Les 17 et 18 septembre dernier, à Windsor, le président américain Donald Trump était en visite d’État auprès de la famille royale britannique. Pour traverser l’Atlantique et se rendre à l’ouest de Londres, dans l’une des résidences royales, il a naturellement effectué le trajet à bord d’Air Force One, l’avion présidentiel, avec ses hélicoptères transportés par avion-cargo.
Des pilotes distraits créent une menace pour Air Force One
La veille de ses meetings, alors qu’il passait New York et survolait Long Island, le Boeing 747 de Donald Trump s’est rapproché d’un avion de ligne de la compagnie Spirit, qui observait une trajectoire convergeant vers celle de l’avion présidentiel. Une situation qui a très vite alerté le contrôle aérien, qui contactait les pilotes et leur demandait de baisser leur altitude de croisière et de virer sur la droite.
This is crazy
Air Traffic Control had to tell a spirit pilot FOUR TIMES to turn because they were too close to Air Force One when Trump was flying to the UK
Air Force One!
“I gotta talk to you twice every time! Pay attention! Get off the iPad!”
Who was flying the plane?… pic.twitter.com/iqDopllPTp
— Libs of TikTok (@libsoftiktok) September 17, 2025
Jusqu’ici, rien de surprenant : avec deux appareils sur le même niveau de vol et avec une trajectoire convergeant, un contrôleur aérien aurait d’office pris le micro pour améliorer la situation. Mais, dans le cas d’Air Force One, l’avion présidentiel, un simple survol ou un avion commercial jugé trop près peuvent être des situations à risque, qui demandent une intervention de la tour. En l’occurrence, le Boeing de Spirit se trouvait à seulement 8 miles (moins de 13 kilomètres) de distance, et les deux appareils pouvaient se voir à l’œil nu.
Si l’avion de Spirit acceptait de réduire son altitude, ce dernier n’a pas confirmé la bonne réception de l’ordre de changer de cap. Une situation qui a très vite fait hausser le ton des contrôleurs, qui devaient sans cesse leur répéter la consigne. Jusqu’à ce que l’homme à la tour de contrôle, responsable des avions en route s’énerve, et demande aux pilotes de « lever les yeux de leur iPad, et de rester attentifs », après leur avoir dit « je suis sûr que vous pouvez le voir ; Boeing 747, bleu et blanc ».
Un premier incident qui n’a aucunement eu d’impact sur le trajet du président américain, mais qui a certainement fait monter le niveau de stress du contrôleur, et alerté les autorités en charge de la protection de Donald Trump et de l’avion présidentiel.

L’hélicoptère Marine One doit atterrir d’urgence, Donald Trump embarque sur Marine Two
Au retour de son voyage à Windsor, un autre événement s’est présenté dans le périple du président. Avant de monter dans Air Force One, présent sur le tarmac de l’aéroport de Londres-Stansted, Donald Trump accompagné de son épouse Melania Trump devaient effectuer un trajet en hélicoptère (Marine One). Au lieu de passer 20 minutes, le couple présidentiel a dû patienter 20 minutes de plus après un atterrissage d’urgence.
Par mesure de sécurité, les pilotes de l’hélicoptère américain ont préféré atterrir à l’aéroport de Luton, entre Windsor et le terrain de Stansted, « en raison d’un problème hydraulique mineur », insistait la Maison-Blanche dans un communiqué. Un incident technique qui, par mesure de sécurité, a entraîné les équipes du président à appeler le deuxième hélicoptère présidentiel. « Le président et la Première dame ont embarqué sains et saufs à bord de l’hélicoptère de soutien », appelé Marine Two.
Qu’un hélicoptère ait un souci ou non, le président américain se déplace toujours dans un cortège aérien d’au moins deux appareils, pour brouiller les pistes en faisant office de doublure. Pour que les appareils à rotors puissent être disponibles pour le président au moment de son arrivée à destination, ils sont transportés à bord d’avions-cargo.
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