doit être gratuit niveau culture et ne rien payer à cause du P2P.

    Pour autant, les maisons de disques se moquent des consommateurs. Vendre 1€ un fichier MP3 donc compressé avec DRM, pour un prix de CD quasiment identique au CD c’est prendre les consommateurs pour des pigeons. Je suis bien content que leur chiffre d’affaire se casse la gueule.

    Heureusement d’autres solutions existent, merci à Deezer et Lastfm de les faire exister !

  35. canardlebarbare on

    Salut,

    Voilà un interview de J. Attali, il parle de la loi HADOPI à ~5.30min de cette vidéo :

    http://www.dailymotion.com/vid.....n-1er_news

    Pour résumé, la solution aux problèmes de piratage de la musique c’est une idée vieille de 80 ans et pas originale pour un sous : la licence globale utilisée par les radios françaises.

    De plus il faut bien se rendre compte que plus la musique « virtuelle » devient gratuite, plus le « réel » prend de la valeur.

    Aujourd’hui vous offrez le dvd du spectacle du Roi Lion à votre petite soeur pour son anniversaire, demain vous lui offrirez la place de spectacle ! Et ça il me semble que c’est plutôt une bonne évolution.

  36. Eric:
    T’a passer trop de temps a te faire laver le cerveau par Aubanel & co le mois dernier.
    OUI cette loi est liberticide car elle ouvrira la porte a tous genre de NON RESPECT de ma vie privée sur le net.
    EX: la loi LOPSI qui viendras surement en catimini après la HADOPI et infectera mon ordi pour savoir ce que je fait de mes journées sur le net….

  37. Remarquez, le coup des mouchards me fait bien rire. Zont qu’à esayer de me mettre un mouchard sur mon Linux (et je leur souhaite bien du courage !).

    Au moins ça forcera peut-être les gens à découvrir Linux, et par exemple Ubuntu (qui ne necessite aucune connaissance informatique particulière et est même plus simple que Windows !)

  38. Un billet posté ce matin, à midi déjà un beau débat dans les commentaires : ya pas à dire, Presse Citron c’est actif, et tant mieux !

    Pour moi, cette loi n’est là que pour protéger un business model vieillissant. C’est le sentiment que me donne HADOPI et c’est clairement son seul objectif. Par essence c’est donc complètement inadaptée et abjecte comme démarche, depuis quand on légifère pour faire plaisir aux industriels ? (bon ça doit pas être la première fois, mais quand même là c’est choquant)

    Sinon, un énorme merci à Eric pour le link vers mon blog, ça me fait tellement plaisir je n’osais même pas l’espérer en rêve :mrgreen:

  39. Je ne suis globalement pas d’accord avec ton analyse, Éric (j’arrive dans les derniers commentaires, je ne sais pas si je serais lu).

    Tu dis : “on ne peut pas priver les internautes de leur accès à internet qui est un droit inaliénable et un moyen de culture et de socialisation”. Ok ok. La liberté de circulation est aussi un droit inaliénable, et pourtant en cas d’infraction on vous supprime votre permis de conduire. Rendons leur permis à tous les chauffards.

    Ton analogie avec le permis de conduire est fausse. Si on supprime la connexion Internet, c’est toute la famille qui est concernée par cette mesure et qui subit cette mesure. Dans le cas du permis de conduire, seule une personne est punie, mais il peut toujours se déplacer grâce à sa femme, son mari, son père, sa mère, son frère etc. On ne fait pas sauter tout les permis de conduire de la famille !

    “cette loi est liberticide” : du point de vue du législateur, la loi vise à protéger les créateurs. Chacun sait que télécharger gratuitement des fichiers sur les réseaux peer-to-peer est illégal. La loi ne fait que le rappeler. Est-il liberticide d’imposer l’arrêt au feu rouge ? Dans ce cas toute loi est liberticide.

    Personne ne conteste le fait qu’il faut préserver les artistes, les créateurs de musique. Mais cela ne doit pas se faire au détriment d’autres droits légitimes. De plus, une loi qui criminalise potentiellement plusieurs millions de Français, est-elle une loi adaptée ?

  40. @AbriCoCotier: c’est clair que de toute façon les solutions de contournement existent déjà, télécharger de manière crypté est tout à fait possible et ça ne va que se développer avec cette loi, donc à la limite pour ceux qui connaissent un peu l’outil informatique ça pose pas de réel problème, la cible est plus le français moyen qui va s’affoler au 1er email d’avertissement et qui du coup va stopper tout téléchargement

  41. Joss> Surtout que selon les etudes, les caméras de surveillance ne servent a rien (sauf a dire au mossieur-dame qui n’a rien a se reprocher: on a fait quelque chose).
    Pour moi, le loi HADOPI est la meme chose, un gros truc, impossible a mettre en oeuvre, au lieu de se pencher sur le vrai probleme = quid des labels de disque (bonne initiative de Radiohead, fortement décrié par… les grandes maisons de disque, par exemple).

