Décidément, les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour les consommateurs. Alors que l’inflation globale repart à la hausse, nous venons d’apprendre que le prix de référence du gaz augmentera à nouveau à compter du 1er octobre prochain.
Ce dernier sera ainsi en hausse de 6,3 %, rapporte France Info qui relaie la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ce jeudi 10 septembre. Il faut en effet savoir que ce prix repère de vente de gaz (PRVG) sert d’aiguillon pour le marché et permet aux fournisseurs de fixer leurs tarifs, tandis que les clients peuvent les comparer. Celui-ci atteindra 182,2 euros TTC le mégawattheure en moyenne.
C’est d’autant plus un coup dur pour les millions de Français qui se chauffent au gaz que ce dernier avait déjà grimpé de 5,6 % le 1er septembre dernier. Cité par le média public, Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting et Terra Nova, analyse ainsi la situation :
Cette hausse est due quasi exclusivement à la guerre et aux routes d’acheminement du gaz qui ont été bloquées.
Il ne faut en effet pas chercher bien loin les causes de cette flambée. La fermeture durable du détroit d’Ormuz n’en finit plus en effet de générer des conséquences pour les consommateurs partout dans le monde et faire surchauffer l’économie.
De gros soucis à la pompe
Précisions d’ailleurs que les prix de l’essence et du diesel continuent également de battre des records en France. D’après les experts du sujet, même si la guerre en Iran prenait fin et qu’un accord était rapidement trouvé, les prix ne baisseraient pas immédiatement. En effet, une baisse du prix du brut ne garantit pas un allègement rapide à la pompe.
Les véritables goulets d’étranglement se situent ailleurs : capacités de raffinage insuffisantes, pénuries de produits finis et stocks au plus bas. Tant que ces contraintes structurelles persisteront, la baisse du pétrole brut ne se répercutera pas sur les prix payés par les automobilistes.
Cela dit, d’autres observateurs estiment à l’inverse qu’un accord politique crédible et la réouverture du détroit d’Ormuz pourraient faire reculer rapidement le prix de l’essence et du diesel. L’évolution du prix du gaz et des carburants vous a-t-elle forcé à faire des choix dans votre budget ? Dites-le-nous dans les commentaires.
Ce qu’il faut retenir :
- Le prix du gaz augmentera de 6,3 % à partir du 1er octobre, atteignant 182,2 euros TTC le mégawattheure.
- Cette hausse est principalement causée par la guerre et des blocages dans les routes d’acheminement du gaz.
- Les prix de l’essence et du diesel continuent également d’augmenter, en raison de capacités de raffinage insuffisantes et de pénuries.
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