Aujourd’hui, les plateformes de streaming vidéo à l’instar de Netflix, Disney+ et Amazon Prime Video occupent une place centrale dans le quotidien des Français. De même, YouTube compte des millions d’utilisateurs aux quatre coins de l’Hexagone.
Face à de nouvelles habitudes de consommation de vidéos, de séries et de cinéma, le CNC, le Centre national du cinéma et de l’image animée, leur impose depuis plusieurs années une taxe pour soutenir la création audiovisuelle française. Après la “taxe Netflix”, la “taxe YouTube” a fait son apparition en 2016. Plus récemment, le groupe Meta (Facebook, Instagram) ainsi que TikTok sont concernés par ce tribut.
L’année dernière, le montant des revenus générés par la “taxe YouTube” était en nette augmentation. Le CNC a vu ses recettes gonfler et c’est en grande partie grâce à l’essor des abonnements avec publicité des géants du streaming.
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C’est le septième qui va être content. Depuis son instauration, la “taxe YouTube” permet au CNC de générer de généreux revenus. En 2025, les recettes de cette dernière étaient en hausse de 9% et représentaient plus de 41 millions d’euros. Selon des estimations, 2026 devrait un excellent cru, encore meilleur que l’année précédente. En effet, la “taxe YouTube” devrait rapporter 43,1 millions d’euros cette année.
D’après nos confrères de L’Informé, cette hausse des revenus générés par cette dîme est liée à deux facteurs non négligeables. Dans un premier temps, les offres TF1+ et M6+ sont apparues en 2024, permettant aux chaînes de toucher un public plus jeune qu’en ligne. Mais la véritable raison de cette folle progression vient du développement des abonnements avec publicité sur les trois géants du streaming. D’abord Netflix, en 2022, puis Disney+ en 2023 et Amazon Prime Video il y a deux ans.
Si la décision de proposer des abonnements comprenant de la publicité a fait couler beaucoup d’encre, force est de constater que le succès est au rendez-vous. L’Observatoire de la vidéo à la demande du CNC le confirme une nouvelle fois. En décembre dernier, il mettait en lumière que 50% des abonnés Netflix acceptaient les publicités. Les amateurs de Disney+ sont encore plus nombreux (64,2%) tandis qu’ils sont en majorité écrasante (76,9%) sur Prime Video.
Alors que la “taxe YouTube” est une réussite, elle permet de compenser la chute de la taxe prélevée sur les DVD vidéo et les Blu-Ray, de moins en moins consommés.
Il y a quelques mois, la France envisageait une nouvelle taxe ciblant les téléchargements hors ligne sur les plateformes de streaming comme Netflix, Spotify ou encore Deezer mais les consommateurs sont passés entre les mailles du filet de cette double taxe.
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