  42. Pour autant, on ne supprime pas les voitures des gens qui roulent sans points sur leur permis et pourtant ça fait des morts… C’est illusoire leur système, soit ça va nous couter les yeux de la tète pour rien car la riposte underground va pas en rester là, soit ça sera impossible d’être fiable comme les radars… On verra bien !

  43. J’aimerais bien savoir comment cette police du net va pouvoir distinguer les oeuvres téléchargées illégalement des oeuvres téléchargées légalement(quand on a le cd original par exemple)?
    On va devoir faire une déclaration des titres de nos discothèques et de nos videothèques personnelles pour que cette police puisse comparer avec ce qu’on télécharge?

    ah mais non c’est vrai pas la peine de faire la distinction : on est TOUS COUPABLE!

  44. @ioan: pour le coup quand tu as le cd il suffit de le ripper. Pas besoin de télécharger.
    Par contre comment ils vont distinguer le fait que je télécharge un logiciel ou une musique libre de droit d’une musique soumis aux droits d’auteurs? Grande question.

    Globalement le truc qui me fait peur c’est la possibilité de filtrer des sites par une autorité indépendante et dont le fonctionnement sera loin d’être transparent. Bloquer les sites pédophiles, admettons. Mais qu’est ce qui empêche de bloquer des sites au contenu « génant » pour les hautes instances (par exemple)?
    Quid de la suppression des sites non-actualisés depuis 3 mois?

  45. Eric,la tu donne un coup de pied dans la fourmilière.

    Je suis en parti d’accord avec toi, sauf pour le P2P, vous faite tous l’amalgame téléchargement = illégale, le bourage de crane commence t’il deja a faire effet?

    Ensuite, c’est vrai on parle que de musique, on ne parle pas des cas commes les écoles des entreprise, si des eleves d/l l’école aura sont accés coupé? et pour les entreprises, avec les nombreuses maj de windows etc, les téléchargement sont nombreux l’accés au net leur sera coupé? c’est avec sa que l’on relance l’économie du pays? bravo ^^

    Plus sérieusement, cette loi essaye de passer en douce, les principaux acteurs non pas ou peu été consulter, il aurait peut etre fallu commencer par la….
    Et pendant ce temps: les site porno/pedo sont toujours accessibles au enfants, mais c’est pas important… y’a pas d’intérêt économique…

  46. Le titre auquel vous avez échappé :
    la loi Hadopi, c’est du pipo !

    Sinon, on le sait depuis des années déjà mais le CD comme support puis bientôt les DVD sont destinés à mourir en tant que supports de consommation de masse. Dans cette ère de la numérisation et de la dématérialisation, le plus important demeure la donnée. Aujourd’hui, les usages de consommation ont changé. Qui voit encore des gens se balader avec leur lecteur de CD ? Les majors qui avait un business très lucratif basé sur le CD et ses grosses marges n’ont pas vu ou voulu voir ces changements. Téléchargement illégal ou pas, le CD est mort. Et, ces majors, malgré la leçon, la claque commerciale donnée par Apple et I-tune, s’accrochent encore à leur vieux modèle dépassé. Alors, ces sociétés ont intérêt à modifier très vite leur modèle commercial plutôt que de favoriser ces lois répressives par un lobbying forcené. Favorisons plutôt le téléchargement légal en étendant encore sur les sites les catalogues mis à disposition à des prix corrects lesquels correspondent mieux désormais à la demande des clients.

  47. Vie privée, je me marre.
    A partir du moment ou il y utilisation d’internet, il y a moyen de savoir tout sur tout le monde et si en plus il y a utilisation de téléphone cellulaire c’est encore mieux.
    Enfin bref c’est pas là le débat, techniquement avec des moyens lourd ils peuvent coller en place des systèmes analysant le contenu des informations qui circulent sur Internet (sur la France c’est super facile à faire) et coller des systèmes qui en automatique localise la source envoient des avertissements et coupent la liaison en cas de récidive.

    Le problème de cette loi idiote et des gens qui l’ont pondue n’ont encore pas vus un truc, c’est que les honnêtes internautes qui ont rien à cacher et qui vont encore plus péter une durite quand il va falloir qu’ils payent en plus la redevance téle, et bien si tout ces internautes chiffres les émissions de trames sur Internet (l’enveloppe + le contenu) ils ne peuvent plus rien faire.

