Passer au contenu

“On a abusé” : Meta reconnaît avoir trop censuré les utilisateurs et promet de mieux faire à l’avenir

Meta reconnaît publiquement avoir trop modéré les contenus des utilisateurs de ses différentes plateformes, notamment Facebook. La crise Covid a fait l’objet des plus gros abus.

Voilà un mea culpa inattendu. Meta, maison mère de Facebook et Instagram, admet avoir péché par excès de zèle dans sa modération de contenus. Nick Clegg, président des affaires internationales du groupe, a reconnu que les taux d’erreur dans la suppression de contenus restent “beaucoup trop élevés”, jusqu’à entraver la liberté d’expression que l’entreprise prétend défendre.

“Trop souvent, des contenus inoffensifs sont supprimés ou restreints, et trop de personnes sont injustement pénalisées”, a déclaré Clegg lors d’une conférence de presse. Cette autocritique intervient alors que les utilisateurs des plateformes du groupe, notamment Threads, se plaignent de plus en plus de suppressions arbitraires de leurs publications.

La pandémie Covid-19 : un excès de zèle assumé

L’exemple le plus frappant de cette sur-modération concerne la gestion de la crise Covid-19. Mark Zuckerberg, PDG du groupe, a récemment admis devant la Commission judiciaire de la Chambre des représentants que cette politique stricte avait été influencée par les pressions de l’administration Biden.

“Nous avions des règles très strictes supprimant d’énormes volumes de contenu pendant la pandémie”, explique Nick Clegg. “Personne ne savait comment la pandémie allait évoluer, donc c’est facile d’en juger avec le recul. Mais avec ce recul, nous estimons que nous avons un peu exagéré”.

Malgré des investissements se chiffrant en milliards de dollars dans la modération, les systèmes automatisés de Meta semblent pécher par excès de prudence. Des “échecs de modération” ont récemment fait tendance sur Threads, la nouvelle plateforme du groupe. L’entreprise a même dû présenter des excuses publiques après que ses systèmes ont supprimé des photos du président élu Donald Trump survivant à une tentative d’assassinat. Le Conseil de surveillance de Meta a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme à l’approche de l’élection présidentielle américaine, mettant en garde contre “la suppression excessive de discours politiques”.

Face à ces critiques, Meta semble prête à revoir sa copie. Nick Clegg a qualifié les règles de modération de “document vivant et respirant”, suggérant que des changements majeurs pourraient arriver. Cette évolution survient alors que Mark Zuckerberg multiplie les contacts avec les personnalités politiques. Dernier en date : un surprenant dîner avec Donald Trump, fraîchement élu.

  • Meta reconnaît publiquement avoir été trop stricte dans sa modération de contenus, particulièrement pendant la pandémie de Covid-19
  • Les systèmes automatisés de l’entreprise suppriment trop souvent des contenus inoffensifs, affectant la liberté d’expression
  • Des changements majeurs dans les règles de modération pourraient être annoncés prochainement

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Instagram
Instagram
Par : Instagram, Inc.
4.3 / 5
M170.9 avis