Depuis sa création, Netflix s’est toujours positionné comme une alternative au piratage. L’idée était qu’en proposant son service de streaming légal, pratique et avec un catalogue riche, la plateforme pouvait éloigner les internautes des services illégaux. Et cela fonctionne. Mais en même temps, Netflix continue d’être menacé par son concurrent historique, le piratage, alors qu’il doit aussi rester compétitif par rapport aux nouvelles offres légales, comme Apple TV+ ou Disney+.
Pour être clair, Netflix tient le coup. Au dernier trimestre, par exemple, le SVOD a ajouté 13 millions de nouveaux membres (mieux que ce que prévoyaient les analystes) pour atteindre un total de 260,3 millions d’abonnés dans le monde. Et, en même temps, les revenus de la plateforme ont augmenté de 12 %. Mais, dans un document récemment publié par les autorités américaines, le formulaire “10-K”, la plateforme évoque aussi la concurrence.
Comme l’explique le site TorrentFreak, il s’agit d’un document que les sociétés cotées en bourse doivent déposer afin de donner aux investisseurs une vision globale des activités. Et dans la section “concurrence” de ce document, Netflix évoque aussi bien les concurrents légaux, que les sites pirates. “Les différents modèles économiques qui sous-tendent ces chaînes comprennent des modèles d’abonnement, transactionnels, financés par la publicité et basés sur le piratage. Tous ces éléments ont le potentiel de conquérir des segments significatifs du marché de la vidéo de divertissement”, peut-on lire.
Le piratage menace Netflix
Dans la même section de son formulaire K-10, Netflix évoque, tout particulièrement, la concurrence du piratage. “Le piratage menace également de nuire à notre activité, car sa proposition fondamentale aux consommateurs est très convaincante et difficile à concurrencer : pratiquement tous les contenus sont gratuits”, écrit le SVOD.
En tout cas, Netflix est aujourd’hui dans une situation différente, par rapport à il y a quelques années. En effet, de nouveaux facteurs peuvent pousser certains internautes à recourir aux sites de piratage.
Tout d’abord, à cause de la multiplication des services de streaming, certains internautes doivent s’abonner à plusieurs plateformes en même temps pour accéder à tous les contenus qu’ils souhaitent regarder, ou aller sur des sites pirates. Et certains observateurs craignent également que la fin du partage gratuit de mots de passe Netflix pousse certaines personnes vers les offres illégales.
Mais en même temps, Netflix est aujourd’hui plus compétitif, grâce à sa nouvelle offre moins chère qui est partiellement financée par de la publicité.
- Netflix s’est toujours positionné comme une alternative légale aux sites de piratage
- Et sa contribution à la réduction de l’utilisation des sites de piratage est indiscutable
- De plus, le nombre d’abonnés, ainsi que les revenus de la plateforme, est toujours en hausse
- Néanmoins, le SVOD estime que son activité est menacée par les offres illégales, sur lesquelles tout est gratuit
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En même temps, Netflix s’est flingué le pied avec un canon anti-char : il était le principal acteur de la lutte contre le piratage grâce à une offre simple : un catalogue pas cher et bien fourni et en plus tu peux partager le compte avec tes proches. Ce dernier argument était important car certains s’arrangeaient pour faire encore plus d’économies en se partageant les frais d’abonnement.
Maintenant, effectivement, c’était à une époque où ils étaient les seuls à faire ça et le développement de la concurrence n’a pas aidé, j’entends bien… ça et l’inflation. La hausse des prix d’un service, ça finit toujours par arriver tôt ou tard… mais quand tu as passé plusieurs années à faire du principal argument de vente le partage de compte pour au final retourner ta veste, forcément que tu finis par payer les pots cassés. Pour l’heure, ça a poussé certains à sortir le portefeuille, mais tôt ou tard ces abonnements cesseront parce que le tarif va augmenter, encore et encore, et pas que chez Netflix mais aussi chez Disney et consort…
Le moteur principal du piratage, ce n’est pas l’argent : c’est profiter de la culture quand on n’a pas les moyens ou qu’on ne peut pas y accéder pour une autre raison. On a tous piraté une fois, ne serais-ce que pour profiter de la mine d’or qu’est l’émulation, par exemple. On sait que ça n’est pas un vrai mal à défaut d’avoir accès à ces jeux d’une autre manière. on a tous aussi profité d’eMule pour regarder Naruto avec des sous titre google trad quand le seul moyen de regarder à l’époque c’était avec 5 mois de retard sur Game One sauf que tes parents ils avaient pas Canal Sat… replonger est si simple, même aujourd’hui…