Si vous avez souscrit l’option Effacement des Jours de Pointe (EJP) d’EDF, on a une mauvaise nouvelle pour vous. En effet, cette formule jadis considérée comme avantageuse pour les consommateurs va voir son modèle tarifaire évoluer défavorablement.
Pour rappel, cette option repose sur un principe bien établi. Ainsi, 343 jours par an, le prix du kilowattheure est très peu élevé et proche des heures creuses. En revanche, lors des 22 jours de pointe hivernale où la tension sur le réseau est forte, il devient beaucoup plus élevé pour inciter les Français à consommer moins.
D’après Le Journal du Geek, les choses changent dès le 1er février prochain. Les jours normaux, le tarif va sensiblement augmenter de 0,1418 € TTC/kWh à 0,1781 € TTC le kWh, tandis que les jours de pointe, le prix sera fortement réduit et passera de plus d’un euro à 0,3440 € TTC le kWh.
En théorie, l’effet est plus équilibré, mais, comme le soulignent à juste titre nos confrères, cette option perd son principal intérêt : l’incitation d’économie substantielle réalisée hors jours de pointe.
Quid de l’option Tempo ?
Dans le même temps, une autre option proposée par EDF voit ses prix augmenter : Tempo. Cette dernière est basée sur trois tarifs distincts : 300 jours bleus (très avantageux), 43 jours blancs (intermédiaires) et 22 jours rouges (les plus onéreux). En voici le détail :
- En jours rouges, le tarif en heures pleines passe de 0,6468 €/kWh à 0,7060 €/kWh, et en heures creuses de 0,1460 €/kWh à 0,1575 €/kWh.
- En jours blancs, le tarif en heures pleines passe de 0,1730 €/kWh à 0,1871 €/kWh, et en heures creuses de 0,1391 €/kWh à 0,1499 €/kWh.
- En jours bleus, le tarif en heures pleines passe de 0,1494 €/kWh à 0,1612 €/kWh, et en heures creuses de 0,1232 €/kWh à 0,1325 €/kWh.
Cette évolution tombe à un mauvais moment pour les consommateurs. On estime en effet que la hausse de 25 % décidée par le gouvernement concernant les obligations des fournisseurs sur les certificats d’économies d’énergie risque de faire flamber la facture.
L’UFC-Que Choisir n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en octobre 2025 lors de l’annonce de cette hausse. L’association de consommateurs dénonçait alors un « système opaque » responsable d’un surcoût annuel supérieur à 100 euros par ménage.
Pour rappel, les entreprises comme EDF et ses rivaux sont tenus de financer des opérations de rénovation énergétique (isolation, changement de chaudière, pompes à chaleur) sous peine de lourdes pénalités. Il s’agit d’un levier essentiel de la politique climatique française. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.