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Minimum 15 euros pour une course Uber : les chauffeurs sont prêts

Le sujet d’un tarif minimum par trajet est au cœur de discussions actuellement menées entre les plateformes de VTC et les représentants des chauffeurs.

Une discussion inédite est actuellement en cours entre les grandes plateformes de VTC telles que Uber, Bolt et Heetch, et les représentants des chauffeurs. Ce dialogue, qui est l’achèvement d’un projet souhaité par le gouvernement français, va se tenir jusqu’en décembre. Il décidera probablement de l’avenir des voitures de transports avec chauffeurs en France.

Les Uber vont-ils devenir plus chers que les taxis ?

Et pour cause, outre des échanges sur les conditions de travail et la couverture sociale, un autre point essentiel est à l’ordre du jour : la rémunération des chauffeurs. Pour parvenir à augmenter leurs revenus, ces derniers réclament une revalorisation du tarif minimum par course. Il se situe actuellement entre 6 et 10 euros selon le service, mais la revendication est aujourd’hui de le porter à 15 euros.

Cité par Le Parisien, Arnaud Desmettre, secrétaire de l’Association des VTC de France, argumente : « Quand on enlève la commission de la plate-forme et nos charges, il ne reste plus grand-chose. Sur les 7,20 euros d’Uber, par exemple, il ne reste que 3,50 euros dans la poche du chauffeur ! »

Comme on peut s’en douter, cette idée ne ravit pas les entreprises du secteur. À l’image d’Uber qui prévient : « Nous devons trouver le tarif le plus juste possible pour améliorer les revenus des travailleurs indépendants et rester attractifs ».

De son côté, Hugues Le Chevallier, directeur général de Heetch France, avertit : « Nous souhaitons que chaque plateforme rehausse ses tarifs. Mais, si nous augmentons trop, nous nous retrouverons dans un contexte où nous ne serions plus compétitifs. Les Français auront alors plus intérêt à prendre un taxi plutôt qu’un VTC ».

Il est vrai qu’à 15 euros par course, les VTC perdraient un avantage concurrentiel face aux taxis dont le tarif minimum est aujourd’hui de 7,30 euros, précisent nos confrères. Les représentants des chauffeurs assument cette position et jugent que les VTC retrouveraient ainsi un statut premium et ne seraient plus vus comme des « taxis low-cost ».

Une autre solution pourrait être de trouver un compromis en optant pour un tarif minimum de 10 euros. Mais à n’en pas douter, les discussions promettent d’être animées au cours du mois de novembre entre les différents acteurs concernés.

Il est intéressant de rappeler qu’Uber a annoncé il y a quelques jours souhaiter renforcer ses efforts en matière de publicité. Des annonces seront ainsi diffusées à bord des taxis et sur son application.

Andrew Macdonald, responsable de la mobilité chez Uber, a expliqué au Financial Times que la pub sera un moyen de réduire le coût des trajets sans avoir à rogner sur les revenus des conducteurs.

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Uber
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Par : Uber Technologies
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