L’Union européenne s’apprête à appliquer de nouvelles règles en matière d’étiquetage et d’écoconception qui visent à prolonger la durée de vie et la durée d’utilisation des smartphones et des tablettes. Et l’une des mesures phares de cette série de règles, qui s’appliqueront à partir du 20 juin, est une obligation, pour les constructeurs, de fournir des mises à jour du système d’exploitation pendant une durée minimum de 5 ans après “la date de fin de mise sur le marché de la dernière unité d’un modèle de produit”. Cette obligation s’appliquera aux modèles mis sur le marché le 20 juin ou après.
La mesure va surtout affecter l’écosystème Android, sur lequel certaines marques vendent des produits avec des durées de vie particulièrement courtes. De plus, alors que les marques s’engagent généralement à fournir des mises à jour pendant un certain temps après le début de commercialisation d’un smartphone ou d’une tablette, la nouvelle règle de l’UE utilise la date de fin de commercialisation comme repère.
Notons néanmoins qu’aujourd’hui, l’écosystème Android compte déjà quelques bons élèves. Par exemple, les derniers Google Pixel et les smartphones haut de gamme de Samsung reçoivent déjà 7 ans de mise à jour logicielle après la date de lancement. Et Samsung a commencé à étendre la durée de vie de ses produits plus abordables. Mais les nouvelles règles de l’UE vont obliger le constructeur, ainsi que ses concurrents, à accélérer ces efforts.
Des smartphones plus durables et plus faciles à réparer
Sur le plan matériel, l’UE va aussi exiger que les smartphones et les tablettes soient plus résistants et que les batteries aient une durée de vie minimum. Plus précisément, les batteries doivent conserver 80 % de la capacité initiale après 800 cycles de recharge et de décharge. Et en ce qui concerne la réparabilité, les nouvelles règles obligent les constructeurs à rendre les pièces de rechange essentielles disponibles pendant 7 ans après la fin de la commercialisation d’un produit dans l’Union européenne. De plus, l’UE va imposer un accès sans discrimination aux logiciels et matériels nécessaires aux réparations, pour les réparateurs professionnels.
Et, en ce qui concerne l’étiquetage, le site de la Commission européenne indique que les smartphones et les tablettes “devront afficher des informations sur leur efficacité énergétique, la longévité de leur batterie, leur protection contre la poussière et l’eau et leur résistance aux chutes accidentelles.” En substance, il s’agit de règles importantes qui vont changer la façon dont les marques de smartphones conçoivent leurs produits pour l’Union européenne. Ces règles pourraient également affecter les revenus des constructeurs, puisqu’elles incitent les consommateurs à conserver le même smartphone ou la même tablette plus longtemps.
Dans une analyse publiée en février, le cabinet IDC explique que ces nouvelles règles représentent à la fois un défi et une opportunité stratégique pour les fabricants de smartphones. “Bien que les coûts initiaux puissent augmenter en raison des normes plus strictes en matière de matériaux et des nouvelles exigences en matière de réparabilité, les fabricants qui s’adaptent rapidement pourraient renforcer leur position sur le marché”, indique la publication du cabinet.
- De nouvelles règles européennes vont s’appliquer aux fabricants de smartphones et de tablettes à partir du 20 juin
- Elles visent à prolonger la durée d’utilisation des appareils et vont obliger certaines marques à fournir des mises à jour sur de plus longues durées
- Ces règles obligent aussi les constructeurs à proposer des produits résistants et faciles à réparer
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