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McDonald’s fait une annonce encourageante aux agriculteurs français lors du salon de l’Agriculture

Le géant américain du fast-food promet 3,5 milliards d’euros d’achats alimentaires en France d’ici 2030 et réaffirme son engagement en faveur de l’approvisionnement local. Un signal fort envoyé aux 28 000 agriculteurs avec lesquels il travaille.

En plein Salon de l’Agriculture, McDonald’s a fait une annonce pour le moins encourageante. Le groupe a annoncé un plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros dans les achats alimentaires français d’ici 2030. Une promesse qui a de quoi rassurer un monde agricole en pleine crise (revenus en berne, crise climatique et tensions sur les volumes de production).

Concrètement, McDonald’s France absorbe chaque année 300 000 tonnes de matières premières agricoles hexagonales. Du bœuf, du poulet, des céréales, de la salade et surtout des pommes de terre (168 000 tonnes à elles seules) qui remplissent les 2 millions de plateaux servis quotidiennement dans plus de 1 500 restaurants du pays.

Plus de 75 % des matières premières achetées par la filiale française sont d’origine locale. Pour les pommes de terre et le blé, c’est même 100 %. Le poulet atteint 70 % (50 % seulement pour les nuggets), tandis que le bœuf reste le maillon le plus compliqué : une partie est encore importée d’Irlande et des Pays-Bas, le cheptel français ne répondant pas toujours au cahier des charges du groupe, qui exige un taux de 18 % de matières grasses dans la viande bovine.

Bonne nouvelle : McDonald’s France a réaffirmé qu’il n’était pas question de jouer la carte du Mercosur. Il n’importera pas de bovins ou de poulets d’Amérique du Sud, malgré les négociations commerciales entre l’Union européenne et les pays du bloc sud-américain. De quoi rassurer les éleveurs français, qui redoutent une concurrence déloyale sur les prix.

Mcdonalds Agriculteurs Francais
© Presse-citron x NotebookLM

3 000 contrats tripartites

Le groupe revendique aujourd’hui environ 3 000 contrats tripartites, construits à partir des coûts réels de production. Chaque contrat est signé entre trois acteurs : le producteur, la coopérative agricole ou l’industriel, et McDonald’s. Un modèle que le géant du fast-food souhaite développer davantage.

Du côté de l’interprofession bovine, on salue la démarche tout en appelant à aller plus loin. Emmanuel Bernard, éleveur et membre d’Interbev, reconnaît auprès des Echos que McDonald’s a été « parmi les premiers à faire bouger les lignes avec la contractualisation », mais estime que le groupe pourrait encore intensifier ses engagements, notamment auprès des éleveurs.

L’annonce intervient au meilleur moment pour le monde agricole, en souffrance. Guillaume de Beaurepaire, directeur des achats et de la logistique de McDonald’s France, ne cache pas que les quantités disponibles en bœuf sont sous tension, à cause de la décapitalisation du cheptel. « Nous avons la chance d’avoir des fournisseurs fidèles qui nous assurent les volumes, même si ce n’est pas toujours facile », concède-t-il aux Echos.

Reste à savoir si ces promesses suffiront à convaincre des agriculteurs échaudés par des années de crise. Mais avec 28 000 exploitants concernés et plus de 840 millions d’euros d’achats alimentaires réalisés en France rien que sur 2024, McDonald’s reste un partenaire incontournable de la filière.

  • McDonald’s s’engage à investir 3,5 milliards d’euros en achats alimentaires en France d’ici 2030 pour soutenir les agriculteurs locaux.
  • Plus de 75 % des matières premières de McDonald’s France proviennent de l’agriculture locale, avec un engagement de ne pas importer de viande d’Amérique du Sud.
  • Le groupe a déjà établi environ 3 000 contrats tripartites avec les producteurs, renforçant ainsi ses relations avec le secteur agricole.

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