    Ca va être la riposte graduée mais inversée …

  48. Déjà les maisons de disques voyaient du mauvais œil l’arrivée des 1er magnétophone qui permettait d’enregistrer les musiques passées à la radio sur des K7.De même que le magnétoscope pour les vidéos. C’est pas nouveau tout ça et c’est le même principe!! Et les maisons de disques et artistes vivaient bien!!
    Mais aujourd’hui ils en veulent toujours plus!!Du frique!!!

  49. Pas du tout d’accord !

    Moi je vais te dire une liste de film, d’artistes et tu iras me les chercher à la fnac ! Moi je fais peut-être partie de ce que tu appelles ta réalité poétique, je visionne, j’écoute et j’achète…

    Le téléchargement a sauvé des films, des musiques de l’oublie totale et c’est la son véritable point fort, après si Cindy Sander ou Madonna gagne 10 000€ en moins ça m’est égal !

  50. Je suis d’accord, le font de cette loi c’est qu’internet fait un lien directe entre entre le consommateur et le créateur. Le parasite qui était entre les deux perd sa place c’est tout.

    Moi j’aimerais avoir des réponses aux question suivantes :

    Pourquoi nos élus perdent du temps sur des lois comme celle-çi ?

    Il n’y a pas des choses plus prioritaires en matière de NTIC comme

    Donner une égalité sociale, Internet est devenu une source de connaissance incontournable,
    Comment les gamins qui sont nées (ils n’ont rien demandés ils ont nées tout simplement) dans des milieux défavorisés font pour accéder à cette information (ils peuvent bien regarder TF1, non..) ?

    Des villages perdent des entreprise car ils n’ont pas accès à Internet haut débit.

    Des artisans perdus dans la pampa Française ne peuvent pas utiliser les technologies e-commerce, alors quand Chine le gouvernement va équiper tout les artisans, cultivateurs et autres d’une petite solution e-commerce ?

    Pourquoi nos élus s’occupent t’ils systématiquement des problèmes d’entreprises qui ont un CA avec pleins de zero dedans (et pas que dans le CA..) ?

  51. Eric

    @yaka, sur ta question « Comment les gamins qui sont nées (ils n’ont rien demandés ils ont nées tout simplement) dans des milieux défavorisés font pour accéder à cette information (ils peuvent bien regarder TF1, non..) »
    La réponse ne vient pas de l’état mais plus prosaïquement… des parents. A lieu de dépenser 1200 euros dans le dernier home cinema, ils n’ont qu’à en dépenser que 700 et en garder 500 pour un PC.

  52. On devrait au moins pouvoir télécharger la musique des artistes qui sont morts… Ils n’ont plus besoin d’argent! Et ca fait déjà une bonne bibliothèque musicale!

  53. Ah oui pour conclure petite info comme ça histoire de bien foutre les boules avant le week-end:
    Pour filtrer le réseau en France il faut intervenir au niveau des Dslam, le coût du matos pour filtrer est de 40 000 euros par Dslam (Je crois que pour free c’est environ 2500 dslam).
    Il faudrait faire le calcul pour voir le super cadeau au majors … que nous allons payer bien sur ..

  54. Si je comprends bien, ceux qui téléchargent via Bittorent par exemple sont condamnés par cette loi ?
    Même si c’est pour des trucs légaux ? Comme les animes non licenciés en France (pas vraiment légaux, je vous l’accorde, mais plutôt tolérés… enfin c’est une autre histoire) ? Les logiciels gratuits ? …

    Personnellement, je ne télécharge que les animes non licenciés pour une raison simple : Étant sourde, je ne peux pas suivre la télévision vu qu’il n’y a pas du sous-titrage.
    Il y a deux ans, j’ai même pris l’abonnement Canal Sat option Cinéma afin de pouvoir regarder quelques films sous-titrés. Et j’espérais également voir les séries américaines sur TF1 puisque je sais que cette chaîne est sous-titrée en métropole (je vis à la Réunion). Que nenni : Pas du sous-titrage, vive l’égalité hein… J’ai résilié depuis. Tant pis pour eux.
    Un an plus tard, le prix du haut débit a baissé et quel bonheur, je pouvais enfin regarder les animes non licencies et que ça.
    D’accord, il y a la location, les coffrets DVD, …
    Mais avez-vous vu le prix ? Pourquoi, moi qui devrai dépenser plus que les autres ? Si ça passé à la télé en plus ?
    Sinon j’achète le reste comme les jeux vidéos…

    Bref, je suis dans la légalité … mais pourrait-on me condamner pour avoir utilisé la passerelle P2P ?
    Je n’ose pas imaginer ma vie sans Internet… Ce serait l’enfer.
    Je ne peux ni téléphoner, ni suivre la télé, ni aller au cinéma, ni rien…
    Manquerait plus qu’on m’enlève l’accès à Internet : Mon seul moyen de communication…

  55. @Eric : C’est un peu caricatural, je parle pas des parents irrécupérables, c’est un autre débat.
    Non je parle des gamins qui ont des parents très pauvres, la soit disant égalité des chances ou maintenant pour avoir un bon job il faut avoir fait un MBA à 80 000 euro l’inscription.

