Passer au contenu

Michelin, Continental et Goodyear sous “enquête” de la Commission Européenne

La Commission européenne a ouvert une enquête contre les principaux manufacturiers pneumatiques. Ils sont accusés de pratiques anticoncurrentielles.

Michelin, Continental, Nokian, Goodyear… la liste des marques pneumatiques visées par ces “inspections inopinées” ne finit pas de s’allonger. Ce mardi des membres de la commission européenne ont surpris ingénieurs et commerciaux dans les sièges sociaux des différents manufacturiers.

Pour l’heure aucune accusation n’a été formulée par la Commission Européenne mais dans un communiqué de presse l’organisme dit craindre l’existence d’une “coordination des prix”. Cette pratique, anticoncurrentielle par essence, est interdite en Europe.

Elle permet aux principaux vendeurs d’un marché de se mettre d’accord sur un prix plancher, faisant bien souvent exploser leurs bénéfices, au dépend du consommateur. Si cette pratique est illégale, plusieurs exemples dans l’histoire récente montre qu’elle existe bien sous les radars des organismes de régulation.

Dans une déclaration faite à l’AFP l’entreprise française Michelin reconnaît avoir fait partie des entreprises visées par cette enquête mais la marque auvergnate nie en bloc les accusations de la Commission Européenne. La marque précise qu’elle « applique scrupuleusement les règles de concurrence dans tous les pays dans lesquels il opère ».

De possibles amendes à plusieurs milliards d’euros

L’Europe prend très au sérieux les questions liées à la coordination des prix et la formation de “cartels” dans le sens économique du terme (mise en place d’un oligopole entre plusieurs vendeurs pour maximiser les profits). La loi sur le vieux continent stipule qu’une entreprise qui plaiderait coupable d’une telle infraction serait sanctionné à hauteur de 10% de son chiffre d’affaire annuel au niveau mondial.

En reprenant l’exemple de Michelin, si le français venait à être condamné, il pourrait payer une amende record de  2,85 milliards d’euros. Il est cependant bon de rappeler que cette enquête, bien qu’elle soit fondé sur des soupçons n’est pas un gage de culpabilité.

Innocent jusqu’à preuve du contraire

Même la Commission Européenne a tenu à rappeler ce point dans son communiqué de presse. “Les inspections ne signifient pas que les entreprises sont coupables et cela ne préjuge pas de l’issue de l’enquête”. Pour l’heure les principaux manufacturiers pneumatiques ont, dans la grande majorité, réagi. Ils nient tous en bloc ces accusations de coordination des prix. L’américain Goodyear et le finnois Nokian ont annoncé qu’ils allaient “coopérer pleinement” avec les autorités pour lever tous les soupçons les concernant.

Dans son communiqué de presse, la Commission assure qu’elle ne vise pour l’heure que les pneus neufs vendus en remplacement sur divers modèles de véhicules allant de la voiture particulière à la camionnette en passant par les camions et autres autobus.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech