Nous vous en parlions samedi midi, la NASA venait alors de lancer la sonde Lucy vers les astéroïdes troyens autour de Jupiter. Ces bouts de roche stellaire tournent autour de la géante gazeuse sont intéressants à plus d’un titre, eux qui se seraient formés au commencement de notre système solaire. Plus intéressant encore, ils n’ont encore jamais été le sujet d’une étude scientifique, ce qui laisse des grandes espérances quant aux découvertes que Lucy pourrait faire dans les prochaines années.
Mais avant de commencer à nous expliquer comment le système solaire s’est formé, il faudrait que la sonde arrive à rejoindre ces astéroïdes qui tournent autour du Soleil en suivant plus ou moins l’orbite de Jupiter. Mais si le décollage s’est passé dans de très bonnes conditions, les choses ont commencé à se gâter peu après. En effet, la NASA rapporte aujourd’hui que la sonde a eu des problèmes quand il est venu le moment d’ouvrir ses panneaux solaires.

En effet si ces derniers se sont bel et bien ouverts, il est difficile de savoir pourquoi pour le moment, l’un d’eux n’a pas réussi à se verrouiller correctement. Conçu par l’entreprise Northrop Grumman, les deux panneaux solaires ont été fixé à la sonde sans soucis au sol, et tous les tests avant le décollage était concluant, ce qui laisse peu de place à un défaut matériel. Le décollage ayant eu lieu dans des conditions presque optimales, et le système fonctionnant très bien au sol, il n’y a aucune raison pour que ce dernier ne fonctionne plus aujourd’hui.
Une mission en danger
Pourtant malgré toute la bonne volonté des ingénieurs de la NASA qui travaillent sur le problème, l’agence américaine n’a pour le moment aucune solution. Ce problème pourrait devenir très handicapant pour le reste de la mission qui est directement menacé. Juste avant le décollage, le 14 octobre, Katie Oakman, responsable des structures et mécanismes de Lucy chez Lockheed Martin Space se réjouissait que la petite sonde de la NASA soit l’objet humain fonctionnant à l’énergie solaire le plus éloigné de notre étoile qui n’ait jamais existé.
Avec une surface de 51 mètres carrés, les deux panneaux solaires de la sonde sont essentiels pour son bon fonctionnement. En effet, cette dernière doit être alimentée directement par l’énergie du Soleil, une énergie qui est rare dans les tréfonds de notre système solaire, où la sonde copte se rendre. En effet, alors qu’en orbite autour de la Terre les panneaux solaires de la sonde sont capables de produire 18 kilowatts, ils ne seront en mesure de capturer que 500 watts une fois en place autour des astéroïdes troyens. Le Soleil n’offrant que 3% de son rayonnement à cette région du monde, très éloignée de l’étoile.
Le déploiement des instruments : autre étape clé de la mission
Selon la NASA il est pour le moment difficile de savoir si le mauvais déploiement des panneaux solaires de la sonde peut avoir des conséquences sur le reste de la mission. Prochaine étape cruciale pour les équipes qui travaillent autour de Lucy, le déploiement des instruments de mesure qui devrait avoir lieu dans les prochaines heures, à moins que l’agence spatiale américaine ne préfère tarder cette opération tant que le problème des panneaux solaires n’est pas résolu.
En cas de mauvais déploiement des instruments à leur tour, la NASA devrait totalement revoir ses plans en ce qui concerne l’avenir de sa sonde. Si l’agence américaine prévoit toujours des milliers de cas de figure possibles, il est peu probable que l’agence américaine avait envie de voir celui-ci se réaliser. Réponse dans les prochains jours pour savoir si les choses arrivent à rentrer dans l’ordre ou non.
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