  56. J’aurai dû, encore une fois, passer mon chemin sur les posts ne parlant pas de tes découvertes sur la toile, mais faisant plutôt un amalgame ignoble de tout et n’importe quoi sur un sujet dont tu nous faire part de ton incompréhension à coup de « chacun sait » ou de « quelle mauvaise fois tout le monde sait que l’homme est mauvais de toute manière » balancés à tout va.

    Bref merci aux commentaires constructifs qui auront permis de relever le niveau et de mettre en avant des arguments plus construits sur des faits que juste sur des impressions personnelles sur un sujet aussi délicat.

  57. Eric, je crois que je n’ai pas tout compris. Tu es en train de nous dire que les règles sont fixées par des personnes dépendant en partie d’entreprises privées, que l’on ne sera pas contrôlé par la police mais plutôt par une espèce de « milice du web », et que l’on ne sera pas jugé par un tribunal mais par une « Haute autorité ». C’est ça ?

    Je crois que je vais finir par regretter notre bonne veille police et nos chers juges en robe noire 🙁

  58. Bon Eric n’a pas voulu répondre à mon interview (vraisemblablement, on n’a pas élevé nos poux ensemble) mais j’ai trouvé quelqu’un pour répondre à l’article que j’ai consacré concernant la loi HADOPI, si ça interesse quelqu’un : http://www.ctn-music.com/fr

  59. Personnellement, je vois un autre travers d’une telle loi. Même si (on ne sait jamais) elle est adoptée, ce sera effectivement la fin du piratage, en tout cas sur le papier. Parce qu’en pratique, ce sera la course au logiciel de téléchargements cryptés en tout genre qui vont faire d’internet et du téléchargement une zone encore plus incontrôlable, avec tout ce que ça implique…

  60. il y a quelques point a présciser que certains ne conaissent pas :
    – télécharger une oeuvre illégale MÊME si l’on a l’original est ILLEGALE
    – il n’y a pas que le P2P si on prive le p2p passon a de nouvelle technologie et beaucoup de fichiers illégales sont en ftp 😉
    – un tel vérification est IMPOSSIBLE comment le programme ferait pour distinguer ce qu’il a tété télécharger car de notre temps avec tous les systhème d’archives et d’encryptage on ne peut distinguer un fichier illégale d’un dossier médias de vacance.
    – la supression d’internet peut poser beaucoup de problème une chose qu’il me ferait bien rire c’est que ce soit au ministère qu’il soit privé d’internet car une secrétaire a télécharger un fichierr légale détecter comme illégale

  61. Eric,
    Tu poses quelques bonnes questions, je ne suis pas d’accord avec toutes tes réponses, celle sur la liberté, notamment: ce n’est pas la loi qu’on accuse d’être liberticide, mais les moyens utilisés pour l’appliquer. Pouvoir poser des espions dans les ordinateurs, sur injonction d’une instance non judiciaire, c’est pas acceptable. Quant à l’interdiction, c’est une question de proportionnalité: un chauffard, il peut tuer; un pirate?
    Par ailleurs, je pense que la question, comme la vérité, est ailleurs, dans le fait
    1. que cette loi est inapplicable (anticonstitutionnelle, techniquement bâclée…) et que donc, comme les précédentes, elle ne sera pas appliquée. Marre.
    2. Elle permet à l’industrie du disque de ne pas se remettre en question et de ne pas se demander, notamment, le profit qu’elle pourrait retirer, pour elle, pour les artistes (y compris ceux qui, à mon avis, sans y comprendre grand chose d’autre que « on nous pique notre musique »), pour la création, des possibilités d’Internet. Combien de zicos sont nés sur MySpace, sur YouTube? Tu as vu comment le film de Chabat a profité d’Internet, a joué avec, en a fait un atout majeur? C’est ça le défi: transformer l’énergie négative en énergie positive, comme au judo. Ca s’appelle s’adapter, et cette loi est le dernier frein français à l’adaptation.

  62. @Gwaelia:Flippe pas !

    Pour avoir un procédé de filtrage juridiquement fiable il faut mettre en place des équipements spécialisés au niveau des dslam sur toute la France.

