L’intelligence artificielle générative arrive petit à petit sur nos navigateurs. Google a déjà développé une intégration de Gemini sur Chrome pour la version payante de son IA. Et la firme travaille sur le projet Mariner, un agent d’intelligence artificielle, qui peut réaliser des actions sur le web à la place de l’utilisateur. Perplexity a lancé Comet, un navigateur sur lequel son assistant peut aider l’internaute à gagner du temps. Et, même Mozilla, propose aujourd’hui un assistant basé sur l’intelligence artificielle sur Firefox.
Mais, alors que la plupart des acteurs de ce marché s’engagent dans une course pour développer le navigateur du futur, une entreprise résiste et veut se positionner comme un refuge pour ceux qui voudront utiliser internet à l’ancienne. Dans un billet de blog publié cette semaine, Jon von Tetzchner, le patron de Vivaldi, déplore le fait qu’à cause de l’IA, les habitudes des internautes pourraient changer.
“Nous prenons position, nous choisissons les humains plutôt que le battage médiatique, et nous ne transformerons pas le plaisir de l’exploration en un spectacle inactif. Sans exploration, le web devient beaucoup moins intéressant. Notre curiosité perd de l’oxygène et la diversité du web meurt”, écrit-il.
Pour Vivaldi, l’IA n’est pas assez fiable
Le patron de Vivaldi évoque également l’impact de l’IA sur le trafic, et donc sur les revenus, des éditeurs de sites web. Et, pour celui-ci, les modèles de langage ne sont pas encore suffisamment fiables. D’ailleurs, tout en critiquant l’IA, Jon von Tetzchner n’exclut pas que Vivaldi puisse intégrer des fonctionnalités basées sur cette technologie, si ces problèmes de fiabilité sont réglés.
“Le domaine de l’apprentissage automatique en général reste passionnant et peut déboucher sur des fonctionnalités réellement utiles. Mais à l’heure actuelle, il y a suffisamment d’informations erronées pour risquer d’en ajouter à la pile. Nous n’utiliserons pas un LLM pour ajouter un chatbot, une solution de résumé ou un moteur de suggestion pour remplir des formulaires à votre place, tant que des moyens plus rigoureux de faire ces choses ne seront pas disponibles”, a-t-il expliqué.
Néanmoins, lutilisaton de l’IA devra contribuer à l’objectif de Vivaldi, qui souhaite être “paradis” pour les internautes qui souhaitent explorer le web. D’autre part, Vivaldi n’utilisera une IA que si celle-ci ne vole pas les propriétés intellectuelles et ne compromet pas la vie privée.
- Alors que les autres navigateurs intègrent progressivement des fonctionnalités basées sur l’IA, Vivaldi résiste
- Pour son CEO, à cause de l’IA, les gens deviennent de simples spectateurs au lieu d’être des explorateurs actifs
- Celui-ci pointe aussi du doigt l’impact de l’IA sur les revenus des sites web, ainsi que le manque de fiabilité des modèles de langage
- Mais il n’exclut pas que Vivaldi propose des fonctionnalités basées sur l’IA si ces problèmes de fiabilité sont réglés (à condition que l’utilisation de l’IA corresponde à ses objectifs)
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