Pour faire avancer un objet dans l’espace, deux solutions sont communément utilisées. La première, évidente, c’est la propulsion. On utilise des moteurs pour faire avancer une fusée ou un satellite. La force de poussée déplace l’objet dans le vide.
L’autre solution, plus économique, c’est d’utiliser la gravité à son avantage. Si nous n’en avons pas conscience sur Terre, la gravité est une force qui “attire” la matière. En vous rapprochant d’un objet massif vous pouvez “tomber” vers lui et donc accélérer.
Ces deux méthodes sont utilisées depuis des décennies, notamment par la NASA, pour envoyer des satellites dans l’espace et des sondes sur des missions plus lointaines. Mais l’agence spatiale américaine a lancé au printemps dernier une mission d’un autre type.
La propulsion photonique
L’objectif était de faire avancer un petit satellite (grand comme un four micro-ondes) grâce à la seule puissance du Soleil. Pas question d’utiliser des moteurs et des panneaux solaires, mais bien une grande voile très fine. En frappant sur cette dernière les photons de la lumière devait déplacer très lentement l’objet. Il est alors question de propulsion photonique.
C’est cette technique que la NASA voulait mettre à l’épreuve avec un satellite lancé en avril dernier. Mais lors de la tentative de dépliage de la voile, les choses se sont compliquées. Un de moteurs a détecté une surcharge électrique, entrainant la mise en pause du déploiement.
En attendant la fin du stand-by la NASA a assuré que les communications et l’échange de données avec le satellite était toujours opérationnel. Les ingénieurs de l’agence spatiale américaine espère régler ce problème dans les prochaines semaines. Lors d’un récent point avec la presse, la NASA s’est montrée plutôt rassurante concernant l’avenir de cette mission.
Les voiles solaires : une arlésienne de l’espace
Cette idée d’une voile solaire n’est pas nouvelle. Plusieurs missions ont déjà eu lieu pour éprouver cette technologie. Si les usages sont encore très limitées, on peut mentionner la mission japonaise IKAROS lancée en 2010 et qui a rencontré un certain succès.
En banlieue parisienne une autre entreprise travaille sur cette technologie Gama Space. La société est notamment soutenue par le CNES (le Centre National d’Études Spatiales). Elle a réussi à lancer une première voile solaire au début de l’année 2023.
Sur le long terme, la start-up française espère lancer des missions d’explorations dans l’espace lointain. Selon les dires de son fondateur, Louis de Gouyon-Matignon, l’entreprise pourrait envoyer des micro-sondes vers Vénus ou Jupiter sans avoir besoin de moteurs. Une révolution dans l’exploration spatiale.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.