    Nous aurons le temps de changer au moins 3 fois de gouvernement et puis les fournisseurs traînent des pieds, ils veulent pas payer la facture, ni se taper la maintenance etc..
    Il faut historiser les traces les connexions pour ça il faut des moyens de stockage frisant le délire, c’est de l’autre du Go / seconde enfin il y beaucoup de problèmes techniques à résoudre avant.
    En plus si c’est neuneu d’Internaute, car c’est comme ça qu’ils doivent nous voir, cryptent les échanges toute leur belle technologie va pas servir à grand chose.

    Et cerise sur le gâteau il y a d’autres problèmes, si le système coupe la liaison internet d’une entreprise, d’un hôpital, voir même d’un administration , il se passe quoi dans ce cas là ?

    Et pour finir il y a des gros sur le coup, google, microsoft et autres qui sont contre ce système.

  63. David Andriana on

    yaka: « Pour avoir un procédé de filtrage juridiquement fiable (…) ».

    Mais c’est justement le problème : le projet Hadopi indique bien vouloir mettre en place des sanctions après un filtrage dont l’usager ne pourra pas vérifier la bonne tenue, sanctions qui ne s’appuient pas sur une preuve que la HA serait dans l’obligation de fournir (en l’occurrence les logs de connexions).

    En gros : « on vous sanctionne parce qu’on a repéré grosso-modo tel trafic et tels mots-clefs dans votre trafic, et maintenant débrouillez-vous pour trouver quoi que ce soit à contester. »

    Hadopi échappe quant à ses activités de filtrage aux pouvoirs juridique et législatif classiques : pas de comptes à rendre aux citoyens. C’est très grave.

    C’est un peu comme si on voulait aux élections faire voter les citoyens à travers des machines dans lesquelles la sécurité n’est pas garantie et la vérification impossible. Et ça, eh oui, on l’a expérimenté, à chaque fois en allant jusqu’à l’échec.

    La très mauvaise appréciation de la technologie par les dirigeants est du même ordre dans les deux cas.

    Or ils entendent écorner l’État de droit parce qu’ils ne s’y entendent pas en technologie.

    Encore une fois c’est très grave.

  64. Eric

    @Krabe « …amalgame ignoble de tout et n’importe quoi »
    Merci c’est gentil.
    Tu devrais essayer de te détendre un peu non ?

  65. Eric

    J’ai hésité à mettre un sondage sur ce post car je trouve que c’est un peu réducteur mais il se confirme à la lumière de tous vos commentaires que ce foutu projet de loi fait l’unanimité contre lui. Si c’est ça alors il faut vraiment le faire savoir haut et fort.

  66. Eric

    @Alias, tu m’as contacté comment pour ton interview ? Je n’ai pas trace du truc. Cela dit tu m’étonnes un peu, tu as passé des mois à m’insulter et à baver ici au prétexte que je n’avais pas « obéi » à ta demande de faire un article sur ton site, et maintenant tu viens me demander une itw, tu trouves pas ça bizarre toi ?

  67. @David Andriana: Oui tu as raison, mais d’un point de vue purement technique, les fournisseurs d’accès ne peuvent pas voir ce qui passe dans les échanges, en plus si ils doivent regarder à un bas niveau il y a une autre problème de taille, pour il faut arriver à reconstituer les échanges car ils passent dans tous les sens et par n’importe quel point géographique. Donc pour savoir que tu est en train de faire du p2p il faut être au niveau des dslam, sinon il n’y a aucun autre moyen automatisable. C’est pas possible !
    Il y a une autre alternative, c’est la dénonciation, mais là j’imagine que s’ils vont sur cette axe et que des lois sont votées dans ce sens, c’est plus la France et sa deviendra grave..

  68. David Andriana on

    En réponse à yaka :

    Le projet de loi Hadopi ne dit pas que les filtrages se feront sur une analyse tangible du contenu (vu qu’il n’y a pas de comptes à rendre à l’usager, et connaissant la technique, on peut même supposer le contraire). Il dit en revanche qu’il y aura des e-mails de mise en garde avant déconnexion, *et* qu’Hadopi se réserve le droit de surveiller toutes les connexions, encore une fois sans avoir de compte à rendre.

    Donc d’une part le scénario suivant est envisagé : « tiens, telle personne va beaucoup sur des sites où on parle de piratage, et a une activité de transferts cryptés de fichiers… Envoyons-lui donc des e-mails !, et si ce trafic (invérifiable dans le contenu, on est bien d’accord, mais vu qu’il n’y a pas de preuve à fournir…) persiste, hop, on coupe. ».

    Déjà, c’est bien débile. Mais du côté des lobbies ça permet de gagner du temps : si on a le droit de couper arbitrairement (c’est à cela que ça revient) les abonnements qui nous gênent, pourquoi s’en priverait-on ?

