L’Europe s’affirme comme un territoire incontournable dans la course mondiale à l’intelligence artificielle : des centres de recherche de renommée mondiale, des universités prestigieuses, une réglementation qui met l’accent sur l’éthique, etc. Un contexte particulier dans lequel OpenAI souhaite progresser en établissant sa présence dans la capitale française.
Une nouvelle implantation qui viendra s’ajouter au maillage territorial déjà assez dense pour une entreprise si jeune, avec huit autres bureaux répartis entre l’Amérique, l’Asie et l’Europe. Celle-ci témoigne bien que le groupe, en pleine expansion, souhaite renforcer son ancrage sur le Vieux Continent.
La conquête française : séduire les grands groupes
L’entreprise, qui compte désormais 2000 collaborateurs dont 650 ingénieurs, a déjà séduit deux fleurons de l’industrie française. Et pas n’importe lesquels : Sanofi, soit l’un des plus grands groupes pharmaceutiques français, voire mondiaux, et Publicis, un des leaders planétaires de la publicité et de la communication.
Fort de ses 250 millions d’utilisateurs mensuels actifs, le groupe américain fait reposer son chatbot sur un modèle économique très solide. Une version gratuite, préférée par une large majorité des utilisateurs de ChatGPT, et une version par abonnement premium (23 euros par mois), qui séduit de plus en plus d’utilisateurs. Pour le moment, ce socle ne bougera pas, a affirmé OpenAI auprès de Tech&Co et l’entreprise espère optimiser ses coûts sans ajouter de publicités à son chatbot et accélérer le pas vers son seuil de rentabilité grâce à ces nouveaux partenariats.
Au-delà de l’assistance : vers une IA qui anticipe et décide
OpenAI a déjà divisé par neuf le coût de traitement de ses requêtes en à peine 18 mois, passant de 36 à 4 dollars par million de tokens. Ces derniers sont les plus petites unités de texte utilisées par ChatGPT pour traiter et générer du langage. Ce sont des morceaux de mots, des mots entiers ou des parties de mots qui servent de briques élémentaires qui lui servent à construire du texte.
Une optimisation qui s’est accompagnée ces derniers mois d’un élargissement de sa gamme de modèles. Du modèle GPT-4o mini, conçu pour des applications grand public, jusqu’au plus sophistiqué o1, capable d’émuler des processus cognitifs proches de la pensée humaine, OpenAI a réussi à innover sur l’ensemble du spectre des usages.
La firme ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et les projets se multiplient : un nouveau modèle de langage Orion devrait arriver d’ici peu et elle développerait actuellement un modèle encore plus ambitieux. Son nom de code « Opérateur » circule déjà dans les médias spécialisés et sa description ressemble de plus à celle de l’IAG (Intelligence Artificielle Générale).
Un modèle entièrement autonome, capable d’apprendre les schémas comportementaux de l’utilisateur pour fournir des services personnalisés de manière proactive. D’après les informations de Bloomberg, celui-ci sera disponible dès janvier 2025.
OpenAI a donc du pain sur la planche, qu’elle tranchera désormais, en partie, sur le sol français. Une implantation qui confirme bien que notre pays reste attractif pour les ténors de l’IA et qui pourrait, à terme, en attirer d’autres.
- OpenAI s’est implantée à Paris pour renforcer sa présence en Europe.
- Le groupe a déjà établi des partenariats avec Sanofi et Publicis.
- Elle développe de nouveaux modèles d’IA, notamment Orion et le projet « Opérateur » attendu en janvier 2025
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