C’est une nouvelle affaire dont ils se seraient bien passés. Meta, Google, Snap, et TikTok vont devoir faire face à des poursuites judiciaires intentées par des districts scolaires américains. Ces derniers les accusent d’avoir rendu sciemment leurs applications addictives, ce qui aurait crée une crise de santé mentale chez leurs élèves.
Les géants du web sur la défensive
La juge de district américaine Yvonne Gonzalez Rogers a estimé que la plainte était recevable, si bien que le dossier va pouvoir suivre son cours. Les plaignants estiment notamment que ces géants du web ont conçu leurs plateformes afin de rendre les enfants accros. Il en va ainsi de leurs algorithmes, mais aussi des boutons J’aime, qui peuvent créer une dépendance.
Dans un communiqué, les avocats des districts scolaires ont salué la décision :
En raison de la conception addictive d’Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube, les étudiants sont en difficulté. Cela signifie que les écoles sont en difficulté – leurs budgets sont mis à rude épreuve et leurs missions éducatives sont détournées alors qu’elles assument la responsabilité supplémentaire de soutenir les enfants en crise.
Mis en cause, les entreprises ont nié ces accusations. C’est notamment le cas du porte-parole de Google, Jose Castaneda, qui souligne : « En collaboration avec des experts de la jeunesse, de la santé mentale et de la parentalité, nous avons élaboré des services et des politiques pour offrir aux jeunes des expériences adaptées à leur âge et aux parents des contrôles rigoureux ».
Même son de cloche du côté de Meta : « Nous avons développé de nombreux outils pour aider les parents et les adolescents, et nous avons récemment annoncé que nous modifions considérablement l’expérience Instagram pour des dizaines de millions d’adolescents avec de nouveaux comptes pour adolescents, une expérience protégée pour les adolescents qui limite automatiquement qui peut les contacter et le contenu qu’ils voient ».
Quelques éléments de contexte
Nombreuses sont les études qui se sont penchées sur ce sujet. Certaines ont clairement pointé du doigt les grandes sociétés technologiques pour leurs choix. Une recherche récente, qui a réalisé une méta-analyse de 46 études pointant le lien entre la détérioration de la santé mentale des jeunes et l’utilisation des réseaux sociaux, s’est voulue plus nuancée.
Les scientifiques comprennent les inquiétudes des parents et affirment qu’une utilisation excessive de ces plateformes peut être nocive et qu’il « existe bien des contenus et des formes d’utilisation susceptibles d’aggraver les problèmes chez les jeunes ».
Cependant, ils pointent aussi certains effets positifs de ces applications chez les internautes qui peuvent réussir à relever certains problèmes psychiques et à échanger avec d’autres personnes en ligne grâce à ces services.
Le psychologue suisse Daniel Süsss affirme de son côté : « Les raisons de l’augmentation des troubles psychiques chez les jeunes sont beaucoup plus complexes qu’on ne le prétend ».
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Évidemment que Meta, Google, TikTok et Snap doivent répondre de leur responsabilité dans l’addiction des enfants.
– Qu’une “méta-analyse de 46 études pointant le lien entre la détérioration de la santé mentale des jeunes et l’utilisation des réseaux sociaux” brode dans la nuance, c’est compréhensible, tant les causes uni-factorielles sont rares dans toute problématique.
– Que les “Les raisons de l’augmentation des troubles psychiques chez les jeunes sont beaucoup plus complexes qu’on ne le prétend” selon le psychologue suisse Daniel Süsss, c’est possible.
– Restent deux remarques,
1- Quand bien même les réseaux sociaux seraient-ils révélateurs des troubles psychiques chez les jeunes (voire dans toutes les tranches d’âge) plutôt qu’initiateurs de ces troubles, restent-ils neutres dans leur déploiement, les aggravent-ils, ou peuvent-ils aider à les soigner ? :
Les scientifiques pointent aussi “certains effets positifs de ces applications chez les internautes qui peuvent réussir à relever certains problèmes psychiques et à échanger avec d’autres personnes en ligne grâce à ces services.” : et mes mollets, c’est du jarret ? Il n’est pas de problème psychique qui se soigne entre ceux qui en souffrent sans assistance thérapeutique, ça n’existe pas. Force est de constater que c’est bien le contraire qui se produit dans une communauté planétaire livrée à elle-même dans un espace qui exacerbe et les rapports dominants-dominés et, partant, le comportement de meute chez les dominants, de mouton de Panurge chez les dominés.
2- Les algorithmes, ayant été ou non délibérément conçus pour rendre les enfants accros, existent-ils et ont-ils les effets qu’on leur reproche ? La réponse est OUI.
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On ne le répétera jamais assez ; fuyez les réseaux sociaux comme la peste qu’ils sont. Ils n’existent que pour créer une addiction qui leur permet de faire tourner à plein régime un cash-flow démesuré. Viendra un temps où s’y rendre sera considéré comme ringard. Nous n’y sommes pas encore. La maturité apparaît de plus en plus tôt, beaucoup de jeunes ont l’esprit aiguisé comme les plus anciens ne l’avaient pas à leur âge. Cette maturité les éclairera sur la réalité des réseaux sociaux peut-être plus tôt qu’on pourrait l’imaginer. En attendant, réunissez-vous, c’est merveilleux, mais PAS sur les réseaux 🙂