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Nouvelle “taxe sur la consommation” : l’idée d’Emmanuel Macron qui ne va pas vous plaire

La TVA sociale remise au goût du jour ?

C’est un sujet controversé en France, et Emmanuel Macron vient de le remettre sur la table. Alors qu’il participait à un grand oral diffusé sur TF1, le président de la République a évoqué la possibilité d’instaurer une taxation sur la « consommation ». Qu’est-ce que cela veut dire, au juste ?

Alléger le coût du travail, au détriment des consommateurs

Car il estime que le modèle social français, reposant trop lourdement sur les cotisations sociales prélevées sur les salaires des travailleurs, doit être réformé. Concrètement, l’idée serait de réduire ces cotisations qui pèsent sur les salaires et de les compenser par une hausse de la TVA. « Je demande au gouvernement d’ouvrir ce chantier avec l’ensemble des forces syndicales et patronales », a déclaré le président rappelant que certains de nos voisins appliquent une telle mesure.

Emmanuel Macron fait ici référence, sans la nommer expressément, à la TVA sociale. Cela signifierait qu’une partie des recettes de la TVA serait affectée au financement de la Sécurité sociale. Une démarche qui permettrait de diminuer le coût du travail pour les entreprises, afin de potentiellement stimuler l’emploi et la compétitivité.

Ainsi, la TVA grimperait tandis que les cotisations sociales baisseraient, dans l’objectif d’assurer le fonctionnement de la protection sociale d’une autre manière. Il s’agirait donc d’une taxe sur la consommation, c’est-à-dire payée par tous les consommateurs quelque soit leurs revenus.

Cela élargirait l’assiette de financement au-delà des seuls salaires, mais risquerait aussi d’avoir un impact négatif sur le pouvoir d’achat, notamment pour les personnes à faibles revenus. Cette initiative était aussi défendue par Nicolas Sarkozy, et même votée en 2012, rappelle Les Échos. François Hollande l’a abrogée dès son arrivée au pouvoir.

Emmanuel Macron
© Gints Ivuskans / Shutterstock.com

Une mesure abrogée par François Hollande en 2012

La mise en place d’une telle mesure pourrait être variable, avec des exceptions potentielles ou des aménagements spécifiques décidés par le gouvernement lors de sa mise en place éventuelle. Par exemple, certains biens de première nécessité pourraient continuer à bénéficier de taux réduits ou ne pas être affectés par une hausse. Cependant, dans le principe général d’une hausse de la TVA destinée à financer la protection sociale, la majorité des biens de consommation courante seraient concernés.

En parallèle, Emmanuel Macron a appelé à ouvrir « une négociation sociale » sur « la qualité du travail et l’évolution des formes de travail ». Une négociation qui permettrait de s’adapter à un monde du travail changeant, les jeunes souhaitant de moins en moins être salariés, tandis qu’un nombre croissant de seniors souhaite « travailler différemment ».

  • Emmanuel Macron appelle le gouvernement à réfléchir à une taxe sur la « consommation » pour financer le modèle social.
  • Ce terme fait référence à la TVA sociale : augmenter la TVA sur les biens de consommation pour alléger les cotisations sociales.
  • Une telle mesure est appliquée dans d’autres pays européens, et se traduit par une hausse des produits de consommations et une augmentation des salaires.

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