    Deuxièmement, bien plus grave à mon sens, Hadopi entend se garantir les droits, encore une fois sans comptes à rendre, d’un filtrage des contenus, présent ou futur, que ce soit au niveau des DSLAM, on est d’accord, ou des FAI, avec utilisation de moyens de chiffrement ou non.

    C’est-à-dire que, s’ils n’ont pas les moyens financiers de mettre des sondes sur chaque DSLAM, ils auraient le *DROIT* de mettre des sondes sur les DSLAMs qui les intéressent, sans avoir à en référer. Espionnage industriel, par exemple.

    C’est pour cela qu’il faut lutter contre ce projet de loi, et pas simplement attendre qu’il se plante par faute de possibilité technique.

    C’est un projet de loi anti-démocratique. Les questions du piratage et du modèle économique des oeuvres culturelles numérisables sont anecdotiques en comparaison.

  69. En 1993 je suivais des cours pour devenir discothècaire et l’on me prédisait déja que la prochaine étape pour la consommation de musique serait de la récupérer sur des réseaux informatiques. Ce qui était incompréhensible à l’époque mais ce qui dit bien aussi que l’industrie du disque n’a jamais cru , en tout cas en 1993 non, qu’elle pourrait être dépossédée de son magot constituée par la vente des CD.
    Le téléchargement s’il se justifie d’une certaine manière par le cout excessif des CD peut aussi se voir comme étape inéluctable de la consommation de musique à savoir toujours plus de musiques dans un encombrement matériel minimum.
    Quand à la loi Hadopi elle aura beaucoup de mal à être appliquée car pour l’Union Européenne elle est hors sujet

  70. @David Andriana Oui et oui ! mais :
    Pour résumer ce que j’ai voulu dire:

    C’est que techniquement pour identifier le type de flux dans les échanges c’est pas possible et remonter à l’adresse IP encore moins sans une modification des Dslam avec des moyens lourds,
    les dslam c’est le truc sur lequel arrivent tes fils adsl.

    C’est comme les égouts de Paris mais à des très grandes vitesses, va identifier celui qui a balancé un produit toxique dans les égouts. Rien que de détecter qu’il a un produit toxique c’est pas simple.

    Maintenant imagine des égouts qui font passer les flux un coup dans les tuyau qui vont vers la droites et puis un coup dans les tuyau qui vont vers la gauches et de manière imprévisible.

    Maintenant imagine que les tuyaux couvrent toutes la France et que le flux passe par Paris, Bordeaux, Dijon, Lyon en ajoutant la même logique des tuyaux au dessus mais sur des centaines.

    Et toi là au bon milieu tu voudrais bien voir passer les produits toxiques pour aller coller un grande baffe à celui qui les a balancé.

    Et bien bon courage !

  71. Et on retire la taxe sur les cd, dvd, disque dur, etc.. ?

    Depuis le début il n’a jamais été prouvé que la baisse des ventes était liée au téléchargement. Une étude d’élèves d’Harvard (je crois) montrait que le téléchargement n’était qu’un d’épiphénomène.

    Et puis de toute façon cette loi est inapplicable. Ils n’arriveront jamais à tracer les utilisateur de newsGroup et de torrent, de P2P.
    Bizarement aussi, certains artistes continuent de vendre de millions d’albums. Le téléchargement ne touchent pas tout le monde ?

    C’est le chant du signe. Le baroud d’honneur d’une industrie qui n’a pas pris le virage à temps.
    Tant qu’il sera plus contraignant d’acheter que de pirater, on y arrivera pas. C’est pas plus compliqué que ça.

  72. Un artiste touche 0,60 € par CD et 0,30 € par DVD live et 0,04 € par titre en téléchargement.

    C’est le coeur du problème, donc les petites artistes cherchent à atteindre leurs fans directement.
    Les gros artistes s’en foutent.

    C’est tout..

  73. @Eric : chais pas, ta page contact doit merder.

    hé oui je suis la contradiction incarnée.

    Je crache fort sur certaines choses (ton côté « people » par exemple) mais n’oublie pas que tu as toujours eu mon soutien pour ton affaire Fuzz vs Martinez et pour certaines de tes qualités de blogueur.

    maile moi pour que je t’envoie mon questionnaire.

  74. En tout cas, pour un futur article du type « Comment inciter les lecteurs à commenter vos articles ? », la réponse est toute trouvée : faire l’avocat du diable !!!

