La NASA ambitionne de retourner sur la Lune dans les prochaines années, rééditant ainsi les exploits des missions Apollo, il y a près de 50 ans. Mais pour mener à bien son programme Artemis, l’agence spatiale américaine va avoir besoin d’aide.
Elle compte notamment sur les technologies du groupe français Michelin. Dans son laboratoire de Ladoux, proche du siège de l’entreprise à Clermont-Ferrand, la société travaille sur une roue lunaire, capable de fonctionner dans la poussière de notre satellite.
Une roue inédite
Interrogé par nos confrères de France 3, Cyril Roger, responsable de la communication scientifique du groupe, explique toutes les difficultés rencontrées dans la conception de ce pneu sans air : « “C’est un pneu qui ne pourra pas crever. Il va résister à des températures qui vont aller de +100 °C à -240 °C. »
Il faut ainsi réussir à trouver le bon compromis entre une structure malléable pour préserver l’autonomie du rover, et dans le même temps, avoir quelque chose d’assez solide pour que les risques de défaillance soient les plus faibles possibles.
Pour se donner une image, rouler sur la Lune revient à faire son bout de chemin au milieu de la roche volcanique. Cette dernière est assez proche du régolithe lunaire. Elle sert d’ailleurs de terrain d’entraînement pour les prototypes du groupe Michelin dans cette expérimentation.
Michelin, en terrain connu
Si le défi peut paraître immense pour Michelin, l’entreprise est en réalité dans son environnement. Ce n’est pas la première fois qu’elle répond à un appel d’offres de la NASA et elle a déjà travaillé avec l’agence spatiale américaine entre 1981 et 2011.
Le groupe français était alors le fournisseur unique et exclusif des navettes spatiales américaines. Avec ces trois décennies d’expérience et d’apprentissage auprès de l’agence américaine, le groupe français espère avoir appris assez de choses pour gagner sa place dans la course à la Lune.
Dans un récent communiqué de presse sur le sujet, le groupe Michelin annonce vouloir atteindre « une qualité de fabrication irréprochable » assurant ainsi la sécurité des missions lunaires futures. Pour l’heure le pneu n’est pas encore terminé et des simulations restent à faire, notamment dans un environnement en microgravité simulé.
Pour apercevoir un prototype de ce pneu très spécial, une reconstitution à l’échelle est exposée en ce moment à la Cité des Sciences dans le cadre de l’exposition permanente « Mission spatiale ».
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.