  75. De toute façon pour la musique, qui achète encore des CD? Plus les jeunes, qui sont pourtant au coeur de cette mesure. Le CD n’est vraiment plus l’avenir !
    Il faut que les acteurs du secteur trouvent de nouveaux supports pour moyenner leur création. Et ça se passera sur internet…

  76. Sinon, vous connaissez mute?
    😀
    Bon d’accord, c’est pas encore ça, mais ça me fait bien rire les interdictions de faire ceci ou cela sur internet. Depuis que les majors ont commencés à faire pression sur les hébergeurs pour faire supprimer des serveurs tout ce qui est sous copyright – ça devait être en 98-99 non?- il y a TOUJOURS eu une solution qui est apparue très rapidement pour contourner l’interdiction.
    Pourquoi ils s’entêtent encore à interdire et surveiller?

  77. ADUF du 27/06

    « Nouveau rebondissement dans l’affaire des filtrages préconisés par le projet de loi «Hadopi».
    L’Europe apparaît en effet très opposée au projet de loi français.
    Les députés de la Commission des libertés civiles européennes viennent d’adopter un amendement
    interdisant tout filtrage «à des fins de détection, de poursuite, de prévention des violations des
    droits de propriété intellectuelle» sur les réseaux des Fournisseurs d’Accès à Interne »

  78. Ce débat n’aura jamais de fin … Ceux qui téléchargent le font sans remords pensant que les musiciens et l’industrie du cinéma ont les poches suffisamment pleines.
    Ceux dont on télécharge les œuvres restent inflexibles sur le respect du droit d’auteur.

  79. Pour ma part, ce n’est pas tant la loi en elle même qui m’inquiète, mais plus ses possibles erreurs ( qu’il y aura comme dans tout système + ou – automatisé )
    Exemple : j’ai acheté légalement un cd de Edenbridge (ah ben non ca marche pas, c’est pas un major français, c’est nuclear blast … ) La star Ac N° XX ( à remplacer par la valeur que vous voulez ) , et supposons que je sois fainéant, et qu’au lieu d’encoder mes fichier pour les mettre sur mon MP3 je préfère les télécharger, jusque ici c’est légal ( j’ai le cd) bon , maintenant supposons que l’hadopi me dise : attention vous avez téléchargé, c’est pas bien , y’aura t’il moyen de leur dire: euh sisi , j’ai le cd messieurs? (idem dans le cas du cd cassé/rayé/etc )
    Deuxième cas : je télécharge mon groupe sous licence art libre sur P2P : es ce que l’hadopi s’apercevra que la musique téléchargée n’est pas de la musique sous licence payante?
    En sois je ne suis pas complètement contre la loi, .. mais si c’est pour ce faire….. comme on peut l’être avec les radars automatiques ( je pouvais pas être là : ah désolé mon bon monsieur, vous devez payer pour pouvoir contester ! ) alors la je suis contre .
    Stay tuned comme dirait l’autre.
    ps: je suis d’accord avec je ne sais plus qui qui disait que le mp3 pour la musique c’est pas le top, j’ai des enceintes pas trop mauvaises, et je peux assurer a tout le monde, que même du mp3 à 320 kbps par rapport a un cd, sur certains instruments on entend la différence.. ( cymbales entres autres) ( et au moins avec le cd on a les belles pochettes ( tout dépend ensuite du groupe/artiste écouté))

  80. Merci Eric de ne pas suivre comme un mouton la tendance actuelle et de poser des questions culturellement incorrectes. Je suis compositeur et musicien, très loin d’être sarkosyste et je ne défends pas du tout les gros labels mais quand je lis : “la musique doit être vivante, les artistes gagneront leur vie avec les concerts”, ou « quand au artiste les saltinbanques et bien qu ils deviennent saltinbanques et fassent des concert avec des produits derivé … » (j’ai laissé exprès les fautes de français car ca va bien avec le discours tenu) je me dis que ceux qui ne connaissent absolument rien à la condition actuelle et concrète des musiciens et à la politique culturelle menée actuellement feraient mieux de se taire, ou alors de s’informer, et qu’il découle de la plupart de ces propos un mépris complet des artistes et une ignorance crasse. Savent-ils la somme de travail que ca représente de composer, de travailler son instrument chaque jour, de diriger un groupe, de répéter, de passer des heures chaque jour au téléphone pour franchir la barrière des secrétaires et accéder aux programmateurs et directeurs, de remplir des tas de papiers administratifs de plus en plus compliqués à moins d’être expert-comptable, et j’en passe… Non, ils ne le savent pas, je l’espère du moins, car ils auraient peut-être la décence de ne pas écrire de pareilles âneries. Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire, pourquoi la musique devrait-elle être gratuite et pas les pommes de terre (les 2 résultent d’un travail), accepteraient-ils de travailler sans être payés tous ces bon apôtres, mais cette lecture m’a rendu las.

  81. @Marin Favre
    Nous sommes tous conscient du travail (sauf une minorité mais c’est un autre débat)
    Le seul problème, ce n’est que mon avis, c’est qu’internet casse les circuits de distribution classique et que les artistes peuvent directement vendre leurs produits.

    Si au lieu de vous focaliser sur des textes débiles, vous vous focalisiez sur un nouveau mode de distribution, indépendant et contrôler par les artistes, car ils y a d’autres majors qui vont prendre la balle au vol et vous serez retourner à la casse départ.

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  83. @psai
    Yop, je vais être un petit peu mauvais, désolé.

    Ben voilà le genre de machin qui me colle les boules grave … Faire peur, pour vendre …
    Va analyser un trafic national, en plus avec des liaisons atm en France, ben oui pour une fois que techniquement nous ne sommes pas à la ramasse.
    Il faut identifier les cibles pour analyser le trafic entre l’émetteur et le destinataire et il faut se mettre où ? Chez l’émetteur, chez le récepteur ? pas pratique. Ah oui peut être dans les locaux technique ou il y a les dslam.
    Je ne sais pas qui décerne les prix à la fondation machin chose mais s’il veulent un coup de main pas de problème, en plus la sécurité 100% n’existe pas dans ce bas monde surtout quand la faille de tout système se sont les hommes eux même.

  84. Arf, c’est triste cette guerre « tout répressif »…
    Il serait intéressant de pouvoir avoir un site où les lois qui vont être voté au Parlement soient soumit à des votes ou commentaires de la part des citoyens… Dans le genre mystarbucksidea. M’enfin.. peut-on toujours rêver… ^^

  85. @Plume
    Ok pour le téléchargement, mais j’ai cité TOR en réponse à ceux qui pensent (et je les rejoins) que cette loi n’est qu’un prétexte pour surveiller un peu plus nos faits et gestes sur le Web. Il y a du pour et du contre concernant ce flicage j’en suis bien conscient, mais quand on a une utilisation « normale » d’internet, c’est frustrant de savoir qu’on est surveillé.
    En ce qui concerne le téléchargement illégal je pense tout simplement que ça va redevenir quelque chose d’underground comme c’était le cas il y a quelques années encore …

  86. Le problème de fond n’est pas la loi en elle-même, c’est plutôt la tendance qu’elle représente : celle de la mise en place de systèmes de contrôle d’Internet. Je m’étonne d’ailleurs de n’avoir pas encore lu d’article synthétique sur le sujet étant donné le nombre d’atteintes aux libertés de l’internaute qu’on nous prépare hier, aujourd’hui et demain.

    Internet est, dans nos pays occidentaux, un espace encore extrêmement libre. Peu de règles le régissent. Cette liberté a une grande vertu : elle ne permet pas le verrouillage des canaux d’information par des entités comme cela peut être le cas avec les journaux ou la télé. Elle permet donc à toute personne d’avoir une démarche active et libre dans le publication et la consultation d’informations.

    Sans vouloir tomber dans la caricature des méchantes multinationales et des puissants qui veulent contrôler la masse, la maîtriser des canaux d’information par un certain nombre a toujours été un enjeu crucial dans l’histoire. Pour contrôler le peuple, pour vendre des produits, pour masquer des vérités, … Internet échappe encore à cette maîtrise.

    Malheureusement pour nous, heureusement pour les puissants, toute liberté entraine des abus : piratage, pédophilie en ligne, etc. Quoi de plus facile alors que de se baser sur ces justificatifs pour mettre en place des moyens de contrôle sur Internet et enfin maîtriser ce canal d’information.

    HADOPI n’est qu’un exemple. Le throttling (http://www.nayezpaspeur.ca/blo....._ex_2.html), les DRM, les rootkits, les brevets logiciels, Palladium, l’utilisation des données privées par les grands groupes : toutes ces initiatives traduisent la volonté de certaines puissances financières et/ou politiques (car leur collusion est malheureusement trop fréquente) de ne pas perdre la face et leur pouvoir, de restreindre cet espace de liberté formidable qu’est Internet (et le monde de l’informatique en général).

    C’est contre tout cela qu’il faut lutter en demandant l’établissement d’une charte nationale, européenne ou internationale (mieux vaut alors ne pas trop compter sur la Chine ou la Corée du Nord …) sur les libertés d’Internet qui liste les droits ET les devoirs fondamentaux de l’Internaute. HADOPI n’est qu’un avatar, et pas le dernier, des assauts contre ces libertés. Tant qu’aucune personne ou aucun groupe, avec la notoriété suffisante pour le faire n’aura lancé cette initiative, il faudra une vigilance permanente pour contrer ces dérives prétendument protectrices. Tant que cette charte n’aura pas été largement ratifiée par les états et l’ensemble des acteurs du Web, certains profiteront du vide juridique en place pour nous espionner, nous contrôler, nous priver du premier et du seul outil par et pour le peuple.

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